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Annonces

A propos du Fipronil.Cliquer

le 18 novembre 2017 dans l'amphithéatre d'anatomie de L'ENVA, réunion de la SFHMSV.

N'oubliez pas de visiter le "Trombinoscope" du GNVR (Photos de Jacques Airaudo). Cliquer
Anciens élèves et amis de l'ENVA, rejoignez votre association. Cliquer



Informations

Réunion de la Société d'Histoire de la Médecine et des Sciences Vétérinaires du 13 mai 2017

Un nouveau livre: "Les Pourcelot au Beau Moyen Age"

Colloque de la Société d'Archéologie et d'Histoire de la Manche

Depuis le Conseil d'administration du 4 octobre 2016, Michel Le Groumellec est vice-président du GNVR, décision entérinée par l'assemblée générale du 6 octobre.

Deux nouveaux livres œuvres de nos confrères, Guy Girard avec "L'Ecuyer du Roy" et Yves Tazé avec "Ma vie avec les chevaux"

Février 2016 : Communiqué de l'ordre : obtenir le statut de vétérinaire honoraire

Faites parler du GNVR, distribuez notre prospectus

Rappel : payez votre cotisation d'adhésion en ligne. C'est facile et sécurisé.

Un livre d'art par notre confrère Jacques Plat : « Le Prieuré clunisien de Charolles »








Retraite du Vétérinaire sanitaire

Le point au printemps 2017.

Avril 2017 - Fiscalité de "L'indemnité Retraite du vétérinaire sanitaire".

Octobre 2016 - Communiqué du GNVR : Appel de l'association VAISE suite à la décision du Conseil d'Etat.

Septembre 2016 : documents relatifs à la retraite du vétérinaire sanitaire (visibles également dans le n° 49 de Véto Vermeil) :

Le point au 15 juin

Décision du Défenseur des droits

La prescription quadriennale

Décision du Conseil d'Etat

Archives 2014 - 2015






Contributions

Véto Vermeil n°47. (in extenso) Claude Bourgelat et le Baron de Bormes, seigneur d'Alfort.

Véto Vermeil n°47. (in extenso) L'Ecole vétérinaire de Lyon et le Clos des deux amants

Véto Vermeil n°46. Histoire de l'Union provençale pour la promotion de la restauration

Les animaux et les saints, version in extenso de l'article publié dans le n°46 de Véto Vermeil



Agenda du Bureau directeur

14 06 17 : réunion du Bureau directeur du GNVR à la Maison des vétérinaires à Paris.

14 12 16 : réunion du Bureau directeur du GNVR à la Maison des vétérinaires à Paris.

08 06 16 : réunion du Bureau directeur du GNVR à la Maison des vétérinaires à Paris.

03 05 16 : réunion technique (André Champagnac, Michel Le Groumellec, Jean-Pierre Denis) "Site GNVR" à la Maison des vétérinaires à Paris.

16 03 16 : réunion technique (André Champagnac, André Chossonnery, Michel Le Groumellec, Jean-Pierre Denis) "Site GNVR" à la Maison des vétérinaires à Paris.

26 02 16 : réunion technique (André Champagnac, Michel Le Groumellec, Jean-Pierre Denis) "Site GNVR" à la Maison des vétérinaires à Paris.

18 11 15 : réunion du Bureau directeur du GNVR à la Maison des vétérinaires à Paris.

25 06 15 : réunion (Maison des vétérinaires) sur la gestion du site Internet du GNVR avec André Champagnac, Richard Lecomte et Jean-Pierre Denis.

21 04 15 : réunion commune ACV-GNVR sur paiement en ligne / comptabilité. Yannick Souffi (ACV), André Champagnac, André Chossonnery et Jean-Pierre Denis (GNVR).

17 02 15 : réunion de formation à la gestion du site Internet à Paris. Richard Lecomte, gestionnaire du site, André Champagnac et Jean-Pierre Denis qui assurait cette formation.

02 12 14 : réunion du Bureau directeur à la Maison des vétérinaires à Paris.

12 11 14 : réunion de formation à la gestion du site Internet à la Maison des vétérinaires à Paris. Richard Lecomte, gestionnaire du site, André Champagnac, André Chossonnery et Jean-Pierre Denis qui assurait cette formation.

23 04 14 : réunion de formation à la gestion du site Internet à la Maison des vétérinaires à Paris. Richard Lecomte, gestionnaire du site, André Champagnac, André Chossonnery, Daniel Maudet et Jean-Pierre Denis qui assurait cette formation.

13 02 14 : réunion du Bureau directeur à la Maison des vétérinaires à Paris.




Fréquentation de notre site

Quelques statistiques concernant le site Internet du GNVR en mois glissant.

(Source Google analytics)

Statistiques
du 13 05 au 12 06 15
Critères Résultats
Nombre total visites 1037
Nombre visites/jour 44
Nombre utilisateurs 950
Pages vues 1294
Pages/session 1,4
% nouveaux visiteurs 84,60
Taux de rebond 83

Notre site Internet http://www.veterinaireretraite.fr a attiré, durant les 30 derniers jours, 950 visiteurs pour 1037 visites (84,6% de nouveaux visiteurs), soit 43,6 visites par jour en moyenne ; 1294 pages ont été vues, soit 1,4 page par session.

Cela paraît une très bonne fréquentation, puisqu’à ce rythme nous pouvons escompter près de 16.000 visites sur une année!

Cependant, si nous interprétons les moyennes obtenues à partir de ces chiffres :

Fleche3 85% : seuls 15% de nos visiteurs, dont potentiellement les membres du GNVR, sont revenus dans le site durant ces derniers 30 jours,
Fleche3 1,4 : la faible moyenne du nombre de pages lues résulte du grand nombre de visiteurs non adhérents qui n’accèdent logiquement qu’à la seule page d'accueil, mais également aux séjours de faible durée des adhérents dans le site,
Fleche3 le taux de rebond est de 83%. C’est le % de visiteurs qui entrent sur une page et ressortent du site sans en consulter une autre. Un taux de 50% est considéré comme bon. Dans notre cas, sa valeur élevée est due au fait que les non adhérents n'ont accès, par construction, qu'à une page, alors que les adhérents ont accès à 1 ou 2 (avec 1 de plus si ajout, comme par exemple actuellement, d'une page spéciale supplémentaire), les administrateurs enfin jusqu'à 3 pages (+1 actuellement),
Fleche3 la durée moyenne de visite est de l'ordre de la minute ce qui laisse juste le temps moyen d'un bref survol de la page d'accueil.

Le tableau suivant permet d'affiner notre analyse :

analyse1

Si on ne tient compte que des durées compatibles avec une compréhension normale de nos informations, à savoir de 1 à 30 mn (et +), nous ne conservons que 131 visites pour 376 pages vues soit un nombre moyen de 2,8 pages visitées (2,7 / 2,7 / 3,4 / 5).
Le reste des visiteurs, soit 906, ne voient que 918 pages soit 1 en moyenne, et représentent 87,4% de nos visites (à rapprocher du point 1).

D'une manière générale, cela nous montre :

Fleche3 que notre site éveille l'intérêt de nombreux internautes, mais que très peu sont de nos adhérents,
Fleche3 que nos adhérents ne consultent donc pas souvent, et en moyenne peu de temps leur espace dédié,
Fleche3 qu'il faut, semble-t-il les attirer plus vers le site, qui doit être donc plus attractif. Pour nous, cela signifie que les membres du GNVR devraient augmenter le nombre de leurs contributions (annonces, informations, compléments et extensions d’articles publiés dans Véto Vermeil, reportages photographiques…), afin de mieux valoriser l'outil d'information et d'échanges mis à leur disposition. En somme, une participation de chacun au profit de tous.

Et pour le faire savoir, nous comptons sur les liens étroits tissés entre nos trois médias : site, messagerie dont devez également user plus souvent pour diffuser de courtes informations intéressant notre groupe, pour certaines développées et pérennisées sur le site, et enfin, revue Véto Vermeil.

Donc, c’est tout simple, vous êtes tous invités à participer plus à la vie du GNVR, en particulier de notre site, donc à vos plumes, à vos crayons, à vos photos, à vos talents...»


Hommages

Infos à venir
Infos à venir

Informations

Dossier Fipronil




Réunion de la Société d'Hisoire de la Médecine et des Sciences Vétérinaires le 13 mai 2017




Anciens élèves et amis de l'ENVA




Un nouveau livre : Les Pourcelot au Beau Moyen Age





Publication des actes du colloque "Cheval et Normandie"

En 2014, lors des Jeux équestres mondiaux, la Société d'Archéologie et d'Histoire de la Manche a organisé à Saint-Lô le colloque "Cheval et Normandie" sous la direction du Professeur Jean-François Chary, président d’honneur de la Fédération française d’équitation.
Les actes de ce colloque, comprenant plus de vingt contributions, vont être publiés dans la semaine du 10 octobre 2016. Il s'agira d'un très bel ouvrage en quadri de 184 pages (imprimé sur papier de 115 grammes au format 21 x 29,7), couvertures avec rabats et plus de 120 reproductions en couleur.
Le prix de vente est de 25 euros, les frais de port se limitant à 4 euros. Cet ouvrage peut également constituer un très joli cadeau pour toutes les personnes amoureuses du cheval.



Nos confrères écrivent...

Livre Girard

Livre Tazé

Statut de vétérinaire honoraire
Il s’agit d’un statut auquel peuvent accéder les vétérinaires qui n’exercent plus la médecine et la chirurgie des animaux, mais qui souhaitent néanmoins garder un contact avec la profession.
Pour devenir vétérinaire honoraire, il suffit d’en faire la demande auprès du Conseil régional de l’Ordre des vétérinaires dans le ressort duquel le vétérinaire demandeur était précédemment inscrit.
Le vétérinaire n’est dès lors plus inscrit au Tableau de l’Ordre, mais sur la liste des vétérinaires honoraires avec les avantages suivants :
- Il conserve son numéro ordinal
- Il a accès à toutes les communications et publications de l’Ordre : revue trimestrielle, rapport annuel d’activité, lettre mensuelle d’information, partie réservée aux vétérinaires du site www.veterinaire.fr...
- Il est titulaire d’une carte de vétérinaire honoraire. Cependant, ce statut ne lui permet pas d’exercer la médecine et la chirurgie des animaux, même à titre occasionnel.

Pour bénéficier du statut de vétérinaire honoraire, une participation aux frais de gestion d’un montant de 28,30 euros pour l’année 2016 est demandée.

Fleche3 Document GNVR à distribuer

Le GNVR a édité le document suivant pour se faire connaître auprès des confrères. Pour pouvoir le distribuer à l'occasion des rencontres de vétérinaires, en demander des exemplaires à :
André Champagnac
+33601979385
gnvr.vicepresident.achampagnac@gmail.com

Fleche3 24 mars 2015 : Le GNVR à l'heure du paiement en ligne

Vous pouvez désormais vous acquitter de votre cotisation avec votre carte bancaire sur notre site (en bas de la page d'accueil). L'opération est sécurisée.

Fleche3 2 mars 2015

A propos de l'ouvrage « Le Prieuré clunisien de Charolles » présenté en page 25 du n°46 de Véto Vermeil, notre confrère Jacques Plat précise : Prix spécial vétérinaire 36 €, frais de port et emballage compris, expédition par retour, pour une commande accompagnée du chèque de paiement à :
Jacques et Suzy Plat / 7, av. J. Furtin / 71120 Charolles

Documents Retraite du vétérinaire sanitaire

Le point au printemps 2017


 

Fiscalité applicable à "l'indemnité retraite du vétérinaire sanitaire"





Le point en juin 2016




Décision du Défenseur des droits


La prescription quadriennale


Décision du Conseil d'Etat


25 février 2016 - Communiqué du GNVR : Information destinée aux vétérinaires non prescrits ayant accepté l’assiette proposée par le ministère et en attente du protocole d’accord.


Après contact avec le ministère, nous pouvons donner les informations suivantes :

147 dossiers ont été payés fin 2014 et 106 fin 2015. Il y a actuellement (février 2016) 518 dossiers à régler.
Pour l’année 2016, 160 dossiers sont prêts et attendent leur financement qui devrait intervenir d’ici le mois de juin.
Pour des raisons de confidentialité il n’est pas possible de donner des listes nominatives.
Dans ces conditions, et pour ce qui concerne les retraités, le contentieux ne sera pas réglé avant quelques années.
Ceux qui le désirent peuvent recourir au référé provision auprès du tribunal administratif pour recevoir plus rapidement la somme dûe par l’administration (en totalité ou en partie, selon les juges). Pour ce faire, vous pouvez vous adresser à l’association VAISE, dirigée par notre confrère Bernard TILLON, qui saura vous conseiller utilement sur les démarches et l’argumentaire à produire (bernard.tillon@club-internet.fr ou par voie postale : Bernard TILLON, 12 route de Mâcon, 71120 CHAROLLES).

André Champagnac


Infos 2014-15

13 juillet 2015 : « Concernant la Retraite du Vétérinaire sanitaire, le Ministère de l’Agriculture nous a fait savoir que les 120 vétérinaires non-prescrits dont les dossiers étaient bloqués depuis le début de l’année 2015, vont recevoir le Protocole d’accord à signer et de ce fait devraient toucher leur indemnité et percevoir la revalorisation de leur retraite en septembre »

5 juin 2015 - Voir des informations très importantes au sujet de la retraite des vétérinaires sanitaires.

Motion de soutien de la FSVF (Fédération des syndicats vétérinaires de France)

Eléments fiscaux

Le point au 15 mars 2015

25 février 2015 : Communiqué mixte VAISE – GNVR

15 09 14 Note rectificative

31 05 14 Le point en fin mai 2014

Lettre au Défenseur des Droits

Notice d'information sur le protocole d'accord amiable

07 09 14 Communiqué important des quatre organisations qui défendent la Retraite du Vétérinaire Sanitaire : CARPV, FSVF, GNVR, VAISE.

Question publiée au JO le 08/04/2014 page 3131 par M. Éric Alauzet

Réponse publiée au JO le 27/05/2014 page 4249


5 juin 2015 - Communiqué de la FSVF et du GNVR

Le GNVR, en association avec la FSVF, l'association VAISE, et avec l'appui technique de la CARPV met tout en oeuvre pour obtenir la retraite du vétérinaire sanitaire dans tous les cas.
La situation actuelle ne permet pas un optimisme excessif mais montre que rien n'est définitivement bloqué.
Actuellement le point de départ de la prescription quadriennale (loi du 31 décembre 1968) qui frappe les 2/3 des vétérinaires retraités est fixé à la liquidation de leur retraite.
Le Conseil d’Etat doit statuer à nouveau sur ce sujet avant la fin de l’année et pourrait fixer le départ de la prescription au 14 novembre 2011, date des arrêts Tillon et Camblong qui ont reconnu la faute de l’Etat et ordonné l’indemnisation de la perte subie par les vétérinaires sous Mandat sanitaire de 1954 à 1989.

En conséquence la prescription quadriennale deviendrait définitive pour tous le 31 décembre 2015.

C’est pourquoi nous conseillons vivement à tous les vétérinaires et aux veuves de confrères décédés, quelle que soit leur situation (prescrits, sans documents, etc.), de prendre date avant le 31 décembre 2015 en adressant à la DDPP (ex DSV) de leur(s) département(s) d'exercice, en recommandé avec accusé de réception, une lettredemandant réparation (Modèle à la demande).
Attention : c'est la date de signature de l'accusé de réception qui fait foi.

Marc Helfre, président du GNVR
04 77 54 11 39 / 06 07 47 94 74
gnvr.president.mhelfre@gmail.com

André Champagnac, vice-président du GNVR
01 73 74 88 76 / 06 01 97 93 85
gnvr.vicepresident.achampagnac@gmail.com

Intervention de Maître Y. Richard avocat de l’Association VAISE et point sur les différents cas


Nous reviendrons sur les différentes situations connues par les vétérinaires, pour lesquelles Maître Richard a pu apporter quelques éclairages.

Cas des confrères dits « non-prescrits »
Dans le cadre de la procédure d’indemnisation amiable mise en place par le Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt suite aux décisions du Conseil d’Etat du 14 novembre 2011, l’administration opère une distinction entre d’un côté des vétérinaires dits « non-prescrits » et d’autres considérés comme « prescrits ». Si nous contestons fermement cette dissociation, qui écarte de facto une grande partie des praticiens affectés par le problème de la retraite du vétérinaire sanitaire, il convient néanmoins de rappeler les règles retenues par nos interlocuteurs pour distinguer ces deux cas d’espèce, et ce afin que chacun d’entre vous puissiez savoir à quelle catégorie vous appartenez.
Selon les dispositions de la circulaire du 24 avril 2012, est considéré comme admissible à la procédure de règlement amiable tout vétérinaire ayant formulé une demande de réparation auprès de l’administration au plus tard dans les 4 ans suivant le premier jour de l’année au cours de laquelle les droits à la retraite ont été acquis.
Si votre dossier n’est pas affecté par cette disposition, il est appelé à faire l’objet d’un examen par une commission ministérielle, chargé de compiler les différentes informations inhérentes à votre situation dans cette affaire : date d’obtention du mandat sanitaire, date de liquidation de retraite, justificatifs des salaires perçus, etc...
A l’issue de cet examen, le Ministère compile dans un tableau intitulé « proposition d’assiette » ses conclusions. Objectif : établir pour chaque dossier un tableau récapitulatif des sommes perçues au titre des prophylaxies par année. Ce tableau est ensuite transmis au vétérinaire pour approbation ou contestation des sommes retenues par l’administration.

Attention : si pour une quelconque raison cette proposition vous semble discutable voire litigieuse, nous vous conseillons d’opérer une vérification avant de formuler votre approbation au Ministère.

Suite à l’acceptation du vétérinaire par retour de courrier, les services du Ministère de l’Agriculture transmettent l’ensemble des sommes retenues aux organismes de retraite que sont l’IRCANTEC et la CARSAT, afin qu’ils puissent procéder au calcul de l'indemnité due.
Comme vous le savez suite à l’acceptation de la proposition d’assiette qui a pu vous parvenir vient, l’établissement d’un « Protocole d’accord » portant sur les modalités de réparation.
Pour les vétérinaires « non-prescrits» ayant entamé les négociations avec le MAAF pour lesquels rien ne bouge depuis fin 2012, la procédure de référé provisions peut être mise en place.
Nous rappelons que la FSVF, VAISE et le GNVR avec le soutien de la CARPV ont toujours eu pour objet la négociation mais devant l’immobilisme du MAAF, nombre de confrères souhaitent user de ce recours.
Maître Richard, propose donc que chacun ne partent pas devant le juge administrative en procédure contentieuse mais que l’ensemble des demandes potentielles de référé soient groupées et que le MAAF en soit informé.
Cette action vise à faire sortir le MAAF de son mutisme et de son inaction. A ce jour, 124 dossiers ayant reçu une proposition d’assiette sont éligibles à la procédure de référé provision.

Un dossier référé provision va connaître sa décision dans le courant du mois de juin 2015.
Pour rappel, l’ensemble des pièces constitutives des dossiers notamment pour le recours en référé sont les suivantes :

Eléments à fournir par le requérant :

- Demande écrite pour la mise en place d’un référé provision (mail suffisant)
- Copie de la première demande d’indemnisation en LRAR
- Copie du mandat sanitaire
- Copie de la lettre de notification de retraite
- Copie du relevé de carrière
- Copie des justificatifs de salaires sur la période concernée (avis d’imposition, déclaration de revenus…)*
- Copie du livret de famille
- Copie du livret de service militaire

* possibilité de fournir les justificatifs de salaires d’une association avec contrat d’association joint. Fournir les justificatifs des salaires jusqu’aux années 90/91/92 pour lesquelles le vétérinaire a perçu des salaires au titre des opérations de prophylaxie, lorsque le mandat sanitaire est antérieur à 1990.

En ce qui concerne les dossiers des épouses de confrères décédés
Un dossier de veuve a été déposé en référé provision, d’autres en préparation suivront naturellement. Nous vous tiendrons informés des premiers résultats

En ce qui concerne les dossiers des confrères prescrits
Comme nous vous l’indiquions en préambule, jusqu’à aujourd’hui la justice administrative (TA et CAA) s’appuie pour rendre ses décisions sur les décisions du Conseil d’Etat du 14 novembre 2011.

Le Conseil d’Etat s’est prononcé lors des décisions Camblong et Pétillon sur la prescription quadriennale et plus particulièrement sur le point de départ de ladite prescription qui ne peut être la date de versement des cotisations comme le soutenait le MAAF (En l’espèce pour le vétérinaire en activité, ce point de départ ne commence à courir qu’à compter de la liquidation de retraite).
Depuis lors que Conseil d’Etat ne s’est jamais prononcé sans préjuger de sa décision, à la vue des décisions des juridictions inférieures.
Il y a quelques jours, le Conseil d’Etat a finalement accepté le pourvoi d’un requérant pourtant débouté devant la Cour d’Appel Administrative de Lyon. En d’autres termes, le Conseil d’Etat accepte d’examiner les arguments de Maître RICHARD ce qui constitue en soit, un nouvel espoir...
Maître Richard : 
« Ainsi que je vous en ai informé, l’un des deux pourvois que nous avons formés, devant le Conseil d’Etat, au nom de Monsieur Molin a fait l’objet d’une décision d’admission.
 Comme vous pouvez le constater, un seul dossier de la série a fait l’objet d’une telle décision.
J’en conclus, sans toutefois disposer de la moindre assurance sur ce point, que le Conseil d’Etat pourrait décider de juger pleinement le premier dossier de la série, afin de statuer sur les autres pourvois par voie d’ordonnance.
Il demeure que nous allons pouvoir instaurer, devant le Conseil d’Etat, un débat contradictoire, ce qui est une excellente chose. »

Actions en cours et perspectives envisagées

Nous souhaitons vous apportez des précisions quant à deux actions qui sont en cours de réalisation et sur lesquelles nous comptons afin de faire avancer le règlement de cette affaire.

Intervention auprès du Président du Sénat
Au mois de Février dernier nous avons obtenu un rendez-vous auprès d’Éric Aubry, Conseiller Spécial du Président du Sénat, Gérard Larcher. Durant ce rendez-vous accompagné du Président du GNVR, Marc Helfre, nous avons pu exposer de manière complète l’ensemble du dossier.
Lors de cette assemblée Générale, Éric Aubry nous a honorés de sa présence. Durant son intervention, il a rappelé le soutien de Gérard Larcher à notre action et à préciser qu’il travaillait à l’obtention d’un rendez-vous auprès de services du MAAF, très prochainement.

Saisine du Défenseur des Droits
Ainsi que nous l’évoquions précédemment, nous avons saisi le Défenseur des Droits conjointement avec le Groupement National des Vétérinaires Retraités et par l’intermédiaire du Sénateur René Beaumont.
Autorité indépendante, dont la fonction est inscrite dans la Constitution depuis 2008, il est notamment en charge de défendre « les droits et libertés individuels dans le cadre des relations avec les administrations ».
Nous souhaitions donc avoir un nouvel avis de la part du Défenseur des Droits sur les points suivants :
- La prescription quadriennale
- La lenteur de traitement des dossiers en procédure amiable
- Le cas de veuves
- L’application de l’assiette forfaitaire.
René Beaumont a également évoqué l’idée de communiquer au Défenseur des droits la liste des 124 requérants susceptibles de déposer un recours contentieux en référé afin d’alerter, une fois de plus, le Défenseur sur la situation d’urgence, et la nécessité d’un traitement des dossiers avec un délai raisonnable.
Suite à cette saisine, nous n’avons pas eu de retour tranché sur les différents points évoqués dans le dossier remis au Défenseur des Droits.

Insertion d’une lettre aux vétérinaires dans le journal CARPV
François Courouble, président de la CARPV, propose l’insertion d’une lettre d’information à destination des confrères dans le journal de la CARPV afin de rappeler la possibilité d’action qui existe jusqu’au 1 janvier 2016.

Retraite vétérinaire sanitaire

Tous les vétérinaires ayant exercé un mandat sanitaire entre 1954 et 1989, et leurs veuves, ont une créance sur l'Etat.
Or, une telle créance est soumise à la prescription quadriennale conformément à la loi N° 68-1250 du 31 décembre 1968, qui fixe le point de départ de cette prescription en relation avec la connaissance de cette créance. En l'état actuel, le point de départ de cette prescription est la date de la liquidation de retraite et la lecture du titre de pension, date à laquelle le vétérinaire est censé avoir eu cette connaissance.
Maître Yves Richard, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de Cassation, a, au cours de l'assemblée générale de VAISE le 27 mai 2015, informé les vétérinaires et les veuves que dans le futur, le point de départ de la prescription de cette créance serait la date des décisions du Conseil d'Etat du 14 novembre 2011, Camblong et Tillon, date à laquelle chaque vétérinaire et chaque veuve a eu connaissance de cette créance.
En d'autres termes, cette créance serait prescrite le 1° janvier 2016 pour tous, vétérinaires retraités, veuves, vétérinaires encore en activité. En conséquence, il est indispensable à tous ceux, vétérinaires et veuves, qui souhaitent faire valoir leur créance, d'envoyer avant le 1° décembre 2015, à la DDPP (ex DSV ) du département d'exercice du mandat sanitaire, une demande préalable en LRAR, selon le modèle fourni et de bien conserver tous ces éléments et la réponse.
Cette simple démarche, ayant pour seul coût, l'envoi d'une lettre en recommandé avec accusé de réception, permet, même à ceux dont le dossier est, ou serait, rejeté par application de la prescription de préserver leur chance de réparation.
En effet, Maître Richard, avocat de VAISE, défend actuellement devant le Conseil d'Etat les dossiers de 9 vétérinaires et soutient contrairement à la jurisprudence actuelle, que le vétérinaire ayant liquidé sa retraite avant les décisions du Conseil d'Etat du 14 novembre 2011, était ignorant de cette créance.
Le Conseil d'Etat devrait se prononcer prochainement, probablement dans le courant de l'année 2015, et pourrait peut-être donner satisfaction à ces vétérinaires, créant ainsi une nouvelle jurisprudence.

Conclusion

Cela fait maintenant trois ans que la FSVF Fédération des Syndicats Vétérinaires de France, le GNVR Groupe des Vétérinaires Retraités, l’Association VAISE avec la participation denla Caisse de la CARPV Caisse de Retraite et de Prévoyance des Vétérinairesnous sont engagés à vos côtés dans cette entreprise collective de réhabilitation des vétérinaires sanitaires dans leurs droits légitimes à une réparation. La survenance du protocole d’accord en faveur des confrères admissibles à la procédure de règlement amiable constitue une première victoire mais la lenteur de gestion des dossiers des « non-prescrits » et le combat pour la défense des droits des veuves et des « prescrits » doit se poursuivre.
Le problème majeur dans cette affaire reste son inertie : eu égard aux enjeux qu’elle implique, les délais de négociation et de traitement restent particulièrement longs. Sachez que nous mettons tout en œuvre pour qu’une issue aussi favorable que possible soit trouvée dans le délai le plus raisonnable qui soit ! Et nous resterons à vos côtés tant qu’une décision définitive ne sera pas intervenue pour chaque situation.

Fleche3 Motion de soutien de la FSVF (Fédération des syndicats vétérinaires de France)

Conseil d’Administration du 25 mars 2015
Objet : Retraite du Vétérinaire Sanitaire pour les Praticiens ayant exercés sous Mandat sanitaire de 1954 à 1990
Motion de soutien adoptée à l’unanimité. Le Conseil d’Administration de la FSVF réuni le 25 mars 2015 à la Maison des Vétérinaires à Paris:
- Regrette le peu de diligence du Ministère à traiter la retraite du Vétérinaire sanitaire qui traduit un manque de considération vis-à-vis de la profession vétérinaire.
- Exprime sa satisfaction en constatant que les premières indemnisations concernant les retraites relatives aux opérations de prophylaxies collectives et de police sanitaire assurées par les vétérinaires praticiens sous Mandat sanitaire de 1954 à 1990, sont intervenues conformément aux négociations menées entre la FSVF et le Ministère de l’Agriculture.
- Constate que 3 ans après les arrêtés du Conseil d’Etat, seuls 20 % des dossiers éligibles ont été réglés et demande que le versement des indemnités soit accéléré.
- Ne peut admettre que les 2/3 des dossiers aient été rejetés des procédures d’indemnisation en application de la prescription quadriennale, alors que les vétérinaires praticiens ignoraient leur statut de salariés, collaborateurs occasionnels de l’Etat, qui de son côté a toujours parlé d’une rémunération en honoraires.
Il convient de rappeler que ce sont ces vétérinaires aujourd’hui âgés qui ont assuré la réussite des prophylaxies collectives et l’assainissement du cheptel français.
Les priver de retraite est une profonde injustice.
- Demande l’application de l’Assiette forfaitaire pour les années manquantes.
- Demande instamment que les dossiers des Veuves des vétérinaires décédés soient pris en compte, leur situation étant souvent très difficile.
- Soutient toutes les actions menées par la profession vétérinaire, que les vétérinaires soient en activité ou en retraite, pour faire aboutir leurs revendications sur la levée de la Prescription quadriennale, l’application de l’Assiette forfaitaire et les dossiers des Veuves, afin d’obtenir pour tous la Retraite du Vétérinaire sanitaire.

Fleche3 Le point au 15 mars 2015

Pour répondre à de nombreuses questions et pour couper court aux rumeurs, voici les informations que nous avons pu obtenir en provenance directe des Services juridiques du Ministère de l’Agriculture :
Sur 1335 dossiers reçus, 911 ont été examinés en commission. Les dossiers prescrits ne sont pas examinés.
-865 ont fait l’objet d’une proposition d’assiette envoyée au vétérinaire.
-696 propositions ont été acceptées par les vétérinaires et renvoyées signées, dont 340 émanant de vétérinaires retraités depuis plusieurs années.
Sur ces 340 retraités :
-147 ont fait l’objet d’un protocole signé et d’un paiement de l’indemnité en 2014, et de la revalorisation de leur retraite en 2015.
-106 vont recevoir leur protocole d’accord début avril et peuvent espérer percevoir leur indemnité avant l’été.
Le reste des dossiers (environ 90) sera traité au 3ème trimestre 2015
Pour les autres (environ 360) qui ne sont pas encore retraités, le versement des cotisations aux CARSAT et IRCANTEC se fera avant le 31.12.2015 et impactera directement leur retraite.
Pour les Veuves de confrères décédés non prescrits avec un dossier complet, les CARSAT disent être dans l’impossibilité de recalculer les droits (la législation ne le permet pas) et donc d’établir une retraite de réversion revalorisée. Un calcul non officiel réalisé avec l’aide de la CARPV pourrait donner lieu à une indemnité versée par le Ministère pour les sommes non perçues depuis le décès du vétérinaire. Une simulation va être réalisée sur 5 dossiers.
Dossiers restant à traiter au MAAF.
Un certain nombre de dossiers n’ont pas encore été traités par le SAJ du Ministère, d’autres continuent à arriver. Ils seront étudiés et s’ils sont éligibles entreront dans le processus d’indemnisation :
proposition d’assiette au vétérinaire
protocole d’accord
indemnisation
Dossiers incomplets : les années sans justificatifs (sommes perçues avant 1974 en raison du forfait fiscal ou documents perdus) ne sont pas prises en compte par le Ministère qui refuse l’application de l’assiette forfaitaire. Seule une action judiciaire (demande d’un référé provision) peut permettre d’imposer l’assiette forfaitaire. (voir Association VAISE). Néanmoins s’il ne manque que peu d’années, nous vous conseillons de signer.

Prescription quadriennale : C’est le gros point noir qui bloque actuellement les 2/3 des dossiers.
Il n’y a pas eu d’avancée, mais plusieurs actions sont en cours.
Seul un arrêt du Conseil d’Etat pourra lever la prescription. Actuellement 9 dossiers de vétérinaires prescrits présentés par l’Association VAISE sont en attente de jugement devant le Conseil d’Etat. Si celui-ci accepte de statuer sur la prescription, nous serons fixés.
Un dossier a été présenté devant la CEDH la Cour Européenne des Droits de l’Homme en attente de jugement.
Le GNVR et VAISE sont en attente d’un rendez-vous avec le Défenseur des droits.

Le GNVR vous tiendra régulièrement au courant de l’évolution de ce dossier Retraite du Vétérinaire sanitaire qui n’a que trop duré et qui mobilise outre le GNVR, la FSVF, la CARPV et l’Association VAISE.

Marc HELFRE
Président du GNVR

Fleche3 Eléments fiscaux

Retraite du vétérinaire sanitaire
Déclaration et imposition de "l'indemnité" payée par le ministère
Après consultation juridique spécialisée, il est acquis que cette indemnité est soumise à l'impôt sur le revenu.
Fiscalement, il s’agit de revenus différés qui peuvent bénéfcier du système du quotient (et non de l'étalement sur les années suivantes).
L'indemnité touchée en 2015 doit être déclarée en 2016, avec les revenus 2015.
Il faut calculer la part de cette indemnité qui correspond aux pensions qui auraient du être versées en 2015 et la déclarer avec les autres revenus 2015.
Le reste, pour bénéfcier du système du quotient, doit être déclaré sur le formulaire 2042 C (déclaration complémentaire), page 2, ligne ØXX, en précisant la nature (pensions) et les années d’échéance normale de ces revenus avec le montant correspondant.
L’administration se charge du calcul de l’impot.
PRECISIONS:
L’application du système du quotient n’est pas obligatoire.
Il permet d’atténuer les effets de la progressivité et de réduire le montant du revenu fiscal de référence (le revenu exceptionnel y étant pris en compte pour son montant divisé par le coeffcient).
Si le système du quotient ne procure pas toujours une économie d’impôt, il n’est jamais défavorable.
Le fait de remplir la ligne ØXX de la déclaration 2042 C vaut demande expresse de l’application du système du quotient par le contribuable.
A TITRE INDICATIF, voici la méthode du calcul de l'impôt :1. On calcule l'impôt résultant de l'application du barème sur le seul « revenu ordinaire » (c'est-à- dire le revenu courant sans indemnité) = impôt sur le revenu A
2. On effectue le même calcul sur le revenu ordinaire majoré du revenu différé divisé par le quotient = impôt sur le revenu B
Le revenu différé est la part de l'indemnité correspondant aux années 2013 et antérieures.
Le quotient Q du revenu différé est égal au nombre d'années civiles correspondant aux échéances normales augmenté de un.
3. La différence entre l'impôt B et l'impôt A multipliée par le quotient s'ajoute à l' impôt du sur le revenu ordinaire.Impôt du = A + [ Q x (B – A) ]
EXEMPLE :
Revenu 2015 : 35 000 €
« Indemnité » perçue en 2015 : 16 000 €
correspondant à une pension qui aurait due être versée à raison de 1 000 € en 2012 puis de 5 000 € chacune des années 2013, 2014 et 2015.
Revenu à déclarer pour 2015 : 35 000 + 5 000 (part 2015 de l'indemnité) = 40 000 €
Revenu différé à déclarer sur la 2042 C : 11 000 € représentant 1 000 € en 2012 et 5 000 € en 2013 et 2014.
Le quotient est égal à 11 000 € divisé par 4 (nombre d'années concernées plus une) soit 2 750 €
Montant de l'impôt sur le revenu de 2015 seul (40 000 €) : 2 368 €
Montant de l'impôt sur le revenu de 2015 plus le quotient (40 000 € + 2 750 €) : 2 753 €
Le supplément est de 2753€-2368€= 385€
Impôt correspondant au revenu bénéfciant du quotient : 385 € x 4 = 1 540 €
Impôt du au titre de l'année 2015 : 2 368 € + 1 540 € = 3 908 €.
Dans cet exemple, le gain en impôt est nul mais le revenu fscal de référence passe de 47 293 € sans l'utilisation du quotient fscal à 39 043 € en l'utilisant.
Si le montant de l'indemnité est de 26 000 €, l'application du quotient fiscal permet d'éviter le passage à la tranche supérieure et procure une économie d'impôt d'environ 1 500 €.
RÉFÉRENCE: http://www2.impots.gouv.fr/documentation
/2015/brochure_ir/index.html#273/z

Rencontre au Sénat du 25 février 2015 : communiqué mixte VAISE-GNVR

A la demande de René Beaumont, vice-président de VAISE et de notre confrère, le sénateur François Patriat, ancien Ministre de l'agriculture, une délégation de VAISE, accompagnée de Marc Helfre, président du GNVR, a été reçue à la Présidence du Sénat par Monsieur Eric Aubry, Conseiller spécial aux Affaires Sociales du Président, notre confrère Gérard Larcher, le 25 février 2015.
La délégation de VAISE, emmenée par René Beaumont, était composée des acteurs à l'origine de ce dossier de la retraite des vétérinaires sanitaires, Daniel Camblong, Bernard Tillon, ainsi que Maître Richard, défenseur de Bernard Tillon devant le Conseil d'État.
En effet, ce sont les arrêts du Conseil d'État, Camblong et Tillon, du 14 novembre 2011, qui ont reconnu le droit à la réparation totale du préjudice des vétérinaires sanitaires et ont contraint le Ministère de l'Agriculture, en vue d'éviter de nouveaux contentieux, à établir une circulaire le 24 avril 2012 pour proposer une transaction aux vétérinaires qui le souhaitent.
Le Conseiller spécial du Président du Sénat, Eric Aubry, nous a fait part de tout l'intérêt et de toute l'attention que le Président portait à ce dossier. Il connaissait déjà ce dossier que lui avait présenté précédemment le vice-président de VAISE René Beaumont, et a été très attentif à nos propos pendant tout l’entretien.
VAISE a indiqué tout d'abord, que dans le cadre de la transaction mise en place par la circulaire du 24 avril 2012, plus de 34 mois après, le traitement des dossiers éligibles n'était pas satisfaisant et que les droits légitimes des vétérinaires n’étaient pas pris en considération par le Ministère de l'Agriculture.
En effet, la situation aujourd'hui est la suivante :
- 15 % des dossiers éligibles ont reçu satisfaction,
- 85 % des dossiers éligibles sont en attente de règlement et n’ont pas l'assurance d'être payés en 2015, étant donné le budget prévu par la loi de Finances.
L'assiette forfaitaire est toujours refusée par le Service des affaires juridiques du Ministère, alors même que son application avait été demandée le 6 août 2012 par le Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture.
Aucun dossier de veuve de confère décédé n'a été traité, et, qui plus est, le Ministère a écrit le 19 février 2015 qu'il envisageait pour les veuves une éventuelle indemnité, mais en aucun cas une pension de réversion. C'est une décision scandaleuse, contraire au droit.
Dans la majorité des cas, les requérants (dossiers jugés avant le 14/11/2011) n'ont pas été réintégrés dans la transaction pour obtenir la réparation totale de leur préjudice.
VAISE a ensuite exposé, par la voix de Maître Richard, notre demande relative à la prescription quadriennale injustement opposée sur le plan juridique et a rappelé les actions en cours, devant les juridictions françaises, à nouveau le Conseil d'État pour 9 confrères depuis le 20 février 2015, et devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour 1 confrère.
VAISE, soutenu par le GNVR, a poursuivi en formulant une demande de levée de la prescription opposée aux vétérinaires.
Cette levée, justifiée par la méconnaissance de nos droits avant l’avis du Conseil d'État, est une action politique pour laquelle nous avons demandé au Conseiller d’obtenir le concours du Président du Sénat, ainsi que celui du sénateur François Patriat, afin d'organiser une rencontre avec le Ministre Stéphane Le Foll, dans le but de plaider pour la mise en œuvre de la levée de la prescription, soit totale réparant le préjudice dans sa totalité, soit partielle permettant au vétérinaire ou à la veuve de toucher sa pension future.

Grâce à l’enquête menée par le GNVR auprès des Vétérinaires retraités début 2013, sur les 1 200 fiches recensées, 70 % des vétérinaires étaient considérés comme prescrits, et ce sont justement eux qui ont réalisé les grandes prophylaxies sous Mandat sanitaire dans les années les plus difficiles. La barrière de la prescription, alors que leurs droits n’étaient pas connus à l’époque, apparait comme une injustice.
De plus, VAISE et le GNVR ont demandé au Conseiller Eric Aubry d'agir auprès du Président du Sénat afin qu’il obtienne un rendez-vous pour eux avec le Défenseur des Droits dans le but de l'informer de la situation actuelle de ce dossier, en complément des éléments qu’ils lui avaient transmis le 24 avril 2014, et qui n'ont pas fait l'objet de décisions de sa part.

Bernard TILLON (VAISE) Marc HELFRE (GNVR)

15 09 14 Note rectificative

Ainsi que l’indique le dernier communiqué, 56 confrères non prescrits et ayant accepté une proposition d’assiette ont reçu fin août dernier un protocole d’accord amiable, dernière étape avant d’obtenir une réparation du préjudice subi au titre de la retraite du vétérinaire sanitaire. ATTENTION : La date du 15 septembre 2014 mentionnée dans cette communication ne concerne que les vétérinaires ayant reçu un protocole!
Pour ceux qui auraient accepté une proposition d’assiette (= tableau récapitulatif des sommes retenues par le Ministère de l’agriculture pour l’estimation de la réparation), mais qui n’auraient pas encore reçu de protocole à ce jour, aucune inquiétude à avoir : nous avons confirmation que plusieurs centaines de dossiers étaient actuellement à l’étude au niveau des organismes de retraite concernés, et que d’autres envois étaient prévus très prochainement.
Pour ceux qui n’auraient pas reçu de proposition d’assiette, ou bien pour lesquels la proposition d’assiette n’est pas satisfaisante (problème d’assiette forfaitaire notamment), le combat continue et nous ne désarmons pas d’essayer d’obtenir une réparation la plus juste possible!
Si jamais nous devions nous apercevoir qu’aucun nouveau protocole ne devait être transmis d’ici la Toussaint, il est bien évident que nous ne manquerons de relancer nos interlocuteurs...
En espérant que ces quelques éclaircissements répondront aux interrogations, et en vous renouvelant notre soutien dans cette affaire, Bien cordialement.
Marc Helfre

07 09 14 Communiqué important des quatre organisations qui défendent la Retraite du Vétérinaire Sanitaire : CARPV, FSVF, GNVR, VAISE.

Les protocoles d’accord ouvrant à une indemnisation des Vétérinaires non-prescrits, disposant d’un dossier complet et ayant accepté la proposition d’assiette du Ministère, commencent à arriver chez les confrères. Vous en trouverez une copie dans Véto Vermeil n°45
Ces protocoles, négociés par les quatre organisations ci-dessus, ont fait l’objet d’une étude de notre part. Ils correspondent à nos demandes.
Les Vétérinaires qui les ont reçus peuvent les renvoyer signés au Service juridique du Ministère de l’Agriculture. Ils seront réglés avant la fin de l’année.
Le délai de retour étant très court (15 septembre 2014) il est important de renvoyer le protocole signé dès lundi en lettre recommandée avec AR.
Si l’un d’entre vous n’est pas d’accord avec l’indemnité proposée, qu’il contacte d’urgence l’un d’entre nous.
Nous vous conseillons vivement de prendre contact avec l’IRCANTEC (Monsieur Laurent SANCHEZ) avant de signer dès lundi pour savoir si dans son calcul les majorations familiales (3 enfants ou plus), les années de service militaire et les éventuelles surcotes ont bien été prise en compte. Il n’y aura pas de rattrapage possible après.

L’envoi de ces protocoles est un bon signe pour tous les vétérinaires qui ont un dossier incomplet ou qui sont frappés par la prescription quadriennale, ainsi que pour les Veuves de confrères décédés que nous n’oublions pas. Mais il reste encore un long chemin à faire qui passe par des actions auprès des tribunaux, auprès du Défenseur des Droits et auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme. Nous menons ces actions pour votre compte dès maintenant.

Notice d'information sur le protocole d'accord amiable concernant les vétérinaires retraités ayant exercé un mandat sanitaire avant le 1er janvier 1990

I. Rappel du contexte du protocole
Par une décision intervenue en matière fiscale (CE,12 juin 1974, n°83279), le Conseil d'Etat a considéré que les vétérinaires ayant exercé des missions dans le cadre du mandat sanitaire avaient la qualité d'agents non-titulaires de l'Etat et que leur rémunération constituait un salaire.
Dans les faits, le ministère de l'agriculture a continué à traiter comme des honoraires les rémunérations versées aux vétérinaires dans le cadre du mandat sanitaire exercé avant le 1er janvier 1990, tant en ce qui concerne leur montant que l'absence de versement de cotisations sociales, et notamment de cotisations patronales de retraite de base et complémentaire.
Par des décisions du 14 novembre 2011 (n°341325, 334197 et 334206), le Conseil d'Etat a condamné l'Etat à réparer l'intégralité du préjudice subi en matière de retraite par les vétérinaires du fait de l'absence de versement de ces cotisations.
Le ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt (MAAF) a mis en place une procédure harmonisée de traitement des demandes d'indemnisation des vétérinaires sanitaires, en vue d'un règlement amiable.
Sur la base du dossier individuel déposé dans le cadre de cette procédure, l'administration contrôle que le vétérinaire a été détenteur d'un mandat sanitaire. Elle établit également l'assiette destinée à servir de base pour le calcul des arriérés de cotisations en reconstituant les rémunérations perçues chaque année durant la période d'exercice du mandat grâce aux justificatifs documentaires fournis par le vétérinaire sanitaire. Ce travail aboutit à une proposition d'assiette soumise à l'approbation écrite du vétérinaire sanitaire. Seules les propositions d'assiette ayant fait l'objet d'un accord formel sont ensuite transmises aux caisses de retraite pour calcul des arriérés de cotisations du régime général et complémentaire de retraite des agents publics non titulaires de l'Etat.

II. Les vétérinaires concernés par le protocole
Deux cas sont à distinguer : celui des vétérinaires qui sont encore en activité et celui des vétérinaires qui sont aujourd'hui en retraite.
Pour les vétérinaires encore en activité, l'Etat prendra les mesures nécessaires pour leur permettre de toucher à l'avenir (lorsqu'ils auront liquidé leur retraite salariée), une pension calculée à partir d'une assiette incluant les salaires perçus dans le cadre du mandat sanitaire. A cette fin, le MAAF versera directement les arriérés de cotisations (salariales et patronales) calculés comme prévu au I : - à la CARSAT (Caisse de retraite et de santé au travail), dont dépend le vétérinaire eu égard à son lieu de résidence actuelle;
- à l'IRCANTEC, en ce qui concerne la retraite complémentaire.

Comme il n'y aura pas de relation directe entre le MAAF et chaque vétérinaire en activité , il n'y aura pas de protocole d'accord entre ce dernier et le MAAF.

En revanche, chaque vétérinaire aujourd'hui à la retraite se verra proposer un protocole d'accord amiable avec le MAAF.

III. L'objet du protocole
Le protocole a pour objet de définir les modalités de réparation du préjudice subi par le vétérinaire en retraite, qui se décompose en deux grands volets:

1. le préjudice passé: les vétérinaires en retraite ont subi une minoration de pensions échues ou une perte de pensions depuis leur départ à la retraite.

1.1 Les vétérinaires qui ont déjà liquidé une retraite salariée du régime général (« pensionnés » selon les termes figurant sur les devis individuels établis par les CARSAT) et une retraite complémentaire IRCANTEC ont subi une minoration de pensions.
L'indemnité destinée à compenser la minoration de pensions sera calculée de la façon suivante:
- dans le régime général: différentiel mensuel de pension (écart entre la pension mensuelle avant et après régularisation) x par le nombre de mois écoulés entre la date de liquidation la retraite salariée et la date de versement par le MAAF des arriérés de cotisations à la CARSAT;
- dans le régime complémentaire: différentiel mensuel de pension x par le nombre de mois entre la date d'entrée en jouissance de la retraite complémentaire et la date de début du rappel d' arrérages versés par l'IRCANTEC au vétérinaire, dans le cadre de l'ajustement du montant de sa retraite après versement des arriérés de cotisations par le MAAF.

En effet, contrairement aux CARSAT, l'IRCANTEC verse un rappel d' arrérages (arriérés de pensions) couvrant l'année en cours et les années antérieures dans la limite de quatre ans.

1.2 Les vétérinaires qui ont déjà liquidé une retraite salariée du régime général mais pas la retraite complémentaire IRCANTEC ont subi une minoration de pensions.
L'indemnité destinée à compenser la minoration de pensions sera calculée de la façon suivante :

- dans le régime général: différentiel mensuel de pension (écart entre la pension mensuelle avant et après régularisation) x par le nombre de mois écoulés entre la date de liquidation de la retraite salariée et la date de versement par le MAAF des arriérés de cotisations à la CARSAT.
- dans le régime complémentaire: la liquidation n'ayant pas encore été faite, il n'y a pas de minoration de pension ; l'Etat versera à l'IRCANTEC les arriérés de cotisation nécessaires à la prise en compte de l'activité du vétérinaire concerné au titre de son mandat sanitaire lors de la liquidation de sa retraite complémentaire . Pour sa part,l'IRCANTEC versera un rappel d'arrérages afférents aux six mois précédant la date de liquidation de la retraite IRCANTEC.

1.3 Les vétérinaires qui ont liquidé leur retraite libérale, mais n'ont liquidé ni retraite salariée du régime général, ni retraite complémentaire IRCANTEC, car ils n'ont pas exercé d'autre activité salariée que le mandat sanitaire, ont subi une perte de pension. Dans ce cas, l'indemnité pour perte de pension sera calculée de la façon suivante:

- dans le régime général : montant estimé de la pension mensuelle x par le nombre de mois écoulés entre la date d'entrée en jouissance de la retraite libérale et la date de versement par le MAAF des arriérés de cotisations à la CARSAT;
- dans le régime complémentaire : la liquidation de la retraite complémentaire à taux plein avant 65 ans s'effectuant sous conditions (dont la vérification alourdirait notablement le processus d'élaboration du protocole), il a été considéré que les vétérinaires sanitaires auraient liquidé leur retraite complémentaire à partir de 65 ans ( soit au taux plein sans condition). Dans ce cas, c'est par rapport à la date anniversaire des 65 ans qu'est évaluée la perte de pensions subie. Le montant de l'indemnité sera calculé de la façon suivante : montant mensuel de la pension x par le nombre de mois entre la date anniversaire de 65 ans et la date de début du rappel d'arrérages effectué par l'IRCANTEC.
Et si le vétérinaire a liquidé sa retraite libérale après 65 ans : montant mensuel de la pension IRCANTEC x par le nombre de mois entre la date de liquidation de la retraite libérale et la date de début du rappel d'arrérages effectué par l'IRCANTEC.

En effet, l'IRCANTEC verse un rappel d'arrérages afférents aux six mois précédant la date de liquidation de la retraite IRCANTEC.

2. Le préjudice à venir
Afin de mettre un terme au préjudice pour l'avenir et après obtention de l'accord écrit du vétérinaire concernant la proposition d'assiette qui lui a été faite, le MAAF transmet cette assiette à la CARSAT et à l'IRCANTEC pour calcul des arriérés de cotisations salariales et patronales, qu'il lui incombera de verser à ces organismes. Il convient de rappeler que dans le régime général les montants annuels de salaires bruts servant d'assiette pour le calcul des arriérés de cotisations salariales et patronales sont plafonnés. En conséquence, les montants de salaires bruts annuels figurant sur les tableaux de calcul des CARSAT peuvent ne pas correspondre à ceux mentionnés sur les propositions d'assiette que les vétérinaires ont acceptées.



31 05 14 Le point en fin mai 2014

Le blocage que nous avons connu depuis décembre 2013 semble se lever : deux rencontres du groupe des 4 organismes qui s’occupent de cette question (FSVF, CARPV, GNVR, VAISE) avec la chargée des finances au Ministère de l’agriculture, et le cabinet du Ministre, ont permis une avancée pour les vétérinaires non prescrits avec dossier complet accepté par les services du Ministère.
Les conventions nécessaires entre les 3 ministères Agriculture, Affaires sociales et Finances, qui n’avaient jamais été faites, ont été établies par cette personne.
1er cas : Dossiers non prescrits, complets, et acceptés par le Ministère et le Vétérinaire
Les 575 dossiers des vétérinaires ayant accepté la proposition d’assiette du ministère seront réglés avant la fin de l’année 2014.
Un protocole d’accord mentionnant le détail des sommes dues sera adressé au vétérinaire qui, en le signant, s’engagera à renoncer à toute poursuite ultérieure devant les tribunaux. Ce protocole sera accompagné d’une notice explicative sur le calcul des arrérages qui est complexe.
Le paiement aura lieu dans les trois mois suivant le retour du protocole signé au ministère.
Le ministère versera les arrérages de pension dus jusqu’au 31 décembre 2014. La CARSAT et l’IRCANTEC prendront le relai avec le versement régulier de la pension à partir du 1 janvier 2015.
La somme versée par le ministère représente un revenu différé. A ce titre, il est soumis à impôt mais bénéficie de la procédure du « quotient fiscal ». Une notice sur ce mécanisme sera jointe au protocole d’accord. Il est détaillé par l’administration fiscale à l’adresse suivante: http://www2.impots.gouv.fr/documentation/2014/brochure_ir/index.html#273/z
Une réponse du ministère à une question écrite du député Eric ALAUZET, sollicité par André CHOSSONNERY, confirme cet engagement du ministère. Vous trouverez ce texte en pièce jointe.
Les autres dossiers du même type seront étudiés en 2015.

2ème cas : Dossiers incomplets
Le Ministère n’a toujours pas accepté d’appliquer l’assiette forfaitaire de la sécurité sociale pour les années sans justificatifs. Si 2 ou 3 années ne présentent pas de justificatifs, une action en référé pour demander l’application de l’assiette forfaitaire de la SS peut être envisagée. S’il n’existe aucun justificatif, le Ministère refusera l’application de l’assiette.

3ème cas : Dossiers prescrits
La situation est toujours bloquée pour tous les dossiers frappés par la prescription quadriennale, soit 72 % des dossiers et notamment tous les plus anciens. 9 dossiers sont actuellement en attente du jugement de la Cour d’appel de LYON. Ces jugements seront rendus avant l’été ou au tout début de l’automne.
Un dossier vient de remonter jusqu’au Conseil d’Etat avec un argumentaire très étayé contestant l’application de la prescription quadriennale à la retraite du vétérinaire sanitaire. Si le Conseil d’Etat accepte de prendre en charge ce dossier, le jugement pourrait intervenir début 2015. Nous aurons alors une position définitive.

Dossiers des Veuves
C’est le problème le plus difficile, car les CARSAT et l’IRCANTEC ont détruit les dossiers de retraite des vétérinaires dès leur décès et ne peuvent plus le reconstituer. Seule la caisse de retraite libérale, la CARPV, a conservé des éléments. François COUROUBLE prend en main 20 dossiers de Veuves qui sont aussi complets que possible et va voir avec le Ministère quelles sont les possibilités.

Saisine du Défenseur des Droits
Le Défenseur des Droits a été saisi par Le GNVR et VAISE fin mars 2014 sur tous les points litigieux du dossier Retraite du vétérinaire sanitaire. Malheureusement le décès de Dominique BAUDIS a retardé l’étude du dossier et nous n’avons pas encore eu de réponse.
Vous trouverez sur le Site internet du GNVR le texte de la lettre de synthèse envoyée qui résume bien la situation actuelle, ainsi que d’autres documents concernant le dossier. Je vous rappelle les coordonnées de notre site http://www.veterinaireretraite.fr Code d’accès : 14807

31 mai 2014 Marc HELFRE et André CHAMPAGNAC

Lettre au Défenseur des Droits

Ainsi que nous vous en avions fait part dans une précédente communication, nous souhaiterions vous faire part d’un vaste problème affectant toute la profession vétérinaire ayant exercé un mandat sanitaire de 1954 à 1990, sur lequel vous avez déjà eu à vous exprimer dans le cadre de votre fonction, mais dont nous aimerions vous entretenir, à savoir la retraite du vétérinaire sanitaire.

En effet, dans le cadre de leur mandat sanitaire, les vétérinaires ruraux ont assuré depuis 1954 la réalisation des grandes opérations de prophylaxie et de police sanitaire au nom de l’Etat.
Or, si depuis la loi n° 39-412 du 22 juin 1989, entrée en vigueur le 1er janvier 1990, ces rémunérations versées aux vétérinaires jouissant d’un mandat sanitaire sont reconnues comme étant des revenus libéraux (= honoraires), un véritable flou a longtemps enveloppé la qualification juridique de ces rémunérations perçues entre 1954 et 1989.
A partir de la fin des années 90, quelques confrères ont initié des actions contentieuses pour faire reconnaître qu’antérieurement au 1er janvier 1990, les vétérinaires ruraux agissaient dans le cadre de leur mandat sanitaire en tant qu’agents non titulaires de l’Etat.
Il découlerait de ce statut que : Les rémunérations perçues par les vétérinaires sanitaires au titre des opérations de prophylaxies menées entre 1954 et 1989 ont la qualité de salaires sur le plan fiscal. A ce titre, il incombait exclusivement et sans partage de responsabilité à l’employeur (= l’Etat), d’une part d’affilier le praticien au régime de sécurité sociale, d’autre part de prendre à sa charge l’ensemble des cotisations sociales inhérentes à ces rémunération L’Etat n’ayant pas rempli les obligations sus-citées, il existe donc un préjudice pécuniaire quant au calcul de la retraite à laquelle les vétérinaires sanitaires peuvent légitimement prétendre.

L’ensemble de ces allégations ont été confirmées par la justice administrative entre 2009 (pour la reconnaissance d’une faute de la part de l’Etat) et 2011 (pour l’entière responsabilité de ce dernier, entérinée par deux arrêts du Conseil d’Etat du 14 novembre 2011), et ces dispositions ont poussé les acteurs publics à mettre en place une procédure de règlement amiable en faveur des praticiens, afin de contenir une extension du volet contentieux.

Mais si ladite procédure répond (de manière partielle) au problème qui nous intéresse, plusieurs points restent pendants à l’heure actuelle, ne permettant pas une résolution globale du problème :

La question des justificatifs des rémunérations perçues au titre des prophylaxies constitue le premier volet non traité par la circulaire administrative du 24 avril 2012 : l’ancienneté des créances de l’Etat depuis 1954 a entrainé la disparition de nombreuses archives concernant ces documents, que ce soit au niveau des vétérinaires eux-mêmes qu’auprès des DDPP (= ex DSV) ou autres services déconcentrés. Une solution existe néanmoins en cas d’absence de justificatifs : le recours à une assiette forfaitaire. Etablie juridiquement par l’Art. R351-11 du Code de la Sécurité Sociale, admise au niveau contentieux pour un certain nombre de dossiers, et même envisagée à la fois par le Secrétariat général du Ministère de l’agriculture ainsi que par les organismes de retraite concernés par cette affaire, nous souhaitons son application au niveau d’une procédure de règlement amiable dans ce cas précis.

Il se trouve également qu’un grand nombre de vétérinaires, ayant perçu avec retard les versements relatifs à ces opérations de prophylaxies (parfois plus de deux ans après l’acte effectué), se retrouve avec des salaires de prophylaxie déclarés en tant que tel postérieurement au 1er janvier 1990. Or l’Etat ne veut pas entendre parler d’une prise en considération de ces sommes dans le calcul du préjudice…

De plus, il semblerait que la formule de réparation entérinée par l’administration dans le cadre de la procédure amiable qu’elle a instaurée soit particulièrement pénalisante pour les praticiens, notamment pour la période passée.
Dans la formule actuelle, les cotisations sociales arriérées qui auraient dû être versées à l’époque seront directement payées aux caisses de retraite concernées (CARSAT et IRCANTEC) par le Ministère de l’Agriculture, en vue d’une régularisation des mensualités de retraite afférentes à cette activité sanitaire ante-1er/01/1990, entérinant automatiquement une pension de retraite au titre des prophylaxies pour les confrères concernés. Par ailleurs, pour les vétérinaires ayant déjà fait valoir leurs droits à la retraite à la date de la régularisation, il leur sera en plus versé un « capital » correspondant à l’ensemble des pensions de retraite non perçues depuis la liquidation.
Et c’est bien sur ce dernier point qu’on peut observer une distorsion entre la jurisprudence administrative et la procédure amiable, car il semblerait que le Ministère souhaite imposer une fiscalité sur ces sommes, alors même qu’elles devraient revêtir un caractère indemnitaire.
En ce qui concerne la recevabilité des demandes d’indemnisation, l’administration a repris à son compte une interprétation maladroite du droit opérée par le Conseil d’Etat pour exclure de facto un grand nombre de confrères (plus de 70% selon une enquête de recensement menée auprès des vétérinaires retraités) de cette procédure de règlement amiable, en s’appuyant sur le concept de prescription quadriennale fixé par l’article 1 de la loi n°68-1250 du 31 décembre 1968. Or, celle-ci n’a pas lieu d’être appliquée, et nous pouvons le faire valoir.

Par ailleurs, le cas spécifique des veuves de vétérinaires sanitaires se doit d’être pris en considération par l’administration. Susceptibles de bénéficier de la procédure actuellement mise en place au titre d’ayant-droit, elles sont près d’un millier à pouvoir prétendre ne serait-ce qu’à une retraite de réversion.

Enfin, la question des vétérinaires ayant formé des recours contentieux antérieurement aux décisions du Conseil d'État du 14 novembre 2011, et n’ayant pas obtenu pleine et entière réparation devant les juridictions administratives, doit être traitée. En effet, même si non affectés par la prescription quadriennale, la seule solution pour faire valoir leurs droits avant cette date consistait à attaquer l’Etat en justice, aucune procédure de règlement amiable n’existant à l’époque…

Même en considérant les dossiers non affectés par les points sus-cités, force est de constater qu’après deux ans d’existence, la procédure de règlement amiable n’a toujours pas permis la résolution d’un seul dossier dans son intégralité, alors que près de 450 d’entre eux sont complets, pour certains depuis décembre 2012 !

En vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à cette requête, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Défenseur des Droits, l’expression de nos salutations distinguées.

Question écrite n°53401 de M. Éric Alauzet (Écologiste - Doubs) au Ministère de l'Agriculture, agroalimentaire et forêt
Rubrique > professions de santé - Tête d'analyse > vétérinaires - Analyse > police sanitaire. cotisations sociales. arriérés
Question publiée au JO le : 08/04/2014 page : 3131 - Réponse publiée au JO le : 27/05/2014 page : 4249

Question

M. Éric Alauzet interroge M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement, sur la retraite des vétérinaires sanitaires et sur les délais de règlement de celle-ci.
Entre 1954 et 1990, les vétérinaires ruraux ont effectué, à la demande de l'État (ministère de l'agriculture), sous mandat sanitaire, la prophylaxie et la police sanitaire des grandes maladies qui ravageaient l'élevage de notre pays : fièvre aphteuse, tuberculose, brucellose. Les vétérinaires agissaient en tant qu'agents contractuels de l'État.
Pendant toute cette période, l'État n'a pas versé les cotisations sociales qui leur auraient donné droit à une protection sociale et à une retraite, bien que les rémunérations perçues par les praticiens soient considérées fiscalement comme des salaires.
Pendant les années 2000, quelques vétérinaires ont entrepris une action devant les tribunaux administratifs pour demander réparation de ce préjudice. Plusieurs jugements leur ont donné raison.
Finalement dans une décision du 14 novembre 2011, le Conseil d'État a reconnu la responsabilité totale et entière de l'État et a condamné ce dernier à réparer l'entier préjudice : montant des cotisations sociales et arrérages de pension non versés. Afin d'éviter la multiplication des requêtes auprès des tribunaux, le ministère de l'agriculture a proposé une négociation amiable à la profession vétérinaire.
Dans la circulaire du 24 avril 2012, le ministère de l'agriculture a défini la procédure pour cette transaction. Plus de 1 000 dossiers sont remontés au ministère.
La direction générale de l'alimentation, chargée du dossier, avait annoncé que tous les dossiers acceptés, environ 500, seraient réglés à la fin de l'année 2013. À ce jour seuls quelques vétérinaires ont commencé à percevoir un début d'indemnisation partielle.
Il interroge le ministère sur les raisons du retard de versement des indemnités dues aux vétérinaires.
Au regard de l'importance de ces revenus pour les vétérinaires et de la durée de la procédure, il serait souhaitable que le versement soit réalisé dans les délais les plus courts possibles.
En conséquence, il souhaite savoir quelles sont les mesures qu'il compte mettre en place pour régler définitivement cette situation et indemniser les dossiers acceptés.
En 1974, par une décision intervenue en matière fiscale, le Conseil d'État a considéré que, dans l'exercice de leur mandat sanitaire, les vétérinaires avaient la qualité d'agents non-titulaires de l'État et que leur rémunération constituait un salaire. La loi n° 89-412 du 22 juin 1989 a prévu qu'à compter du 1er janvier 1990 ces rémunérations seraient assimilées, au regard de la législation fiscale et sociale, à des revenus tirés de l'exercice d'une profession libérale (article L.215-8 devenu article L.221-11 du code rural et de la pêche maritime). A partir de 2006, des vétérinaires retraités ont saisi les juridictions administratives pour demander réparation du préjudice lié à l'absence de retraite sur l'activité de vétérinaire sanitaire qu'ils avaient exercée avant 1990.
Par deux décisions du 14 novembre 2011, le Conseil d'État a jugé que les vétérinaires pouvaient recevoir une indemnité correspondant d'une part, à 100 % du montant des pensions dont ils n'avaient pas bénéficié depuis leur départ à la retraite et d'autre part, au montant des cotisations patronales et salariales à verser à la caisse d'assurance vieillesse pour bénéficier à l'avenir de la pension correspondant
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Réponse

En 1974, par une décision intervenue en matière fiscale, le Conseil d'État a considéré que, dans l'exercice de leur mandat sanitaire, les vétérinaires avaient la qualité d'agents non-titulaires de l'État et que leur rémunération constituait un salaire. La loi n° 89-412 du 22 juin 1989 a prévu qu'à compter du 1er janvier 1990 ces rémunérations seraient assimilées, au regard de la législation fiscale et sociale, à des revenus tirés de l'exercice d'une profession libérale (article L.215-8 devenu article L.221-11 du code rural et de la pêche maritime). A partir de 2006, des vétérinaires retraités ont saisi les juridictions administratives pour demander réparation du préjudice lié à l'absence de retraite sur l'activité de vétérinaire sanitaire qu'ils avaient exercée avant 1990. Par deux décisions du 14 novembre 2011, le Conseil d'État a jugé que les vétérinaires pouvaient recevoir une indemnité correspondant d'une part, à 100 % du montant des pensions dont ils n'avaient pas bénéficié depuis leur départ à la retraite et d'autre part, au montant des cotisations patronales et salariales à verser à la caisse d'assurance vieillesse pour bénéficier à l'avenir de la pension correspondant à l'activité exercée dans le cadre du mandat sanitaire.
Compte tenu du sens des arrêts du Conseil d'État, le ministère chargé de l'agriculture a choisi de mettre en place une procédure harmonisée de traitement des demandes d'indemnisation des vétérinaires sanitaires, dite « procédure de transaction ».
Celle-ci a été définie par une note de service en date du 24 avril 2012. Cette instruction permet d'estimer les montants versés à chaque vétérinaire sanitaire durant l'exercice du mandat.
Parallèlement, le ministère chargé de l'agriculture a participé à un certain nombre de travaux interministériels afin de finaliser la procédure transactionnelle, ce qui suppose la mobilisation des différentes administrations concernées et a généré un délai de traitement.
A ce jour, les modalités de mise en application de la procédure de transaction sont en passe d'être finalisées et des échanges réguliers ont lieu avec les représentants de la profession vétérinaire pour les tenir informés des travaux en cours.
Les premiers protocoles d'accord amiable devraient être signés dans les semaines qui viennent. Le règlement des dossiers éligibles concernera en priorité, avant la fin de l'année 2014, les vétérinaires ayant déjà fait valoir leurs droits à la retraite ainsi que ceux qui devraient cesser leur activité en 2014.

Prospectus



Le voir ici


Ressources

Comme vous le savez, les cotisations de ses membres constituent les seules ressources du GNVR.
Actuellement ces cotisations sont de 50 € pour les vétérinaires retraités et de 25 € pour les veuves ou veufs de vétérinaires.

Les moyens financiers sont utilisés de manière transparente pour le fonctionnement du Bureau directeur, pour l'édition bisannuelle de votre revue Véto Vermeil, le fonctionnement de la messagerie, la maintenance et la gestion du site Internet du GNVR, l'organisation de rencontres, de manifestations...


Siège

Le siège social du Groupe National des Vétérinaires Retraités est situé au sein de la Maison des vétérinaires 10 place Léon Blum 75011 Paris.

La Maison des vétérinaires abrite également le Syndicat National des Vétérinaires Français (SNVEL), l'Association Centrale d'entraide Vétérinaire (ACV), l'Association française de la famille vétérinaire (AFFV).


Organisation

gnvr

Pour organiser la vie de l'association, il existe un bureau directeur et un ensemble de délégués régionaux.

Le bureau

Le bureau directeur est composé de 9 membres.
Il se réunit périodiquement, à l'occasion des manifestations nationales organisées par le GNVR, à savoir la "Semaine nature" qui se déroule en mai-juin et le "Rassemblement d'automne", généralement au mois d'octobre.
De plus, en cas de besoin et à l'initiative du Président, le Bureau peut être réuni une ou plusieurs fois de plus en cours d'année.
Enfin, des contacts groupés par voie téléphonique ou en vidéo-conférence sont organisés entre deux ou plusieurs membres du Bureau.

Bureau 2015-2018
Fonction Nom Prénom Courriel Téléphone fixe Portable
Fonction Nom Prénom Adresse couriel Téléphone fixe Portable
Président
Représentant FSVF
CHAMPAGNAC André gnvr.president.achampagnac@gmail.com 0173748876 0601979385
Vice-Président
Site Internet/FSVF
LE GROUMELLEC Michel gnvr.site.mlegroumellec@gmail.com 0299087429 0609396239
Trésorier - Base de données CHOSSONNERY André gnvr.tresorier.achossonnery@gmail.com 0381613329 0687110909
Messagerie MAUDET Daniel gnvr.messagerie.dmaudet@gmail.com 0299719847
0614417599
Véto Vermeil DENIS Jean-Pierre gnvr.vetovermeil.jpdenis@gmail.com - 0663690657
Rassemblement d'automne HELFRE
REIX
Marc
Gilbert
mhelfre@gmail.com
gnvr.automne2.greix@gmail.com
0477541139
0549057340
0607479474
0631973428
Semaine nature CATENOT-GENTILETTI Claudette gnvr.semnat.ccatenot@gmail.com 0442703641 0676700035
Président honoraire (2000-2012) VERY Roger roger.very@wanadoo.fr 0383742268 -
Président honoraire (2012-2015) HELFRE Marc mhelfre@gmail.com 0477541139 0607479474

Les délégations régionales

Les délégations régionales sont chargées en particulier d'impulser des activités régionales et éventuellement interrégionales.

Délégations 2016
Région Nom Prénom Courriel Téléphone fixe Portable
Région Nom Prénom Courriel Téléphone fixe Portable
Alsace SCHRU0FFEGER Jean-Pierre schruoff@wanadoo.fr 0388356616 -
Aquitaine CARRARD Christian c.carrard@yahoo.fr 0553035688 0608959200
Auvergne BOUDON Jean-Luc mhboudon@free.fr 0470988423 0651074600
Basse Normandie MONNET Yves monnetyves@neuf.fr 0231401846 -
Bourgogne FICHOT Jean-François j-f.fichot@wanadoo.fr 0386551239 0608994177
Bretagne CONSTANTIN Marcel dominique-constantin@wanadoo.fr 0299550219 -
Centre BOURLIER Alain chantale.bourlier@orange.fr 0238981386 0672248609
Champagne Ardennes MESUROLLE Charles mesurollec@wanadoo.fr 0325270621 0670228374
Franche Comté
(à pourvoir)
Haute Normandie PLAIGNARD Jean-Charles plaignjc@numericable.fr 0277764289 -
Ile de France MOYON Pierre macmoyon@noos.fr 0140550067 0631968852
Languedoc Roussillon
(2 délégués)
BOUDET-DALBIN
LEPLAT
Jean-Marie
Gérard
jm.boudetd@free.fr
aurigena@free.fr
0467723790
0467293750
0618960576
0682682875
Limousin
(à pourvoir)
- - - - -
Lorraine VERY Roger roger.very@wanadoo.fr 0383742268 -
Midi-Pyrénées TROUCHE Pierre ptrouche@wanadoo.fr 0565742233 0607677217
Nord Pas de Calais VERRIELE Marc marc.verrielepro@orange.fr 0321955007 -
PACA
(à pourvoir)
Pays de la Loire EHKIRCH Jean-Paul jean-paul.ehkirch@orange.fr 0241561363 -
Picardie
(2 délégués)
GIRARD
CACHART
Daniel
Jean-Claude
daniel.girard.le-hamel@wanadoo.fr
jeanclaude.cachart@free.fr
0322266679
-
0670495088
0613273377
Poitou Charentes REIX Gilbert gilbert.reix@sfr.fr 0549057340 0631973428
Rhône Alpes HELFRE Marc mhelfre@gmail.com 0477541139 0607479474

Statuts

Statuts du Groupe National des Vétérinaires Retraités
Association loi 1901 (3 octobre 2006)
JO du 16 décembre 2006 p.6030

Article premier : Dénomination

Il est fondé, entre les adhérents aux présents statuts, une association régie par la loi du 1° juillet 1901 et le décret du 16 août 1901 ayant pour titre :
Groupe National des Vétérinaires Retraités — GNVR

Article deuxième : Objet, Durée

Le GNVR a pour but :
- la défense des intérêts moraux de ses membres,
- l’information du retraité en tout domaine : social, culturel ou professionnel,
- le maintien entre tous, d’un esprit d’entraide et d’amitié,
- l’affiliation éventuelle avec les autres organismes de retraités nationaux et européens susceptibles d’apporter un concours utile.
Sa devise est : Amitié - Solidarité. Le groupe s’interdit toute discussion ou manifestation présentant un caractère politique ou religieux.
La durée du GNVR est illimitée.

Article troisième : Siège social

Le siège social du Groupe est à la Maison des Vétérinaires, Fédération des syndicats vétérinaires de France, 10 place Léon Blum, 75011 Paris.
Il pourra être transféré par simple décision du conseil d’administration. La ratification par l’assemblée générale sera nécessaire.

Article quatrième : Composition

L’association se compose de membres adhérents.

Article cinquième : Admission

Peuvent être inscrits au Groupe, les vétérinaires ayant cessé leur activité professionnelle, quelle que fut la nature de celle-ci. Peuvent également être inscrits les conjoints de nos confrères décédés. Pour ce faire, il faut être agréé par le bureau lors de chacune de ses réunions, qui statue sur les demandes d’admission présentées.

Article sixième : les membres

Sont membres adhérents ceux qui versent annuellement la somme votée par l’assemblée générale, actuellement 47 euros.

Article septième : Radiation

La qualité des membres se perd par :
- la démission,
- le décès,
- la radiation prononcée par le conseil d’administration pour non-paiement de la cotisation ou pour motif grave, l’intéressé ayant été invité par lettre recommandée à se présenter devant le bureau pour fournir des explications.

Article huitième : Ressources

Les ressources de l’association comprennent les cotisations ainsi que les dons manuels.

Article neuvième : Conseil d’administration

L’association est dirigée par un conseil de 21 membres, désignés par les retraités de chaque région administrative.
Le conseil d’administration choisit parmi ses membres, au scrutin secret, un bureau composé de :
- un président
- un vice-président
- un secrétaire
- un trésorier
Ce bureau est élu pour trois ans.
En cas de vacance, le conseil pourvoit provisoirement au remplacement de ces membres. Les pouvoirs des membres ainsi élus prennent fin à l’époque où devrait normalement expirer le mandat des membres remplacés.

Article dixième : Réunion du conseil d’administration

Le conseil d’administration se réunit une fois au moins l’an sur convocation du président, ou sur la demande du quart de ses membres.
Les décisions sont prises à la majorité des voix : en cas de partage, la voix du président est prépondérante.
Tout membre du conseil qui, sans excuse, n’aura pas assisté à trois réunions consécutives, pourra être considéré comme démissionnaire.

Article onzième : Assemblée générale ordinaire

L’assemblée générale ordinaire comprend tous les membres de l’association.
Elle se réunit une fois l’an.
Quinze jours au moins avant la date fixée, les membres de l’association sont convoqués par les soins du secrétaire. L’ordre du jour est indiqué sur les convocations.
Le Président, assisté des membres du comité, préside l’assemblée et expose la situation morale de l’association.
Le trésorier rend compte de sa gestion et soumet le bilan à l’approbation de l’assemblée. Tous les ans l’assemblée fixe le montant de la cotisation.
Ne devront être traitées, lors de l’assemblée générale, que les questions soumises à l’ordre du jour. Les décisions seront prises à la majorité simple des assistants à l’assemblée.

Article douzième : Assemblée générale extraordinaire

Si besoin est, ou sur la demande de la moitié plus un des membres de l’association, le président convoque une assemblée générale extraordinaire, suivant les modalités prévues par l’article 11.

Article treizième : Règlement intérieur

Un règlement intérieur peut être établi par le conseil d’administration qui le fait alors approuver par assemblée générale.
Ce règlement éventuel est destiné à fixer les divers points non prévus par les statuts, notamment ceux qui ont trait à l’administration interne de l’association.

Article quatorzième : Changements, modification et dissolution

Le président doit faire connaître dans les trois mois, à la préfecture de Paris, tous les changements survenus dans l’administration ou la direction de l’association ainsi que toutes les modifications apportées à ses statuts.
En cas de dissolution prononcée par deux tiers au moins des membres présents à l’assemblée générale, un liquidateur sera nommé, et l’actif dévolu conformément à l’article 9 de la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901.

Signé par le Président et le Secrétaire le 12 novembre 2006


Comptes rendus internes

Compte-rendu de l’Assemblée générale 2013

Terrou, 9 octobre 2013 L'Assemblée générale du GNVR s’ouvre dans la grande salle de réunion du village vacances de Terrou sous la présidence de Marc Helfre. Tous les participants au Rassemblement d’automne sont présents, ainsi que des confrères de la région, soit 130 personnes.
Le président accueille les participants et les invités: François Courouble, président de la Caisse autonome de retraite des vétérinaires, la CARPV, Bernard Tillon et Damien Charton respectivement président et juriste de l’Association Vaise. Rapport d’activité du GNVR par le président Marc Helfre

1. Comité Directeur
Depuis son élection lors du rassemblement de Sulniac en 2012, le Comité directeur s’est réuni 2 fois dans les locaux de la Maison des Vétérinaires à Paris pour définir les fonctions et les responsabilités de chacun de ses membres. Il a aussi travaillé quotidiennement par télématique et communiqué avec les délégués régionaux et de nombreux adhérents.

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2. Délégués régionaux
2.1. Validation des nouveaux délégués
Alain Bourlier de 45200 Montargis remplace Michel Saigre dans la région Centre
Antoine Bruna-Rosso de 03330 Bellenaves remplace Georges Lucien en Auvergne
Gilbert Reix de 79400 St Maixent L’Ecole remplace André Freyche en Poitou-Charentes
2.2. Rappel du rôle des délégués
Représenter leur région au CA et à l’AG chaque année lors du Rassemblement d’automne
Faire connaitre les activités et les réalisations du GNVR dans leur région.
Organiser une journée régionale de rencontre sur un site intéressant avec un repas convivial, en invitant les nouveaux retraités, sans oublier les conjoints et les Veuves. Possibilité de regrouper 2 régions pour organiser ensemble les rencontresPossibilité de réaliser une rencontre sur 2 ou même 3 jours
Participer dans toute la mesure du possible au CA et à l’AG du Rassemblement d’automne
2.3. Moyens mis à disposition
Étiquettes adresses pour courrier, listing des retraités, listing des courriels
Avance financière pour les réservations, si besoin est. (à demander à André)
Il est important d’assurer une présence dans chaque région et de ne pas perdre un contact annuel avec les confrères. Si le contact se perd pendant plusieurs années il est difficile à recréer. S’il est soutenu, les participants sont de plus en plus nombreux chaque année. Le délégué peut profiter des problèmes de retraite très aigus actuellement pour recréer des contacts avec les retraités de sa région.
Les délégués qui souhaitent passer la main doivent proposer un successeur.
Cette année dans les différentes régions environ 700 personnes, vétérinaires et conjoints, ont participé au moins à une rencontre du GNVR.

3. Les activités nationales du GNVR
3.1. Participation à la Fédération des Syndicats Vétérinaires de France
La FSVF regroupe les Syndicats vétérinaires des différentes branches professionnelles. Elle représente la profession dans toutes les actions qui sont menées sur des sujets communs tels que : enseignement et recherche, formation et cursus, conseil d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale, santé publique, sécurité sanitaire des aliments, antibiorésistance, bien-être animal...
Elle suit le dossier de la retraite du vétérinaire sanitaire pour le compte du SNVEL et, dans son Conseil d’administration du 27 février 2013, elle a chargé le GNVR d’assurer la coordination des actions menées par les organisations qui s’occupent de cette question : FSVF, CARPV, VAISE, GNVR de manière à ce qu’elles mènent une démarche unitaire dans les négociations avec l’Administration
3.2. Les conclusions de l’enquête recensement du GNVR
Cette grande enquête menée auprès des vétérinaires retraités et des veuves de vétérinaires a suscité beaucoup d’intérêt puisque des fiches continuent à arriver tous les jours. Aujourd’hui 1210 vétérinaires retraités ont répondus (sur 3130) soit un taux de réponses de 39 %. Le taux de réponse des veuves est plus faible 125 réponses sur 865 soit 14 %.
Tous ceux qui ont répondus sont décidés à se battre pour faire reconnaitre leurs droits, mais ils sont souvent découragés par la mauvaise volonté de l’Administration qui a reçu des consignes pour ne pas répondre. C’est la raison de notre négociation collective. Les résultats sont éloquents, ils ont été publiés dans le Véto Vermeil de septembre. Deux chiffres sont à retenir :
72 % des dossiers subissent, aux dires de l’administration, la prescription quadriennale
70 % des dossiers sont incomplets (manquent l’arrêté de mandat sanitaire et/ou des justificatifs fiscaux)
La plupart des veuves sont dans l’impossibilité de constituer leur dossier.
3.2.1. Sur la prescription quadriennale
Tous les vétérinaires qui ont pris leur retraite avant l’année 2005 sont prescrits. En effet le droit à la retraire du vétérinaire sanitaire n’a été connu que par les jugements des cours administratives d’appel émis en 2009 et confirmée par l’arrêt du Conseil d'État du 14 novembre 2011. L’information qui a été diffusée par la FSVF et la CARPV, fin 2009, a permis aux Confrères retraités à partir de 2005 de rompre la prescription par une lettre RAR à leur DSV. C’est pourquoi nous demandons que la prescription quadriennale, si elle doit s’appliquer, ne puisse pas être mise en application avant l’année 2009. L’Administration s’y oppose.
3.2.2. Sur les dossiers incomplets
Les années pendant lesquelles le Vétérinaire était au forfait fiscal (1954 – 1974) ne donnent pas lieu à un justificatif et ne sont pas prises en compte par l’Administration. Des documents fiscaux ont été perdus ou égarés. Il y a beaucoup de « trous » dans les justificatifs. Pour ces années sans justificatifs, les confrères sont prêts à accepter une assiette forfaitaire que pour l’heure l’administration ne leur propose pas, mais qui semble être une possibilité reconnue.
Les arrêtés de Mandat sanitaire ne sont pas tous retrouvés et les DDPP appliquent les consignes de l’administration pour ne pas les rechercher. Il existe une possibilité de les retrouver aux archives départementales.
3.2.3. Sur les dossiers des Veuves de vétérinaires sanitaires
La circulaire du 24 avril 2012 précise que les demandes formulées par les veuves des vétérinaires qui auraient eu vocation à faire valoir leurs droits à indemnisation, peuvent être accueillies. Nous demandons que la prescription quadriennale ne leur soit pas appliquée et, qu’en raison de la difficulté à monter le dossier, l’assiette forfaitaire soit largement utilisée. La réponse de l’administration se fait attendre.
3.3. Le point sur la retraire du Vétérinaire sanitaire aujourd’hui
Depuis l’enquête la situation a un peu évoluée :
3.3.1. Les négociations collectives
Elles sont menées de concert par la FSVF, la CARPV, VAISE et le GNVR qui fait la coordination. Les interlocuteurs sont la DGAL et les Services juridiques du Ministère de l’Agriculture. A notre demande un représentant du Ministère des Affaires Sociales y participera également.
3.3.2. Les dossiers non prescrits
Ils ont été pris en charge par les services juridiques du Ministère, via les DDPP.
688 sont en cours de traitement dont 357 de retraités, 37 de veuves et 279 d’actifs. 480 ont fait l’objet d’une proposition aux vétérinaires, 400 pourraient être indemnisés avant la fin de 2013, mais personne n’a encore rien touché.
3.3.3. Les dossiers incomplets
Le code de la sécurité sociale précise que la régularisation doit couvrir l’ensemble des années d’activité, donc que toutes les années doivent être remplies, et que pour les années manquantes il convient d’utiliser l’assiette forfaitaire en vigueur.
C’est sur ces bases que nous négocions l’application de l’assiette forfaitaire pour les vétérinaires et les veuves. Le Ministère n’a pas encore donné son accord.
3.3.4. Les dossiers prétendus prescrits
L’administration reste bloquée sur sa position. Aucune négociation amiable ne semble possible. 45 requêtes individuelles ont été déposées auprès des tribunaux administratifs contestant l’application de la prescription quadriennale.
Les premières audiences ont eu lieu à Dijon et à Caen. Nous avons appris, après la tenue de l’Assemblée générale du GNVR, que toutes les requêtes ont été rejetées sans étude ni réponse sur le fond du dossier, mais en application de l’adage « nul n’est censé ignorer la loi ». Ces rejets en première instance, tous rédigés dans les mêmes termes, sans argumentation sur le fond, ne peuvent nous satisfaire et nous obligent à aller plus loin, mais ils vont encore reculer dans le temps la reconnaissance de nos droits et le versement de l’indemnité que l'État doit aux vétérinaires sanitaires depuis si longtemps.
Voici les recommandations du GNVR à tous les vétérinaires prescrits :
Envoyez à votre DDPP (ex DSV) votre Lettre RAR pour réclamer le bénéfice de la retraite du Vétérinaire sanitaire. Vous n’aurez aucune garantie de percevoir une indemnité, mais vous aurez pris rang et vous aurez renforcé notre négociation collective.
La parole est ensuite donnée au Président de l’Association VAISE, Bernard Tillon, et à son juriste Damien Charton qui suivent depuis des années le dossier Retraite du Vétérinaire sanitaire. Ils soutiennent les actions en justice menées par les vétérinaires, les aident à monter leurs dossiers et participent à toutes les négociations avec la DGAL. Ils répondent à de nombreuses questions.

4. Participation à la Confédération Nationale des retraités des professions libérales CNRPL
Le rapport d’André Champagnac montre à l’évidence que l’activité de la confédération est faible et que la participation du GNVR à cette organisation n’apporte rien. Le Conseil décide de suspendre le versement de la cotisation jusqu’à nouvel ordre.

5. Projet de loi sur les retraites et risque d’étatisation des caisses de retraites autonomes des professions libérales Dans le projet de loi qui va être voté par le Parlement, le gouvernement a introduit sans aucune concertation un article 32 qui impose un Directeur nommé par le gouvernement à la tête de la caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales la CNAVPL, pour un contrôle permanent et une « meilleure gestion » des Caisses professionnelles, dont celle des Vétérinaires, la CARPV. Cette mesure signifie l’étatisation de nos retraites, la fin de l’autonomie de gestion et à terme la mainmise sur nos réserves.
Or nos caisses, et en particulier la CARPV, sont bien gérées et toutes bénéficiaires. La CARPV avec les 9 autres caisses qui constituent la CNAVPL, demande le retrait de cet article 32 du projet de loi et chacun des membres du GNVR a contacté son député pour exiger ce retrait.
Le Président de la CARPV François Courouble, invité à l’Assemblée générale du GNVR, va faire aujourd’hui à la fin de notre Assemblée générale le point sur ce dossier. L'assemblée générale exprime son accord pour soutenir son action.

6. Véto Vermeil
La revue du GNVR Véto Vermeil est depuis une année gérée par Jean-Pierre Denis. Les deux numéros de 2013 sont sortis comme d’habitude fin février et début septembre, avec un petit décalage en septembre en raison des vacances. Comme avec le précédent rédacteur André Freyche, leur contenu est riche et varié. Chacun exprime sa satisfaction devant la qualité de la revue.
Jean-Pierre Denis précise qu’il gardera la date du 28 février pour le numéro de printemps expédié à tous les vétérinaires retraités ou à leurs conjoints (textes à remettre avant le 31/12/2013) et propose la date du 15 septembre pour le numéro d’automne (textes avant le 30.06.2014) qui n’est expédié qu’aux adhérents à jour de leur cotisation au GNVR. Il sollicite l’envoi d’informations, de comptes-rendus, de photos et de textes ou d’anecdotes pouvant intéresser l’ensemble des confrères. L’assemblée demande que l’appel de cotisation, ainsi que les inscriptions aux manifestations nationales soient bien mises en évidence.

7. Messagerie électronique du GNVR
La passation de responsabilité entre Charles Mesurolle et Daniel Maudet est en cours et chacun retrouve, sous une forme un peu différente, les mêmes informations : avis de décès, annonces de réunions, informations professionnelles… Les problèmes de fichiers seront réglés lors d’une réunion spécifique du Comité directeur en novembre. Le Conseil a adopté l’idée d’un fichier unique tenu par André Chossonnery regroupant l’ensemble des informations concernant les retraités. Ce fichier reste à la disposition de tous, mais chacun doit contribuer à le nourrir.

8. Rapport financier par le trésorier André Chossonnery
Année 2012
Le budget de l’année 2012 se monte à 80 000 €
Les recettes (cotisations) : 1378 vétérinaires cotisants et 163 Veuves
Les principales dépenses concernent :
La Revue Véto Vermeil : 34 %
Les cotisations (FSVF, CNRPL) et dons versés (ACV, AFFV) : 18 %
Les frais et indemnités des délégués : 10 %
Les frais de réunions (FSVF, DGAL…) : 12 %
Les frais de gestion et de fonctionnement du comité directeur : 14 %
Les participations aux semaines de printemps et d’automne : 12 %
Année 2013
Le budget prévisionnel laisse apparaitre :
Une progression du nombre de cotisants vétérinaires 1484, mais une diminution de celui des veuves 128, au 8 octobre 2013. Une diminution des frais d’impression de Véto Vermeil (- 36 %)
Une augmentation des frais de réunion, nécessitée par la mise en place de la nouvelle équipe de direction (+ 5 %)
Globalement le budget variera peu par rapport à l’année précédente. Il restera en équilibre.
A noter que les 2 comptes secondaires GNVR Semaine nature et GNVR Rassemblement d’automne tenu par Pierre Trouche et Marc Helfre sont désormais intégrés dans un compte GNVR consolidé.
Le Conseil propose à l’AG de reconduire le montant de la cotisation annuelle, soit 50 € pour les vétérinaires et 25 € pour les veuves. Dans le cas d’un couple de vétérinaires chacun paie une cotisation. L'assemblée générale valide cette proposition.
Le président demande à l’Assemblée de voter son rapport d’activité et les orientations qu’il propose. Le rapport d’activité est voté à l’unanimité.
Il demande ensuite de donner quitus au trésorier pour le bilan 2012 et le prévisionnel 2013 qu’il a présentés dans son rapport financier. Le rapport financier est voté à l’unanimité.

9. Semaine nature 2013
Organisée à Gréoux-les-Bains, la semaine nature a été très réussie : qualité de l’hébergement, de la nourriture, de l’animation, très belle région, randonnées bien choisies.
La semaine nature 2014 sera organisée du 18 au 24 mai 2014 dans les Alpes (Aix les Bains)

10. Rassemblement d’automne 2014
Il aura lieu en 2014 dans la moitié nord de la France en Sologne du 6 au 11 octobre 2014.

11. Site du GNVR
Le site du GNVR sera entièrement refondu par Jean-Pierre Denis pour être plus accueillant, facile d’accès, mieux structuré. Il est prévu de mettre en place une partie ouverte au grand public avec des informations sur le GNVR son rôle, ses activités… Et une partie réservée aux adhérents, accessible avec un mot de passe pour des informations plus ciblées, des comptes-rendus d’Assemblée générale, les anciens exemplaires de Véto Vermeil...
Le projet est à l’étude et sera présenté en 2014.

Intervention du Président de la CARPV François Courouble

François Courouble remercie le GNVR pour son invitation et se déclare heureux de ce dialogue direct avec les retraités. Il expose les dangers que représentent pour les professions libérales le maintien de l’Art. 32 dans la loi sur les retraites avec la mise en place d’un administrateur du gouvernement à la tête de la CNAVPL : perte de l’autonomie de gestion, risque d’être intégré dans l’assurance vieillesse du régime général, risque d’absorption des réserves...
Il expose ensuite la gestion de la CARPV à l’aide de tableaux :
Le ratio démographique cotisants/allocataires reste bon 2,17 mais il a baissé depuis 2 ans
Grâce aux mesures prises le versement des pensions de retraites est assuré pour au minimum 20 ans, dans les conditions actuelles bien sûr. Les tableaux présentés durant l'Assemblée générale seront publiés par la CARPV.
En conclusion François Courouble demande que le GNVR continue à soutenir son action pour le retrait de l'art. 32 du projet de loi sur les retraites lors de son vote à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Il s’engage à revenir l’an prochain à l’Assemblée générale 2014 du GNVR.

L'Assemblée générale 2013 du GNVR est close à 23h.

Compte-rendu de l’Assemblée générale 2012

Sulniac le 03 octobre 2012
L’AG réunit 108 participants : vétérinaires retraités et leurs conjoints et les veuves de vétérinaires
Le Président Roger VERY en fin de mandat présente son successeur élu lors du Conseil d’Administration du GNVR du 2 octobre : Marc HELFRE.

Celui-ci se présente à l’Assemblée :
Agé de 74 ans, sorti de l’Ecole Vétérinaire de Lyon en 1960, Marc HELFRE a exercé 18 ans en clientèle à Saint-Galmier dans la Loire. Il a créé le GTV régional Rhône Alpes et exercé des responsabilités au plan national comme vice président de la SNGTV et délégué au Conseil d’Administration du Syndicat national des Vétérinaires. Il a ensuite créé et dirigé une centrale professionnelle d’achat et de distribution de médicaments et de matériels vétérinaires à Lyon, COVELY, et est à l’origine d’ALCYON. A sa retraite il a assuré le secrétariat et la gestion de l’Association internationale Coopération et Echanges Vétérinaires Est Ouest, CEVEO.

Le Président VERY présente les décisions prises la veille en Conseil d’Administration ainsi que les comptes de l’Association. Il les reprend point par point et les fait valider par l’Assemblée.

1. Délégués Régionaux - BRETAGNE : le délégué Philippe DAUNAY est remplacé par : Marcel CONSTANTIN la petite Tertrais 35830 BETTON tél. 02 99 55 02 19
- FRANCHE-COMTE : le délégué Philippe DUMONT est remplacé par : Jean-Jacques MUGNIER 37 rue du clos Barbey 70700 Autoreille tél. 03 84 32 29 35
- AUVERGNE : nécessité de trouver un remplaçant à Georges LUCIEN démissionnaire
- PACA EST : nécessité de trouver un remplaçant à Pierre DAYNES démissionnaire.
Les réunions régionales au moins une fois l’an regroupant les Vétérinaires retraités et les Veuves sont très appréciées par les Confrères. Elles permettent de faire connaitre les activités du GNVR et de rassembler sur place en une journée un plus grand nombre de personnes. Pour faire vos invitations demandez des étiquettes adresses à André CHOSSONNERY achossonnery@wanadoo.fr

2. Relations avec la FSVF Fédération des Syndicats Vétérinaires Français
Le GNVR, n’ayant plus depuis 2006 le statut de Syndicat, est membre Associé de la FSVF avec voix uniquement consultative. Cependant il cotise à hauteur de 1/2 AMO par adhérent par an, soit 14% du budget de la FSVF. Cette situation parait anormale et certains membres du CA veulent la remettre en cause et parlent même de sortir. Le nouveau président s’oppose à cette dernière hypothèse. Il considère que le groupe des Retraités doit être solidaire de la profession active et lui apporter son appui. Le Conseil demande à Marc HELFRE de prendre en mains ce dossier et de trouver une solution permettant au GNVR de mieux faire entendre sa voix et de pouvoir exprimer son avis dans toutes les actions menées par la FSVF, faute de quoi la cotisation pourrait être revue.

3. Relations avec la Confédération Nationale des Retraités des Professions Libérales
Le représentant du GNVR dans cette Confédération André CHAMPAGNAC considère que la CNRPL n’apporte rien aux Vétérinaires et qu’elle tourne en rond. La CNR, Confédération Nationale des Retraités, est beaucoup plus active, mais est surtout constituée par des syndicats de salariés. Sa revue qui parait 4 fois par an donne des informations qui peuvent nous intéresser. Le GNVR la fera connaitre et chacun peut, pour 10 €, s’y abonner ( Voir Veto Vermeil de Février 2013).

4. Semaine nature
En mai 2012 à Merlimont dans la Somme, la semaine nature a attiré plus de 100 personnes et a été une réussite. Cependant le responsable Pierre TROUCHE montre une certaine inquiétude en raison de la proportion de plus en plus grosse des excursionnistes par rapport aux randonneurs. Les deux groupes sont maintenant d’égale importance, ce qui majore les frais de transport en cars.
En conséquence, le Conseil décide que le GNVR participera à la charge des transports.
Pour 2013 Pierre TROUCHE aidé par Claudette CATENOT propose une semaine nature du dimanche 26 mai au dimanche 2 juin 2013 à GREOUX les Bains Hôtel CHATEAU LAVAL. Les inscriptions seront plafonnées à 100 personnes. ptrouche@wanadoo.fr
Les deux groupes randonneurs et excursionnistes seront maintenus.

5. Etat du Groupe
Depuis 1 an André CHOSSONNERY a pris en mains le fichier des Vétérinaires Retraités, l’a réorganisé et fiabilisé. Les erreurs d’adresses, et donc les retours de Véto Vermeil, sont de plus en plus rares. André étant également le Trésorier du GNVR nous connaissons exactement le nombre de cotisants à notre groupe. Nous étions au 1er octobre 2012 :
1344 vétérinaires cotisants, contre 1289 l’an dernier, soit 44% des vétérinaires retraités, et 157 veuves.
Cette année encore le Véto Vermeil d’été ne sera envoyé qu’aux cotisants pour inciter les autres à régler leur cotisation.

6. Trait d’Union Informatique MESUROLLEC
Le TUI est un grand succès. Il compte plus de 1 400 utilisateurs.
Cette réussite est l’œuvre de Charles MESUROLLE qui a fait un travail considérable tant sur le plan télématique que sur le plan humain en prenant contact avec chaque utilisateur pour l’accueillir et le guider, surtout lors des décès dans les moments les plus douloureux. Merci Charles!
Charles va maintenant passer progressivement le relais à Daniel MAUDET (56350 Allaire) jeune retraité qui a accepté de continuer cette mission et de développer le TUI dans de nouveaux domaines réservés aux adhérents du GNVR.

7. SITE GNVR
Le site est tenu par Daniel CLAUSNER www.veterinaireretraite.com
Il reprend tous les Veto Vermeil et tous les comptes-rendus. Nous ne connaissons pas sa fréquentation. Le Conseil demande d’établir des statistiques de fréquentations et les suivre. Faire des relances régulières sur le véto Vermeil et sur le TUI.

8. Veto Vermeil
Ce journal du GNVR, qui depuis 15 ans a porté la communication de notre groupe, est un outil précieux qu’André FREYCHE a réalisé avec une grande compétence. Trouver un successeur à André n’a pas été chose facile.
Jean-Pierre DENIS a accepté ce challenge. Son parcours professionnel et ses compétences informatiques vont être précieux. Il prend en mains le VV dès aujourd’hui et sortira le numéro de février 2013 comme prévu. Les membres du Conseil peuvent lui envoyer de la matière pour notre revue. jpdenis@free.fr

9. Voyages GNVR
Le Conseil d’Administration considère que les voyages à l’étranger, qui ne concernent qu’un petit nombre de personnes, ne sont pas du ressort du GNVR.
A l’avenir, le GNVR ne cautionnera plus les voyages organisés par Georges LUCIEN ou par qui que ce soit. Bien entendu chacun est libre de répondre à titre personnel à telle ou telle proposition.

10. Comptes 2011
Les comptes 2011 ont été tenus par l’ancien Trésorier Georges LUCIEN.
Ils font apparaitre des recettes provenant des cotisations des adhérents légèrement supérieures aux dépenses et donc un résultat positif qui viendra conforter les réserves de notre Association.
L’Assemblée approuve les comptes 2011 à l’unanimité et donne quitus aux dirigeants.

11. Montant de la cotisation 2013
La cotisation 2013 est inchangée : 50 € pour les Vétérinaires Retraités et 25 € pour les Veuves.

12. Budget prévisionnel 2012
Le budget prévisionnel 2012 sera légèrement négatif en raison des frais supplémentaires occasionnés par la mise en place des nouveaux responsables dans les fonctions principales du GNVR.

13. Retraite du Vétérinaire sanitaire, Association VAISE
Le GNVR suit attentivement l’action menée par l’Association VAISE sur le rattrapage des arriérés de retraite des vétérinaires sanitaires avant 1989. Une réunion importante aura lieu le 10 octobre au Ministère de l’Agriculture. Le GNVR en attend le résultat pour prendre position.
Une information est donnée aux participants vendredi 5 octobre à Sulniac.

14. Rassemblement d’automne 2013
Il aura lieu au sud de la Loire et sera organisé par le nouveau Président Marc HELFRE.

15. Nomination du président honoraire
Sur proposition de Marc HELFRE, Roger VERY est nommé à l’unanimité Président honoraire du GNVR.

16. Constitution du nouveau bureau du GNVR
Président Marc HELFRE mhelfre@gmail.com
Vice Président Jean LEROUX pour 2013 j.leroux10@wanadoo.fr
Trésorier André CHOSSONNERY achossonnery@wanadoo.fr
Trésorier adjoint André CHAMPAGNAC a.champagnac-al66@veterinaire.fr
Secrétaire Daniel CLAUSNER dan_clausner@yahoo.fr
Secrétaire adjointe Claudette CATENOT jean.catenot@wanadoo.fr
Responsable Semaine nature Pierre TROUCHE ptrouche@wanadoo.fr
Responsable Veto Vermeil Jean-Pierre DENIS jpdenis@free.fr
Responsable Télématique Daniel MAUDET maudet@free.fr

Remerciements à Roger VERY, André FREYCHE et Charles MESUROLLE
Marc HELFRE au nom de toute l’Assemblée remercie les 3 anciens responsables de l’Association :
Roger VERY pour sa présidence efficace, son humour, ses bons mots et sa prose
Charles MESUROLLE pour avoir créé et développé le Trait d’Union Informatique avec talent
André FREYCHE pour avoir fait de Véto Vermeil un outil indispensable pour le GNVR
Tous trois très émus sont applaudis par une assemblée très chaleureuse et reconnaissante.

Relations

Autres associations

Le GNVR entretient des relations avec de nombreuses associations et structures telles que :

L'ordre national des vétérinaires
http://www.veterinaire.fr

ordre

La CARPV (Caisse autonome de retraite et de prévoyance des vétérinaires)
http://www.carpv.fr

carpv

Le CEVEO (Coopération et Echanges Vétérinaires Est-Ouest)
http://www.ceveo.org/fr

ceveo

France-Allemagne Vétérinaires
http://www.france-deutschland-vet.org

acv

L'ACV (Association centrale d'entraide vétérinaire)
http://asso-acv.veterinaire.fr

acv

Vétos Entraide
http://www.vetos-entraide.com

vetoentraide


Présentation de la CNRPL

La Confédération Nationale des Retraités des Professions Libérales est une association régie par la loi de 1901, créée en 1980, qui regroupe actuellement près de 20 000 adhérents des associations de retraités suivantes :

– Fédération des Associations Régionales des Allocataires et prestataires de la C.A.R.M.F. (médecins)
– Confédération des Syndicats Médicaux Français Retraités
– Syndicat National des Médecins Concernés par la Retraite
– Union des Chirurgiens-Dentistes Retraités
– Fédération Française d'Associations de Retraités Expert-Comptables et Commissaires aux Comptes
– Association des Syndicats Nationaux des Chirurgiens-Dentistes
– Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Retraités
– Groupe National des Vétérinaires Retraités
– Association Nationale des Notaires Retraités
– Union Nationale des Amicales d'Agents Généraux d'Assurances
– Association Nationale des Géomètres Experts Retraités
– Association Nationale des Retraités de l'Economie et de la Construction
– Association Nationale des Avocats Honoraires des Barreaux Français
– Union Nationale des conjoints des Professionnels Libéraux
– P.S.Y.G. (psychologues)
– Société Française des Traducteurs

Siège : 46, boulevard de La Tour-Maubourg, 75007 PARIS (siège de l'U.N.A.P.L.). Site internet : http://www.cnrpl.fr

Ses objectifs sont :

– Regrouper toutes les associations et groupements de retraités et allocataires qui désirent défendre les intérêts moraux, sociaux, matériels et fnanciers des retraités des professions libérales,
– Informer ses adhérents par des réunions, publications et conférences,
– Etablir la liaison avec les associations homologues des actifs des mêmes professions (les ordres, les syndicats et autre structures professionnelles représentatives).

Elle permet en particulier de fructueux échanges d'informations entre les différents groupes de retraités libéraux.
Pour une action plus effcace, la CNRPL adhère depuis quelques années à la Confédération Française des Retraités (CFR, http://www.retraite-cfr.fr). La CFR publie 4 fois par an le « Courrier des Retraités ».

André Champagnac
Délégué du GNVR à la CNRPL


Activités

Messagerie

messagerie

Après une annonce de l'existence de ce nouveau service du GNVR le 27 octobre, c'est le 1er novembre 2004 qu'a été envoyé le premier message du "Trait d'Union Internautique"ou "TUI" créé et alimenté par Charles MESUROLLE jusqu'en octobre 2012. Le service est désormais assuré par Daniel MAUDET.

La diffusion du TUI touche actuellement environ 1800 confrères, sur 3400 retraités et 850 veuves/veufs.
Nous en sommes, à mi février 2014, au 881ème message envoyé.

Au départ, il s'agissait d'informer rapidement les confrères retraités des décès au fur et à mesure de leur survenue. Ensuite, au fil du temps, d'autres éléments d'information ont pu être ajoutés dans les messages, complétant ainsi les échanges entre confrères.


Véto Vermeil

La revue Véto Vermeil a vu le jour en juillet 1992, sous l'impulsion de Remi MORNET et la houlette de son premier rédacteur en chef, Gérard PEZIERES qui a édité les numéros de 1 à 18.

André FREYCHE a assuré sa succession et a produit les n° 19 à 41 (août 2012), ce qui représente 23 numéros et près de 69000 exemplaires diffusés.

Enfin, Jean-Pierre DENIS a pris sa suite avec le n°42.

Cliquer pour lire une revue

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Promotions

Les différentes promotions organisent de leur propre chef et plus ou moins régulièrement des sorties, visites rencontres... Les annonces de ces manifestations se font, pour certaines, par le canal de Véto Vermeil. Elles pourraient être plus rapidement faites par l'intermédiaire de la messagerie ou du site Internet. Les organisateurs pourraient donc utiliser ces canaux... A bon entendeur...

Les comptes rendus, nombreux, des activités des promotions continueront à être intégralement publiés dans les numéros successifs de Véto Vermeil. En revanche, étant donné qu'en général une seule photo accompagne le texte, vous pouvez envoyer des photos à placer sur le site à destination de la rubrique "contributions".

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Régions

Compte rendu

Rencontre Picardie 2017
La rencontre annuelle des vétérinaires retraités de Picardie a eu lieu le jeudi 8 juin à Soissons, au programme visite des merveilles gothiques de la ville.
Contact Daniel GIRARD 1, rue du hamel 80230 Brutelles
daniel.girard.le-hamel@wanadoo.fr


Journée des vétérinaires retraités de Picardie


gnvr

SOISSONS le 8 juin

Par une belle journée ensoleillée nous nous sommes retrouvés en petit nombre mais épaulés par des confrères du Nord Pas de Calais et de Seine Maritime à la brasserie le Clovis pour attendre avec un café réconfortant notre guide.

Notre première visite fut celle de la Cathédrale Saint Gervais Saint Protais merveille gothique architecturale dont malheureusement la rosace a été victime de la dernière tempête Nous avons pu admirer l’adoration des bergers tableau de Rubens qui a beaucoup voyagé et qui est parfaitement mis en valeur.

Puis quelques pas nous emmenèrent à l’hôtel de Barral dont la réhabilitation est l’objet depuis plusieurs années d’un couple passionné. Beaucoup de gout dans l’ameublement et le décor des somptueuses pièces de réception.

C’était la demeure du trésorier payeur général du moins son équivalent à l’époque ce qui explique cette décoration.

Après le déjeuner nous sommes repartis à pied pour visiter le site de l’abbaye Saint Jean des Vignes, fondée en 1076, de l’église il ne reste plus que la façade avec ses deux tours, on visite aussi le réfectoire, le cellier, et le cloître. Nous avons fini notre visite par la chapelle saint Charles et ses boiseries du XVIIIe siècle.

Lors de la séparation rendez vous pris pour l’année prochaine dans la Somme.



Rencontre Bretagne et Pays de Loire 2016






Semaine nature

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Comptes rendus

Semaine Nature 2013

Le récit de l'excursionniste
Accueil le dimanche soir le 23 mai dans un magnifique domaine réduit à 30 ha alors qu’il en faisait 300 quand, de retour au pays après avoir fait fortune au Mexique, un nouveau riche entreprend de créer ce domaine et d’y planter des arbres et plantes magnifiques, à l’image du village et de son agencement avec ses petites maisons fort agréables. Accueil chaleureux du personnel. Les grenouilles croassent pour nous souhaiter la bienvenue.

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Emploi du temps et distractions pour les anciens sportifs
Visite du domaine, de la ferme pédagogique et du château dans lequel notre indispensable Jacques nous fait une formation œnologique destinée à nous permettre d’acheter, en connaissance de cause, le vin dégusté dans le local de Mr Régusse, aussi aimable que son breuvage.

Excursions et visites guidées
Marché provençal de Forcalquier. Visite de l’entreprise « l’Occitane » : exemple d’une réussite mondiale exceptionnelle. Olivier Beausson a 23 ans quand il fait un voyage au Burkina Faso et rapporte du beurre de karité, un fruit qui pousse en Afrique de l’ouest. Il trouve un vieil alambic et se lance dans les parfums, cosmétiques et autres crèmes pour rester jeune (ces produits qui sont les linceuls de la beauté) en utilisant toutes sortes de plantes comme les fleurs jaunes de l’Immortelle. Une trentaine d’années plus tard les produits sont vendus dans le monde entier, quelques uns aux femmes de vétérinaires.
Ecomusée de l’Olivier à Volx et visite sous la pluie et le mistral de Lurs le village de Gaston Dominici. A Quinson, haut lieu de la Préhistoire, nous avons appris à allumer le feu avec un silex, une pierre ferrugineuse, comme la marcassite, et de l’amadou. Notre « instructeur » était sans doute attristé de voir ses feux de paille allumés si difficilement s’éteindre aussi facilement. Il ne retrouvera pas plus la flamme nécessaire pour nous maintenir en haleine lors de la visite du Musée de la Préhistoire, pourtant grandiose.
Promenade sur le lac d’Esparron, le troisième des cinq lacs de barrage sur le Verdon après Castillon près de Castellane, puis Chaudanne, et enfin en amont de Gréoux, la retenue à Vinon sur Verdon qui sert en partie pour alimenter le canal de Provence. Le lac d’Esparron (1967) est suivi du lac de Ste Croix (1970) qui avec ses 22 km² est le deuxième lac après celui de Serre-Ponçon (déjà vu). Il ne faut pas polluer la réserve d’eau d’Esparron (bateaux électriques) puisqu’elle sert à alimenter le canal de la Durance et à mouiller le pastis des villes comme Aix et Marseille.
Le « guide » du château de Sauvan, baptisé le « Petit Trianon de Provence », construit début du XIX ème siècle, avec sa façade classique de cinquante fenêtres, son jardin, sa pièce d’eau, ses paons et une belle perspective sur le village, allait nous surprendre. Qui est cet homme avec sa canne au pommeau d’argent, qui nous parle de l’histoire du château comme si c’était le sien? Un château soit disant habité alors qu’il n’a été construit que pour faire la fête. Il sait que la comtesse de Galleau Forbin-Janson avait voulu se substituer à la reine Marie Antoinette à la Conciergerie pour mourir à sa place, ce qu’une grande ressemblance aurait pu rendre possible si la supercherie n’avait été découverte. Il déplore que, bien plus tard, une fille de la propriétaire soit montée dans les appartements en chevauchant un fier destrier pour s’apercevoir que pour le faire descendre c’était toute une autre affaire ! Il nous raconte en détail les difficultés rencontrées pour acquérir toutes les œuvres d’art, certaines uniques, d’autres extrêmement rares dont quelques unes ont nécessité des années de négociations. Il nous fait part du souci des propriétaires qui n’apprécient pas les frais et taxes à payer et qui pourtant se refusent à renoncer à ce patrimoine national qu’ils voudraient voir entretenir par le Conseil Général pour ne pas « tomber » entre les mains de riches étrangers Chinois, Japonais ou Russes. Hypothèse qui pourrait se préciser d’ici peu vu qu’ils n’ont pas de descendants ! Avant de quitter les lieux nous sommes passés par le magasin de souvenirs tenu par une personne toute aussi énigmatique alors que son collègue demandait avec insistance de ne pas oublier le guide en surveillant les pièces ou billets qui tombaient dans la corbeille posée devant lui. Les commentaires vont bon train, drôle de guide qui défend avec passion les propriétaires, drôle de châtelain qui demande de la petite monnaie pour entretenir le bâtiment qui, comme il nous l’a montré, n’a pas fini d’être restauré puisque une aile est encore dans un état lamentable. Un antiquaire délicat, probablement avec un associé dans la boutique? Après enquête de vérité, les frères Allibert ont acquis le bâtiment en 1981 et depuis, en vrais passionnés, y consacrent leur temps et leur fortune. Nous les encourageons à persévérer ; la restauration du jardin à la Française étant maintenant devenue une priorité. Mais ce sont bien les Gorges du Verdon qui nous laisseront le meilleur souvenir. Grandiose! Les marcheurs y ont laissé quelques gouttes de sueur ce qui leur donne l’autorisation d’en parler mieux que nous.

Animations en soirée par l’équipe très motivée et compétente du domaine et, une autre, par Bernard Ehlig très appréciée par un nombreux public.

Bernard Ehlig

Le récit du randonneur
Pour la première fois, je participais avec mon épouse à la Semaine Nature et dès notre arrivée nous sommes frappés par la bonne humeur et la convivialité qui règnent dans le groupe.

Mardi
Une grande randonnée nous attend en Pays Dignois pour la journée : bonnes chaussures, sac à dos, panier repas, k-way, rien ne manque sauf le soleil.
anique. Partis du chalet de la Maline, une longue descente (450 m de dénivelé) les a amenés au bord de ses éblouissantes eaux du Verdon entourées d'imposants à-pics. Attention, mieux vaut s'abstenir de lever la tête pour admirer les ocres des falaises ou le vol des vautours fauves mais plutôt de calculer où poser son pied : gare aux entorses!
Le passage de la Brèche Imbert avec sa rude montée taillée dans le roc et les 220 marches des échelles métalliques représentent une difficulté tangible pour le randonneur moyen, mais les Vétos, même retraités, ont des ressources! Profitant d'une bonne forme, ils ont effectué une rallonge pour visiter la Mescla, très beau lieu où se mélangent les eaux du Verdon et de son affluent I'Artuby. La fin de randonnée se termine par les fameux tunnels conduisant aux dernières rampes pour atteindre le point Sublime. Selon les échos de Jean-Paul Berruyer relatés ci-dessus, ce fut une superbe journée de 18 km accomplis en 6 heures sans incidents, au sein de cette merveille de la nature, lieu remarquable et classé.
L'autre groupe, toujours sous un beau soleil, découvre la ville médiévale de Forcalquier, son cimetière, célèbre par le cloître de verdure formé par ses allées d'ifs taillés, avant de randonner sur les collines. Nous cheminons sur les sentiers escarpés tout en admirant la flore (la lavande, I'orchidée sauvage, les ophrys bourdon...) et nous enivrons de tous les parfums. En fin de matinée un étrange paysage nous apparaît, les Mourres : qu'ils sont étranges ces champignons de pierre, forêt de sédiments où le vent y souffle sa mélodie en s'engouffrant sous les arches créées par l'érosion. Nous profitons de ce spectacle surprenant pour pique-niquer avant de repartir pour le plateau de Ganagobie, et là, impossible de manquer la vue sur la vallée de la Durance qui s'étale dans le lit restreint que les hommes lui ont façonné. Puis, au milieu des chênes-verts, nous découvrons la petite église du XIIe siècle, avec son portail très ouvragé, ses magnifiques mosaiques romanes, abritant encore quelques moines bénédictins.

Samedi
Nous terminons cette Semaine nature en apothéose, au dessus de Moustiers Sainte Marie, accompagnés par notre guide Jean-Bernard, et survolés par un impressionnant Circaète (rapace de 2,80 m d'envergure), au milieu des oliveraies et de la cédraie, jusqu'aux landes arides du plateau ; pique-nique au bord d'un cours d'eau limpide qui permet de rafraichir le rosé! avant de redescendre vers Moustiers en empruntant la voie romaine très caillouteuse; au loin le lac Sainte Croix, magnifique point de vue!...

Encore un grand merci aux organisateurs pour ce programme bien dosé et I'ambiance amicale et chaleureuse qui a régné durant tout le séjour.

Jean Louis Constantin


Histoire

Une fois l'an, tous ceux qui aiment prendre un grand bol d’air tout en retrouvant une ambiance confraternelle, chaleureuse et conviviale, qui aiment notre beau pays, se rencontrent en mai ou en juin, pour parcourir un choix de sites dans une région, accompagnés des guides professionnels et passionnants.

Baton en main, sac à dos, chaussures de marche, ceci pour les plus intrépides… Pour les autres, des cars permettent les mêmes découvertes, dans la même ambiance, mais en ajustant l'effort aux capacités de chacun.
Tout le monde se retrouve bien entendu pour les repas et le logement. Tout cela à des prix étudiés dans une hôtellerie de qualité.

Ces semaines de visite ont été organisées par Rémi MORNET, Jean LEROUX, Pierre TROUCHE et le sont actuellement par Claudette CATENOT.

1989 Courchevel (Savoie)
1990 Luberon (Vaucluse)
1991 Pays Cathare (Aude)
1992 Florac (Lozère)
1993 Guillaumes (Alpes Maritimes)
1994 Saint Lary
1995 St Bonnet en Champsaur (Hautes Alpes)
1996 Casteljau (Ardèche)
1997 Guadeloupe
1998 St-Jean-Pied-de-Port (Pyrennées Atlantiques)
2009 Vallée d’Ossau (Pyrenées Atlantiques)
2010 Villers le Lac (Doubs)
2011 Vogüé (Ardèche)
2012 Merlimont (Pas-de-Calais)
2013 Gréoux-les-Bains
2014 Aix-les-Bains
2015 Hyères (Var)
2016 Les Sables d'Olonne (Vendée)
2017 Endaye
1999 Super Besse (Puy de Dôme)
2000 Praz sur Arly (Loire Atlantique)
2001 L'Isle sur la Sorgue-Luberon (Vaucluse)
2002 Fournels (Lozère)
2003 Villard-Sallet (Savoie)
2004 Ax-les-Thermes (Ariège)
2005 Trégarvan-Crozon (Finistère)
2006 Maurs (Cantal)
2007 Meolans-Revel (Alpes Maritimes)
2008 St Jean de Sixt (Haute Savoie)

Où sommes-nous déjà allés?

Semaine nature SN (en bleu), Rassemblement d'automne RA (en rouge), (en vert les 2) - Faites glisser le pointeur...


Rassemblement national

Histoire

C’est l'occasion, chaque année à l’automne, d'une rencontre entre vétos durant 4 ou 5 jours, permettant d'explorer ensemble quelques sites remarquables dans une région touristique, également de se réunir en assemblée générale pour décider de la vie du GNVR.
Un moment privilégié de convivialité et d'échanges.

1992 Ajaccio (Corse du Sud)
1993 Bordeaux (Gironde)
1994 Paris
1995 Saint-Jean-de-Monts (Vendée)
1996 Amboise (Indre et Loire)
1997 Batz-sur-Mer (Loire Atlantique)
1998 Obernai (Bas Rhin)
1999 Anglet (Pyrenées Atlantiques)
2000 Trégastel (Côtes d'Armor)
2001 Presqu'ile de Giens (Var)
2012 Sulniac (Morbihan)
2013 Terrou (Lot)
2014 Sainte-Montaine en Sologne (Cher)
2015 Agde-Le Cap d'Agde (Hérault)
2016 Chédigny (Indre et Loire)
2002 Dourdan (Essone)
2003 Lac Ribou-Cholet (Maine et Loire)
2004 Saint Dié des Vosges (Vosges)
2005 Mézières en Brenne (Indre)
2006 Merville-franceville (Calvados)
2007 Barbaste (Lot et Garonne)
2008 Guitte (Ker Ai Lann)
2009 Pont-les-Bains (Aveyron)
2010 Obernai (Bas Rhin)
2011 Ronce-les-Bains (Charente Maritime)

Annonce 2017

En attente.

Comptes rendus

Rassemblement national 2014 du 6 au 11 Octobre 2014

Le Rassemblement d’automne du GNVR s’est tenu cette année en SOLOGNE au milieu des forêts et des étangs avec 107 participants de 65 à 95 ans.
Vous pourrez en lire un compte-rendu complet dans le numéro 46 de Véto Vermeil en février prochain et visionner de nombreuses photos dans ce site.
L’ambiance intergénérationnelle était très gaie, très chaleureuse et aussi très solidaire.

gnvr



Le programme des visites était bien diversifié.
Nous avons pu déjeuner sur le Pont canal de Briare, visiter une champignonnière dans les caves troglodytes de Touraine, mieux connaitre les caractéristiques de la Sologne pays de pêche et de chasse, évoquer la présence des Stuart dans leur château de la Verrerie et leur village d’Aubigny sur Nere au XVIème siècle et visiter le Pole des Etoiles de la station de radio astronomie de Nançay.
L’immense radiotélescope fait la chasse aux pulsars et s’attache à décoder le big bang.
Les radiohéliographes surveillent en permanence le soleil. Une matinée qui a passionné tout le monde !
Les soirées ont toutes été bien occupées : l’Assemblée générale 2014 du GNVR a permis à chacun de mieux comprendre la politique et les activités conduites par le GNVR, la rigueur de sa gestion et le tout premier résultat obtenu sur la retraite du vétérinaire sanitaire, même si beaucoup reste encore à faire.
La conférence tout en humour décalé de Claude Poisson a enchanté ses auditeurs. De l’avis général cette semaine de détente, de culture et surtout d’amitié a été très réussie.

Marc Helfre

Cliquer ici pour voir les photos de Jacques Airaudo

Diaporama de Michel meunier

Le voir ici

Rassemblement national 2013

6 au 11 octobre à Terrou dans le Lot

Voir ici les photos de Jacques Airaudo et Jean-Pierre Denis

Une semaine à Terrou, avec cent dix huit vétos (retraités) ou conjoints, cela ne se résume pas, et pourtant, cela ne doit, ni ne pourra, s’oublier, chacun des présents ayant fait son plein de souvenirs au gré de ses goûts et de son aptitude à mémoriser…

gnvr

Pour commencer cette petite semaine de retrouvailles, et comme si cela avait été voulu pour que nous soyons plus aisément plongés dans le seul bain de la confraternité retrouvée, il fallait tout d’abord, et ceci quelle que soit la route d’accès choisie, parcourir plus de dix kilomètres d’étroits chemins, « montants » ou descendants, tortueux « malaisés », avant que d’arriver dans ce petit village.
Terrou ? Dès le premier jour, notre guide nous a précisé que les terminaisons en « ou » évoquaient la notion de petit ; nous aurions pu le deviner et j’admets volontiers le point de vue de la personne que j’ai entendu dire que c’était un petit trou… Peu importe. Ce centre de la commune où nous logions, qui dans l’ancien logement du cordonnier, qui dans l’école ou le presbytère, voire dans une grange... était bien sympathique...
Petit devoir de mémoire : le 2 juin 1944, ce village a été incendié par la division « Das Reich » qui allait tristement s’illustrer à Oradour-sur-Glane quelques jours plus tard. Ici, les habitants, prévenus à temps, ont pu se réfugier dans les forêts environnantes. Cette commune est l’une des dix sept ayant reçu la médaille de la résistance. D’une superficie de dix kilomètres carrés, elle avait 360 habitants à cette époque, elle n’en a plus que 180.
L’équipe de ceux qui ont voulu donner une nouvelle forme de vie à ce lieu en est d’autant plus méritante, et sa réussite assez remarquable. La gentillesse des différents intervenants et leur souci constant de satisfaire au mieux les désirs des clients, que ce soit au village ou pendant les excursions, sont indiscutablement les clés de leur réussite. Tant mieux pour eux, tant mieux pour nous.
Si l’ensemble de la restauration n’a pas donné lieu à des remarques particulières, par contre, la possibilité de prendre sans supplément un café à la fin des repas a été remarquée, de même qu’ont été appréciés le déjeuner sur le Lot avec les saucisses de canard au foie gras et le repas gastronomique du vendredi avec son pâté de foie sur pain d’épices et confiture de figues suivi d’un confit de canard agréablement accompagné d’une préparation inhabituelle de pommes de terre, le tout généreusement arrosé de vins de Gaillac et de Cahors.
L’évocation de cette dernière ville me fait une transition inespérée vers celle du patrimoine architectural qu’il nous a été donné de découvrir, aussi bien dans les villes que dans les plus modestes localités ou tout simplement disséminé, comme au hasard, dans la campagne. Pour participer au festival d’informations sur la région qui nous était destiné, le groupe avait été divisé en deux fractions qui furent régulièrement dénommées « car n°1 » et « car n°2 » ; chacune ayant chaque jour son propre programme de visites, mais tout le monde ayant vu les mêmes choses une fois le séjour terminé.
De tout ce que nous avons vu et appris par nos guides, nous n’aurons pas tous la chance de garder autant de souvenirs. Certains ont assuré leurs arrières en prenant de nombreuses photos ; pour les autres, quelques rappels agrémentés de quelques photos seront peut-être les bienvenus.
Les paysages observés sur l’ensemble du territoire que nous avons parcouru, étaient extrêmement variés. Souvent la campagne s’est présentée très vallonnée avec ses prés, ses cultures et ses bois, ses prairies naturelles, ses maïs, ses noyers et ses châtaigniers, ses bovins (charolais, limousins, salers, plus exceptionnellement de race pie-noire) et ses brebis caussenardes aux oreilles et yeux noirs, sans oublier les champignons que nous n’avons pas vus (!) mais dont on nous a beaucoup parlé… En d’autres lieux, reflet du sol calcaire qui en est la base, le causse, le spectacle était fait de forêts d’arbres rachitiques et de grandes étendues faiblement herbues, domaine privilégié de l’espèce ovine, auxquelles les éleveurs ont donné un aspect et un attrait tout particulier en limitant les parcelles avec des murs de pierres sèches soigneusement édifiés pour que les moutons ne puissent les franchir.
Par ci par là, des maisons, aux toits d’un brun roux foncé en tuiles « canal » ou plates, isolées ou regroupées par deux ou trois, mais plus souvent rassemblées en villages autour d’une église et à proximité d’un château, comme à Terrou. Mais ce n’était qu’une mise en bouche pour mieux apprécier les villages que nous avons visités et qui sont considérés parmi les plus beaux de France : Loubressac, merveilleusement remis en état par des anglais et qui ourle le bord de la haute falaise de calcaire au pied de laquelle se déploie le tout aussi attrayant village d’Autoire avec ses trois châteaux et son église Saint-Pierre, Saint-Cirq-Lapopie inondé de touristes en été depuis que Stéphane Bern l’a présenté à la Télé comme le village préféré des français et Rocamadour, juché sur un belvédère surplombant le canyon de l’Alzou, deuxième site le plus visité de France après le mont St Michel.
Cahors, préfecture et ville natale de Gambetta nous fut présentée au rythme alerte du petit train local, mais au terme d’une tranquille croisière de 4h 30 sur le Lot, marquée par la traversée d’une dizaine d’écluses, au fond d’une vallée autrefois riche en vignobles. Leur surface qui fut de 22.000 hectares en compte moins de 5.000 aujourd’hui, mais le vin de Cahors fait toujours partie des vins de messe reconnus dans le monde de l’orthodoxie.
A Figeac, le confrère Roumegoux, qui naquit dans cette intéressante ville, nous fit remarquer certains points plus ou moins connus de son histoire, tel l’aide que Jean-François Champollion reçut de son frère aîné pour décrypter les hiéroglyphes de la Pierre de Rosette.
Dans St Céré, carrefour des routes de l’Auvergne, du Limousin et du Quercy, nous avons visité un vieux quartier de la ville puis une galerie d’art récemment fermée mais encore riche d’œuvres de Lurçat et d’une récente présentation de peintures de Sacksick. Nous avons eu le privilège d’y être reçus par la petite-fille du créateur et animateur de ce Casino (véritable petit Olympia de province) où sont passés de 1950 à 1980, les plus grands noms du music-hall.
Je ne saurais oublier la petite ville qui répond au joli nom de Beaulieu sur Dordogne et qui le mérite bien ; sa visite se faisait juste avant celle du château de Montal, joyau de la Renaissance française au magnifique escalier sculpté et coup de cœur de notre guide...
Au terme de ce compte-rendu, et après avoir dit merci à ceux qui se sont mobilisés, un soir, pour nous distraire dans le cadre d’une élection municipale fictive (spécialement Hubert Blois et Bernard Ehlig), il me faut demander pardon à ceux qui auraient aimé que je parle davantage de l’histoire de ce pays, de ses pigeonniers, de ses « caselles », des guerres de religion, de ses grandes figures (le vicomte de Turenne, le maréchal Canrobert) et de bien d’autres choses encore, mais « choisir » n’est-ce pas « éliminer » ?

Jean Lavieille


Rassemblement national 2012

Village détente « La Lande du Moulin » le Nouenne à Sulniac 56250

Ce n’est plus l’Armorique ni même la Bretagne puisque la voilà amputée du département de la Loire Atlantique avec Nantes, capitale historique dans laquelle Anne, morte de la gravelle à 37 ans, y a laissé (après bien des péripéties) son cœur à défaut d’avoir, comme elle aurait voulu, rejoint le caveau familial qu’elle avait fait construire pour son père François II et sa mère Marguerite de Foix. Restent quatre départements : Côtes du Nord, Finistère, Île et Vilaine et le Morbihan dont Vannes avec ses 53.000 habitants (près de 150.000 dans l’agglomération) est la préfecture. La ville et le port se blottissent au fond du Golfe du Morbihan, abritée derrière la baie de Quiberon avec sa presqu’île et quelques îles plus grandes comme Belle Île en Mer. Les marées ont ici peu d’amplitude, mais la mer est parcourue par de nombreux courants qui circulent entre la cinquantaine de petites îles, battues par le vent dès qu’elles se permettent de dépasser le niveau de la mer.

Un peu d'histoire (un tout petit peu)
La Bretagne était très étendue du temps des inévitables Vikings, avant de devenir duché de Bretagne égayé par quelques guerres régionales de succession. La duchesse Anne de Bretagne met fin aux conflits avec les rois de France en épousant Charles VIII puis Louis XII. Elle est reine de France (entre de nombreux autres titres) jusqu’à sa mort en 1514. La Bretagne sera rattachée à la couronne après que sa fille Claude eût épousé François Ier.

Notre séjour
Retrouvailles autour du pot de l’amitié et découverte de nos maisonnettes et du couple qui allait partager notre salon, par ailleurs très peu utilisé.
En route dès le lendemain. Promenade dans le Golfe du Morbihan entre les îles et îlots dont la population varie de 1 à 536 habitants pour l’île aux Moines, le tout étant site protégé par Natura 2.000, puisque ce sont des sites naturels ayant une faune et une flore exceptionnelles (loutres et dauphins) d’une grande valeur patrimoniale. Questembert et ses halles à la remarquable charpente. Vraie Croix, une commune récompensée pour son fleurissement : 4 fleurs (le maximum) et de nombreux prix. Visite de la chapelle qui abrite le reliquaire et son précieux morceau de bois, ramené de Jérusalem, dont l’accès est rendu difficile par un escalier qui n’est pas fait pour les retraités. Le Corvello, un hameau qui a la particularité de se situer sur les communes de Sulniac et de Theix : visite de la cidrerie toute neuve et propre. Belle Île en Mer : 17 x 9 km, 5.000 résidents et 50.000 en été. Embarquement à Port Navalo sous une pluie fine. Arrivée dans le petit port de Le Palais après quelques petits remous et sous une pluie toujours fine. Promenade en cars et visite : pointe des Poulains où se trouve le musée Sarah Bernhardt, différents sites côtiers très escarpés et ventés. Nous terminons à Sauzon avec ses maisons colorées, son port et son phare. Les fines gouttes sont devenues grosses. Vannes était habitée par les Vénètes. Elle est bien protégée au fond du golfe, mais a tout de même connu plusieurs conflits. Saint Patern en son église est l’évêque, « patron » de la ville. Lazare Hoche y avait fait établir son quartier général pour lutter conte la chouannerie. Après avoir connu une régression certaine, elle s’est refaite une santé après la défaite de 1871 et l’arrivée des régiments venus des départements de l’est annexés. C’est maintenant à nouveau la préfecture du Morbihan avec 53.000 habitants, 145.000 pour l’agglomération à 110 km de Rennes. La visite commence par les très beaux jardins à la Française le long des remparts et des fortifications comme la Tour du Connétable après avoir passé dans le vieux lavoir. La vielle ville est blottie autour de la très composite cathédrale basilique St Pierre. Elle ne compte pas moins de 200 maisons à pans de bois qui font partie du patrimoine architectural. Ne pas oublier de saluer Vannes et sa femme, emblème de la cité, qui vous regardent l’air goguenard malgré leurs deux mains coupées sans doute pour les avoir mis là où il ne fallait pas. Le mystère reste entier. Quiberon, presqu’île reliée au continent par une mince languette de terre. Petite promenade le long du quai puis visite de la conserverie La Belle Îloise. Mais chut! Interdiction de photographier les installations « modernes » où on travaille comme autrefois ; tout à la main, surtout mains féminines. Silence dans les rangs imposé par la jeune femme recrutée pour mal nous recevoir. Auray, 45.000 habitants 28 km au nord de Quiberon. Ville d’art et d’histoire qui a vu la dernière guerre de succession de Bretagne. Pèlerinage (important) depuis que Nicolazic a découvert la statue d’Anne, la grand-mère de Jésus. Très beau cloître derrière la basilique Ste Anne d’Auray, l’escalier Saint qui se trouvait devant l’entrée a été déplacé un peu plus loin. Carnac : Les dolmens alignés comme il se doit, sans qu’on sache pourquoi. Musée de la Résistance bretonne de Saint Marcel sur 400 m². En première ligne, après le débarquement, la région a beaucoup souffert malgré l’activité de la Résistance locale. L’après midi n’a pas suffi pour tout regarder.
Soirée crèpes : très bonne soirée au cidre avec d’excellentes crêpes. Information utile, une recette à la portée de tous et de toutes : le Kouingn Agann avec comme ingrédient 99,99 % de beurre, car sans beurre le Breton meurt. Le cidre est la boisson locale, mais supporte mal la concurrence des fines de Bretagne et autres alcools forts, indispensables pour se consoler de la pluie, de la grisaille et du vent. Indispensable aussi pour réussir à appliquer la philosophie des Bretons « bien manger, bien boire et rire ». Sans doute entre eux car, pour ce qui nous concerne, nous ne l’avons guère remarquée, sauf en ce qui concerne notre guide et nos chauffeurs.
Néanmoins nous ne regrettons pas que les Bretons aient rejoint le domaine royal dès 1532 et, sans doute, finiront-ils par s’habituer.
A 18 ans j’ai été moniteur de colonie de vacances à Plougastel Daoulas et un breton écrasé par le poids des ans m’a avoué que « s’il n’était né Breton, il aurait voulu être Alsacien ». C’est vous dire ! 

Bernard Ehlig

Voyages privés

Histoire

Les voyages ont été successivement organisés par Remi MORNET, puis par Georges LUCIEN, et ceux vers Israël par Jean KHAN.

1989 Croisière Méditerranée
1990 Louisiane
1991 Inde
1992 2e croisière Costa
1993 Finlande
1994 Italie
1995 Europe Centrale
1996 Espagne cantabrique
1997 Lacs italiens, Venise
2007 Pérou-Bolivie-Chili
2008 Pays Baltes
2009 Syrie Jordanie
2009 Croisière Méditerranée
2010 Irlande
2011 Oman et Dubaï
2011 Lacs italiens-Italie du Nord

Plusieurs voyages en Israël
1999 Irlande
2000 Croisière Volga-Neva
2002 Vietnam. Portugal
2003 Croisière sur le Nil
2004 Ecosse. Namibie
2005 Budapest-Vienne-Prague
2006 Milan-Florence-Venise
2006 Patagonie-Ushuaïa-CapHorn
2007 Russie

Annonces

Comptes rendus


Autres

Compétition de golf

golf

Cette année la Coupe de France de Golf des vétérinaires retraités se déroulera sur le terrain du Golf d’Abbeville dont je suis membre.
Je vous ai préparé un programme que vous pourrez consulter en vous rendant sur le site de mon Association Sportive.

Vous y trouverez des détails concernant la situation géographique, le calendrier de l’épreuve et les possibilités d’hébergement, de même qu'un bulletin d’inscription en ligne :

http://www.scagolf.com/coupe-de-france-de-golf-des-veterinaires-retraites/

Le montant de la participation demandée (reconnaissance, compétition et repas) sera inférieure à 82€, (en cours de négociation)





Participer

Adhésion

Adhérer au GNVR (Groupe national des vétérinaires retraités), c'est s'assurer la possiblité de participer aux activités de notre association, à savoir la "Semaine nature", "Rassemblement d'automne", les réunions et sorties de promotions, les sorties régionales voire interpromos et interrégionales, recevoir régulièrement la messagerie "mesurollec" et enfin recevoir les 2 numéros annuels de la revue Véto Vermeil.

Vous avez deux moyens pour adhérer, soit classiquement en imprimant et envoyant au trésorier le bulletin d'adhésion accompagné d'un chèque, soit directement en ligne sur notre site.

Les deux moyens de paiement sont accessibles en page d'accueil.

Participer à la messagerie

Note de rappel aux informateurs "Décès"

Les confrères sont les principaux informateurs des événements qui se déroulent au sein des diverses promotions, en particulier les décès.

Si nous voulons que l’information soit fiable, exploitable et circule rapidement auprès des adhérents du GNVR (environ 2000), merci de nous indiquer :

mercure

Fleche3 Nom et prénom du défunt

Fleche3 Vous pouvez joindre une photo du défunt si vous le désirez (format identité)

Fleche3 Ecole et promotion

Fleche3 Adresse postale – courriel – téléphone

Fleche3 Date du décès

Fleche3 Existence d’un conjoint, enfants, petits-enfants, arrière-petits–enfants

Fleche3 Date et lieu des obsèques

Fleche3 Si possible un bref rappel des carrières professionnelle et privée (élective, associative…) avec anecdotes éventuelles permettant de situer la personnalité du défunt et perpétuer son souvenir. C’est un moyen de lui rendre hommage.
De plus, si un hommage solennel lui a été rendu sous quelque forme que ce soit, merci de nous l’adresser.
Il est important de noter que les hommages ne paraîtront que dans la messagerie (on ne retrouvera donc pas ces témoignages dans Véto vermeil)

Le responsable de la messagerie, Daniel Maudet, que vous pouvez contacter :

boule1 de préférence par courriel : gnvr.messagerie.dmaudet@gmail.com

boule1 également par téléphone
+33 2 99 71 98 47
+33 6 14 41 75 99

boule1 et enfin par voie postale
Rue de Brancheleux
56350 Allaire

Participer à Véto Vermeil

Participez à la rédaction de Véto Vermeil

Les lecteurs de notre revue peuvent participer à sa rédaction en envoyant des comptes-rendus, des informations, des commentaires, des articles courts, si possible accompagnés de documents et de photos.

Envoyez vos contributions à Jean-Pierre Denis :

image

boule1 de préférence par courriel, à l'adresse suivante : gnvr.vetovermeil.jpdenis@gmail.com

boule1 par voie postale
38, rue Victor Hugo
84160 Cadenet

Les documents dactylographiés, les photos et documents originaux les accompagnant sont rendus, après usage et si tel est leur désir, à leurs auteurs.

Traditionnellement, la revue Véto Vermeil paraît deux fois dans l'année, en fin février et à mi-septembre. Pour le numéro de février, les envois doivent parvenir à la rédaction avant le 31 décembre, pour le numéro de septembre, la date limite est le 30 juin.

boule1 le contact téléphonique est +33 6 63 69 06 57


Contributions

Textes

Claude Bourgelat et le Baron de Bormes, seigneur d’Alfort

Il y a exactement 250 ans, en 1765, Jean-Louis de l’Hérault, Baron de Bormes, rencontrait à Paris Claude Bourgelat qui avait porté ses vues sur le château que le Baron possédait à Alfort, pour y établir la nouvelle sœur cadette de l’École Royale Vétérinaire de Lyon. Le Baron de Bormes était dans une situation financière délicate et Claude Bourgelat en usa de façon outrancière. L’acte de vente que Bourgelat obtint sous la contrainte fut immédiatement suivi d’une protestation par le Baron de Bormes. Mais ce n’est que 25 ans plus tard que cette protestation fut réactivée, faisant l’objet d’un mémoire qui se trouve aujourd’hui dans les archives de l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort. Ce document présente évidemment un intérêt historique pour notre profession, mais, nous le verrons, il nous éclaire également sur l’histoire locale de la baronnie de Bormes.
Cet anniversaire remarquable coïncide avec la « Semaine Nature à Hyères » organisée en mai 2015 sur la côte varoise, avec notamment la visite de Bormes-les-Mimosas. A cette occasion, Hyères étant ma ville natale, j’ai proposé de rappeler à nos visiteurs ces faits historiques sur la base du « Mémoire pour Jean-Louis Delhéraud, écuyer, Baron de Bormes ».

Cet ouvrage, imprimé en 1790, est la propriété de l’École Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort. Il fait partie du fonds de livres précieux conservés dans la bibliothèque de cette école.
On notera que le deuxième village où le Baron était commandant pour le Roi, est à l’évidence Le Lavandou, et non pas «Lavandon». Il s’agit vraisemblablement d’une faute de transcription du « u » en « n », faite à partir d’un manuscrit par une personne qui ne connaissait pas le lieu.

On sait que Claude Bourgelat, « écuyer du Roy et directeur de l’Académie lyonnaise d’équitation », avait fondé à Lyon en 1762, dans une modeste auberge du faubourg de la Guillotière, la première école vétérinaire au monde. Celle-ci connut immédiatement un tel succès que son site s’avéra rapidement trop exigu. Trois ans plus tard, Bourgelat était chargé par le ministre Bertin d’établir une seconde école vétérinaire près de la capitale. Fin juin 1765, Bourgelat s’installe à Paris. Aussitôt, il fait le nécessaire pour que cette nouvelle école voie rapidement le jour dans un site adapté.
L’« Histoire de la vente du château d’Alfort au Roi » (page 71 du Mémoire) commence ainsi : « En l’année 1765, M. Claude Bourgelat, chargé des ordres du Roi, traita avec le sieur de Bormes de la vente du château d’Alfort pour y établir une École Vétérinaire. Les pourparlers durèrent plus de quatre mois ». « Il faut savoir qu’alors les affaires du sieur de Bormes étaient en très-mauvais état … ce qui forçait le sieur de Bormes de précipiter la vente de son château … Il fut contraint d’acquiescer à la dernière proposition du sieur Bourgelat, quoique bien inférieure à la première & à la véritable valeur du château … Il souscrivit à tout ce qu’on voulut, & signa l’acte tel qu’il était. Mais dans le même jour, le 25 décembre 1765 … il fit sa protestation contre l’acte qu’il venait de signer ». Toutefois, « si le sieur de Bormes ne fit pas usage de sa protestation c’est par déférence & respect pour Sa Majesté, espérant de trouver un jour quelques circonstances favorables de faire ces représentations...».
Notez que ce mémoire n’est pas rédigé par le Baron lui-même et qu’il a été imprimé à Paris en 1790, donc très tardivement, 25 ans après les faits, alors que la France est en pleine Révolution, «pour instruire le Comité des Finances de ce qui s’est passé au sujet de la vente du château d’Alfort au Roi, pour y établir l’école vétérinaire… ». Notez également que Bourgelat est mort en 1779 et le Roi Louis XV en 1774.

Louis XV (1710 - 1774)
Pastel de Maurice QUENTIN de La TOUR 1748

Si le vrai visage de Claude Bourgelat est encore visible aujourd’hui dans le bureau du directeur de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon à Marcy-l’Étoile, commune de Lyon Métropole, par contre, nous n’avons aucun portrait du Baron de Bormes dont l’identité reste mystérieuse.

Portrait de Claude Bourgelat (1712-1779) peint à Lyon en 1752 par Arnaud-Vincent de MONTPETIT et retouché par le même peintre à Paris en 1776.
Propriété de l’État, Classé au titre objet 1978/09/19

A Bormes, on ne trouve que de rares traces du baron de Bormes. Ainsi Paul BENOIT, dans « Bormes-les-Mimosas, 2000 ans d’histoire », dresse la liste des 27 seigneurs de Bormes (Tableau page 23): «Jean-Louis de l’Hérault de Saint-Germain, seigneur d’Alfort » est « le 24ème Seigneur de Bormes, de 1733 à 1750». Un peu plus loin (page 61), on apprend qu’« à partir de 1742, le châtelain exige qu’un représentant de ses intérêts soit présent aux séances de l’assemblée municipale». C’est donc à l’époque où le seigneur est Jean-Louis de l’Hérault.
Dans un ouvrage plus récent et également bien illustré, intitulé « La baie d’Hyères au fil du temps », Elie et Pierre ROCHICCIOLI dressent de Jean-Louis de l’Hérault, le portrait d’un personnage sulfureux, qui aurait été particulièrement haï (ils se réfèrent à Emmanuel DAVIN : « Monographie du Lavandou », publiée chez LORISSE, Paris 1939, ouvrage que nous n’avons pas pu consulter). Ils écrivent (page 28) : « Il devint titulaire de la baronnie de Bormes en 1763 ». Cette date apparait incohérente avec celle retrouvée dans les autres documents consultés. Il s’agit vraisemblablement d’une coquille et je pense qu’il faut retenir la date de 1733. « Il voulut se faire reconnaître sur son fief de Cavalière des droits spéciaux: de pâturage, de récoltes, de lods et « d’entrage » ... « qui n’était autre que le fameux droit de cuissage … ». « A 25 ans de la Révolution, il est aisé d’imaginer le refus auquel se heurta ce baron singulièrement archaïque et cavalier, au point qu’il dut se démettre quelques années plus tard ». Si le « droit de cuissage » est qualifié ici de « fameux », on sait que son existence même est juridiquement très contestée!
Il ressort de ces quelques éléments que le Baron de Bormes n’a pas laissé de très bons souvenirs dans son fief provençal. Sur la forme, on peut remarquer qu’avec le temps, son patronyme évolue : « Jean-Louis de l’Hérault de Saint-Germain seigneur d’Alfort » devient dans le Mémoire (imprimé l’année qui suit la Révolution de 1789) : « Jean-Louis Delhéraud », plus simplement, mais toujours « Baron de Bormes ».
Par ailleurs, le rédacteur du Mémoire tente d’expliquer pourquoi celui-ci n’a été imprimé qu’en 1790, soit 25 ans après la signature de l’acte de vente (page 62) : « Il a été obligé de vendre sa terre pour payer ses dettes qu’il a contractées en Provence, & il éprouve une vieillesse sujette à des infirmités, qui augmentent ses besoins, en lui procurant un malaise, qui après 40 ans de silence, l’oblige enfin d’élever sa voix pour obtenir au moins la justice qu’il a lieu de se promettre… ». Nouveau détail surprenant : pourquoi le rédacteur précise-t-il « après 40 ans de silence » alors que le motif de la plainte concerne les conditions de la vente de son château d’Alfort en 1765, survenue donc 25 ans plus tôt?
En fait, le Mémoire comprend une seconde partie intitulée « Second Mémoire sur les services rendus gratuitement au Roi & à la Patrie par le Baron de Bormes, qui ont altéré sa fortune, & qu’il a cru devoir joindre au précédent, à l’effet de lui servir de recommandation...».
En une quinzaine de pages (pages 55 à 70), le commissaire Gilles-Pierre Chenu a collationné le 12 juin 1790, les pièces justificatives et décrit « quelle a été la conduite du sieur de Bormes en Provence ».

Second mémoire

Le second Mémoire commence ainsi (page 55) : « Sur la fin de l’année 1746, l’armée de France, commandée par M. le Maréchal de Belle-Isle, fut contrainte de se retirer dans la Provence, où elle fut suivie par l’armée du Général Broun … ». Il s’agit de l’épisode provençal de la Guerre de Succession d’Autriche dont l’historien régional, Pierre Grillon, nous dit qu’il est « parmi les événements les plus mal connus de la guerre de Succession d’Autriche ». « Et pourtant, c’est le territoire national, et dans une de ses parties les plus vulnérables, que les ennemis avaient envahi à la fin de 1746 ».
L’Europe est en guerre et l’armée française est engagée sur deux fronts. En Flandre, elle est associée à l’armée du roi de Prusse. On a tous retenu, grâce à Voltaire, la grande victoire française du Maréchal de Saxe lors de la bataille de Fontenoy (mai 1745), bel exemple de la guerre en dentelle, avec deux expressions : « Messieurs les Anglais, tirez les premiers! » et aussi « La France a travaillé pour le roi de Prusse ». Mais, début 1746 la Prusse s’étant retirée du conflit, les Autrichiens peuvent tourner tous leurs efforts, vers le front du sud, du côté du Piémont.
Charles-Emmanuel, sachant qu’il peut compter sur les renforts autrichiens, repart à l’offensive et contraint les franco espagnols à repasser sur la rive droite du Pô et à se replier vers Gênes, puis de l’autre côté du Var, alors frontière naturelle entre la Provence et le comté de Nice. Les Anglais pèsent de toute leur influence à Vienne et à Turin pour faire décider la poursuite des opérations terrestres austro-piémontaises au-delà du Var alors que l’escadre anglaise guettait l’occasion de s’emparer des ports de Toulon et Marseille. Le territoire national est alors très gravement menacé d’invasion. Le Maréchal de Belle-Isle établit son QG à Grasse le 14 décembre 1746.
C’est alors que commence le récit des faits de résistance du Baron de Bormes.
Page 56 :« C’est dans de pareilles circonstances, que le Baron de Bormes, loin de partager l’épouvante générale, forma au contraire le projet d’armer à ses dépens, cent quatre-vingts hommes des plus aguerris de sa terre de Bormes, située sur le bord de la mer, vis-à-vis l’Isle du Levant, l’une des Isles d’Hyères, située à sept grandes lieues de la ville de Toulon & dans des anses très-favorables à des descentes inopinées ». Cette partie concerne évidemment notre histoire locale.

Charles-Louis-Auguste de FOUQUET (1684 - 1761)
duc de BELLE-ISLE, Maréchal de France en 1740
Portrait en buste par Maurice QUENTIN de La TOUR
Exposé au Salon de 1748, Collection privée

Page 57 : « M. le Maréchal de Belle-Isle fut informé que les Anglais projetaient une descente précisément dans les environs de la terre de Bormes, qu’ils se vantaient même de pouvoir l’exécuter, à l’insu des postes qui étaient établis le long de la côte, au moyen de laquelle descente ils se flattaient de pouvoir couper facilement les renforts qui venaient au secours de l’armée du Roi, des Pays-Bas, & prendre son armée par derrière, qui pour lors se serait trouvée entre les Anglais & les Autrichiens, qui avaient passé le Var.  Rien n’était de plus grande conséquence que de prévenir une pareille entreprise. Le salut de l’armée & de toute la Province en dépendait...».
Page 59 : « Mais comme les troupes du Roi n’étaient pas assez nombreuses pour garder toute la côte, il fut décidé que le Baron de Bormes, placerait ses milices dans les endroits les plus importants… ». C’est ainsi que le Baron de Bormes se trouva « Commandant pour le Roi à Bormes et au Lavandou, en Provence ».

Ex voto de 1767, dit « Accident d’Antoine Fort dans la mâture »
(musée d’Hyères)

Page 60 : « Jour & nuit sur pied, il se trouvait partout le long des côtes confiées à ses soins : il a sauvé plusieurs bâtiments français prêts à être pris & être enlevés par les Anglais. Il a même eu le bonheur de repousser une descente, qu’un bâtiment anglais avait tenté de faire au petit port du Lavandou… ». « Le zèle du Baron de Bormes, l’a porté jusqu’à entretenir à grands frais des correspondances au Luc, à Roquebrune, à Vidauban, à Fréjus, à Saint-Tropez et ailleurs sur la côte, qui l’instruisaient journellement par des lettres qu’il recevait de ces endroits de postes en postes & qu’il faisait passer de même aux Officiers Généraux de manière qu’ils soient instruits de tout ce qui se passait sur terre & sur mer à plus de 50 lieues loin, ce qui les mettait en état de prendre des mesures pour n’être jamais surpris ».

Voile rouge
Théo van Rysselberghe, Saint-Clair, Le Lavandou, 1917

Page 61 : « Il est facile de concevoir qu’une conduite pareille, qui a duré depuis le mois de Novembre 1746, jusqu’en l’année 1748, a dû occasionner au Baron de Bormes, des dépenses considérables en pure perte, puisqu’il n’en a jamais été remboursé, n’ayant jamais rien demandé à ce sujet ; il ose croire que son mérite est d’autant plus grand, que tous les Officiers qui ont l’honneur de servir le Roi, outre l’honneur qui les conduit, sont au surplus bien payés, & ont des grades, des honneurs & des pensions à espérer, tandis que lui, en exposant sa vie et dépensant son bien, n’envisageait d’autre récompense que le plaisir d’être utile à son Roi & à sa Patrie ; plaisir qu’il paye encore aujourd’hui bien cher, puisqu’ayant dérangé sa fortune...».
Sont jointes des « pièces justificatives des services rendus par le Baron de Bormes ». Par exemple (page 64) : « l’ordre, pour prendre au Fort de Brégançon, les fusils & munitions de guerre dont vous avez besoin pour les Compagnies que vous avez mis sur pied ».
Ces documents sont très instructifs à lire et à confronter aux lieux cités. Il s’avère que le rédacteur, ou plus exactement celui qui dictait ce « Second Mémoire », connaissait très bien la Corniche des Maures, notamment entre Hyères, Bormes et Le Lavandou.
On perçoit parfaitement à la lecture de ce Mémoire la très forte personnalité des deux principaux acteurs. D’une part, Jean-Louis Delhéraud, héros de la résistance sur la Corniche des Maures lors de l’invasion de la Provence par les Autrichiens en 1746-1748, et d’autre part, Claude Bourgelat, fondateur de l’enseignement vétérinaire. Ces deux personnages du Siècle des Lumières se sont vivement opposés lors de l’acquisition en 1765, du château d’Alfort pour y établir « la plus ancienne école vétérinaire encore dans son site d’origine ». Notre souverain maître Bourgelat, fort de son expérience lyonnaise, a donc fait le bon choix en réussissant l’acquisition du château d’Alfort.
Si nous connaissons bien Claude Bourgelat et son œuvre magistrale, le Baron de Bormes par contre reste un personnage énigmatique.
On peut faire le rapprochement entre le baron de Bormes, Jean-Louis de l’Hérault de Saint-Germain, tel qu’il est décrit dans ce Mémoire et le héros du roman historique de Gérald Messadié, « Saint-Germain, l’homme qui ne voulait pas mourir ». Ce « Saint-Germain » est présenté comme un aventurier de haut vol, conseiller secret de Louis XV mais détesté de son ministre Choiseul. Grand-maître maçon, « homme de très grand savoir », passionné de chimie et grand homme d’affaires, il rencontra bien du monde, et acquit l’amitié du Maréchal de Belle-Île. Dans la postface du tome II (pages 399-426), Gérald Messadié explique que le comte de Saint-Germain est un personnage historique « le plus étonnant et le plus méconnu des grands du XVIIIe siècle, une énigme singulière fabriquée de toute pièce, parce qu’aucun personnage historique n’a pris autant de soin que lui à brouiller ses traces ». Il serait « né, selon le consensus, vers 1710 et serait mort en tout cas en 1784 », en exil sous la protection du roi de Prusse Frédéric II. Cet énigmatique comte de Saint-Germain ne serait-il pas notre baron de Bormes?
Un projet formulé (page 45 du Mémoire) par le Baron de Bormes retient particulièrement mon attention, révélant son goût à la fois pour la chimie et les affaires (comme le « comte de Saint-Germain » !) : « ...établir au château d’Alfort, une manufacture d’huile de Vitriol, dont les sommes & profits auraient été partagés entre le Baron de Bormes & l'École Vétérinaire... ». Il est aussi troublant de noter que l’année 1765 marque son retrait de la vie politique.
Ces révélations de Gérald Messadié sur le comte de Saint Germain nous offrent un éclairage nouveau sur ce mémoire et la personnalité du 24ème baron de Bormes. De toutes les façons, il demeure que celui qui a rédigé, ou dicté, le « Second Mémoire », connaissait très bien la Corniche des Maures entre Hyères, Bormes et Le Lavandou.
Jean-Louis Martel

Références bibliographiques

BENOIT, Paul (1987) : « Bormes-les-Mimosas, 2000 ans d’histoire », Édition Sauvegarde du vieux Bormes, 177 pages.
CHENU, Gilles-Pierre (1790) : « Mémoire pour Jean-Louis Delhéraud, écuyer, baron de Bormes, et ci-devant commandant pour le roi à Bormes et au Lavandon, en Provence », imprimerie Prault, Paris, 75 pages.
GRILLON, Pierre (1962) : « L’Invasion et la Libération de la Provence en 1746-1747 », Provence historique Tome 12, fasc.50, Université d’Aix-en-Provence, pages 334-362.
ROCHICCIOLI, Elie et Pierre (2013) : « La Baie d’Hyères au fils du temps », collection Provinces Mosaïques, Éditions Alan Sutton, 37550 Saint-Avertin, 143 pages.
MESSADIE, Gérald (2005) : « Saint-Germain, l’homme qui ne voulait pas mourir », Roman historique en deux tomes ; Tome I : «Un masque venu de nulle part » et Tome II : « Les puissances de l’invisible », Édition de L’Archipel.

Iconographie de Claude Bourgelat

Après les articles concernant l'iconographie de Claude Bourgelat dans les numéros 46 et 47 de Véto Vermeil, voici ouvert ici un espace consacré à l'imagerie du fondateur des écoles vétérinaires.
D’une façon générale les tableaux pouvaient être copiés au XVIIIe siècle par différents peintres, les copistes étaient nombreux à Paris et ailleurs, puis au XIXe, la lithographie a permis une large diffusion, sans que personne ne se soit inquiété de l’authenticité de l’original, et peu soucieux de rendre la vérité psychologique, on verse dans la flatterie en idéalisant le modèle, ce qui a donné lieu à des confusions à notre époque.
C’est ce que nous allons voir dans les différentes reproductions de l’image de Claude Bourgelat, inventoriées dans Bibliographie iconographique du Lyonnais, et à l'aide d'autres sources. Le but est de classer chronologiquement les représentations des gravures du XVIIIe siècle qui souvent ne sont ni signées ni datées, toutes les autres reproductions étant du XIXe. Les bustes, statues et médailles font partie de cette recherche Dans un autre inventaire, classés comme objets disparus, on signale le buste de Bertin, anonyme XVIIIe, offert par Perrichon en 1789 et un médaillon de plâtre de Bourgelat, par anonyme XIXe.
Le commentaire de l'inventaire des objets «disparus» est :
" Chaque fois qu’une contestation s’est élevée, l’Académie a demandé que soit établi un inventaire contradictoire : sans rappeler la demande de 1795 et celles du début du XIXe siècle, signalons celle du président Navarre en 1914. Toutes sont restées sans suite et les contestations se perpétuent, à croire que les administrations répugnent à ce qu’aujourd’hui on nomme la transparence."

Le peintre Arnaud Vincent né à Mâcon en 1713 a connu Bourgelat par l'intermédiaire de la comtesse et du comte de Choin gouverneur de la province de Bresse, et de l'Intendant du Lyonnais Bonaventure Rossignol dont il avait fait le portrait. Autodidacte, esprit curieux et inventif, il fut à la fois peintre, mécanicien, ingénieur et écrivain. Il se passionna tout particulièrement pour l'horlogerie et fonde à Bourg en Bresse une manufacture de pièces d'horlogerie et de pièces pour la construction de ponts métalliques, car à l'époque où il peignait dans l'atelier de Sarrabat, les copies des grands maîtres de l'Ecole Flamande dont les originaux se trouvaient dans le cabinet de l'Intendant, pendant l'hiver 1740, les glaces firent écrouler une partie du pont de la Guillotière à Lyon, cet évènement fit naître à Vincent l'idée de concevoir le projet de ses ponts de fer d'une seule arche, En 1748, avec les épidémies des bestiaux et la mortalité du bétail il avait inventé une charrue mécanique fonctionnant sans le secours des boeufs. En 1755 en collaboration avec G. Goiffon, ami et collaborateur de longue date de Bourgelat, il propose son plan de fer d'une seule arche pour le Rhône (rappelons que "Le Travail de Bourgelat" a été créé à Alfort par Goiffon ). En 1770, il présente ses nouvelles observations à l'Académie des Sciences, inspirées par les expériences de physique de l'Abbé Nollet.

En 1781 l'Académie des Sciences approuve ses projets, en 1783 le dessin d'un pont de fer orne le cabinet du Roi Louis XVI, en 1788 le dessin original s'y trouvait encore. Ce pont devait être construit l'année suivante à Paris mais les évènements politiques font obstacle à la mise en chantier, à cette date il publie dans le Journal de physique son Mémoire "Théorie des ponts de fer d'une simple arche de 3 à 500 pieds d'ouverture" . En 1793 le gouvernement le récompense pour ses diverses inventions, dont la machine pour perfectionner les rouages de montre, le poêle hydraulique. En 1801 un an après sa mort le Ministre de l'Intérieur, après le rapport favorable d'experts fait acheter par le gouvernement ses modèles de pont de fer et l'on entreprit le pont d'Austerlitz.
Après son installation à Paris vers 1760, suite à des revers de fortune, il avait adopté le pseudonyme de Montpetit, ajouté à son patronyme de naissance Vincent, motivé par la conformité de son nom avec d'autres peintres parisiens dont André Vincent. Il poursuit son intérêt pour les arts mécaniques et contribue à la rédaction du dictionnaire des Arts et Métiers, mais il vit de son activité artistique, la Pompadour le fait venir à la Cour, il réalise de nombreuses commandes de portraits et miniatures pour le roi et sa famille, dont un portrait de Louis XV en mars 1774 peu avant la mort du roi. Portrait de Louis XVI, Marie-Antoinette, qui lui valent une mention dans la Gazette de France et le Mercure. Il peint jusqu'à l'âge de quatre vingts ans et meurt à Paris en 1800.
Personnage original, génie inventif du siècle des lumières, son parcours a été décrit par O.Pradère, dont nous avons tiré ces quelques lignes.
Le Musée des Ursulines de Mâcon possède des huiles sur toile du peintre Montpetit ; portraits d'une famille d'Apothicaires, dont l'un des tableaux porte l'inscription "fait par monsieur Vincent / Peintre à Mâcon le 12 février 1754". Le Conservateur du Musée de Mâcon a été heureux d'apprendre que l'Ecole vétérinaire possède un tableau du peintre Montpetit dont il ne connaissait pas l'existence.

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PointRouge (1) Miniature Claude Bourgelat Archives d'Alfort. Il existe, d'après le  Ministère de la Culture, Palissy, une peinture miniature cadre portrait de Claude Bourgelat support bois doré, dimension avec le cadre H: 20 L: 20  classé en 1994, musée ENVA.
Archives Charmet, pas signé pas daté, évalué après 1766. Communiqué par Christophe Degueurce, Professeur d'anatomie, Conservateur du Musée Fragonard.
PointRouge (2) Bourgelat à son bureau,  cette  image complète ou remplace la vue tronquée de la page 18 de VV n° 46.
PointRouge (3) La copie du peintre parisien Paul Cohendy, qui est à l'Ecole d'Alfort, datée de 1907, a peut-être été exécutée d'après la copie sur toile, à Lyon, car nous connaissons le passage de cet artiste dans la ville pour avoir exposé au Salon d'Automne du quai de Bondy à Lyon en 1908 à 1911 (Notice biographique de Henri Beraud : Ecole moderne de peinture lyonnaise 1909)
PointRouge A Lyon, peint par Vincent de Montpetit qui a repeint la teste (en 1776) à Paris.
Inscription peinte en bas et à gauche. Cette inscription disparaîtra après la dernière restauration du tableau mais est visible sur la copie de Cohendy.
PointRouge (4) Toujours d'après l'inventaire de 1977/78 existe un troisième tableau, une autre copie sur toile dans un cadre et trumeau de bois : localisation salle du conseil, trumeau de la cheminée, inscription et signature peinte sur l'oeuvre partiellement illisible, transcription : Pierre Brisset 1864 ; d'après un portrait original, datation 3ème quart du 19e siècle 1864, Pierre Nicolas Brisset peintre parisien, lieu d'exécution, Ile de France 75 Paris. Copie visible actuellement dans la première salle du musée de l'enseignement vétérinaire récemment rénove par le Dr vétérinaire Bruno Hachler, conservateur du musée à l'Ecole de Marcy l'Etoile.
PointRouge (5) Claude Bourgelat âgé (détail) d'après une terre cuite de l'époque (pas daté)
PointRouge (6) Claude Bourgelat âgé d'après une terre cuite de l'époque (pas daté)
PointRouge (7) Ce portrait se vendait déjà du vivant de Bourgelat, il a illustré plusieurs de ses ouvrages.
PointRouge (8) "Le "Travail de Bourgelat" sous l'appentis du maréchal ferrant, quai de la pêcherie à Lyon en 1795 d'après le peintre Grobon. Musée Gadagne.

L'Ecole vétérinaire de Lyon et le Clos des deux amants

Le Clos des Deux Amants est une parfaite illustration du thème héritage et mutation, ce lieu aura accueilli en trois siècles un couvent, et deux écoles prestigieuses  (de plus ce lieu a une histoire de deux mille ans). Durant les trois siècles, il y aura eu beaucoup de modifications, de destructions, de nouvelles constructions... afin de toujours mieux s’adapter à ses nouvelles fonctions. Mais on constate chaque fois une réelle volonté de conserver l’âme et l’histoire du bâtiment.
C’est ce que nous allons voir maintenant.

Le Clos des deux amants à Vaise
Histoire, héritage et mutation architecturale

Fleche3 Origine des bâtiments

PointRouge Période gallo-romaine et jusqu’à l’an mille

Le Clos des deux amants était porté jadis par un terrain situé dans le 9ème arrondissement, occupé dès l’époque gallo-romaine. Cette étroite bande de terre entre Fourvière et la rivière a révélé l’existence de thermes avec à coté un petit édifice appelé « tombeau des deux amants » (nom donné à la rue puis renommée ensuite quai Chauveau).

La finalité de ce monument fut longtemps sujette à caution :
* Guillaume Paradin vers 1550 pensait qu’il s’agissait du monument funèbre d'Hérode et d'Hérodiade.
* D’après François Ménestrier (1631-1705) ce serait un monument élevé à la mémoire de deux prêtres du temple d’Auguste appeler l’un et l’autre Amandus.
* Les historiens du XVII° et XVIII croyaient y voir la sépulture d’un frère et d’une sœur nommés Amandus (d’après Claude Brossette 1671-1743, une inscription Amandus et Amanda était visible).
* Monsieur Allmer pensa à un laraire (chez les romains, petit sanctuaire domestique destiné au culte des dieux lares).
Aujourd’hui on lui préfère l’hypothèse de monsieur Audin qui considère ce tombeau comme la persistance d’un sanctuaire faisant partie de thermes romains (Thermes d'Ulatius) dont les vestiges furent mis à jour en 1951 lors du creusement des fondations du bâtiment de chimie de l’ancienne école vétérinaire (ce serait le Sacellum d’une source alimentant les thermes). Une enseigne de thermes avait été découverte sur le quai en 1865.

Dès le début de notre ère, ce fut un quartier funéraire important, cette nécropole révéla de nombreux sarcophages gallo-romains, puis en 1960, lors de fouilles, ce fut des sépultures burgondes qui furent mises à jour.
A l’emplacement du tombeau des deux amants se trouvait également un hôpital, mentionné la première fois en 1170, celui-ci désaffecté en 1369, l’hospitalité n’était plus donnée depuis longtemps et il était tombé en ruine. Il dépendait de la collégiale St Paul au XIIe siècle, hôpital détruit en 1492 sur ordre du Pape Alexandre VI, une partie des pierres furent utilisées pour la construction de l’église St Pierre de Vaise. Le roi venait d’acquérir cet hôpital des chanoines de St Paul entouré tout autour de vignes de vergers suspendus et de petites maisons (c’était les premiers B and B pour les malades).
En 1707, lors de travaux d’aménagements des quais de Saône le tombeau considéré comme gênant fut détruit.

PointRouge Le couvent des Cordeliers de l’Observance

Charles VIII et sa femme Anne de Bretagne appréciaient beaucoup deux moines franciscains, le frère Bourgeois et le frère Tisserant, deux prédicateurs renommés, qui désiraient ramener l’Ordre des cordeliers à la sévérité de la règle qu’avait légué à ses disciples St François d’Assise. Ils vinrent à Lyon choisir un emplacement convenable pour la fondation d’un nouveau couvent. Le Roi venait d’acquérir l’hôpital en ruine, ce qui tombait bien, et autour les propriétaires étaient tout disposés à vendre maisons et terrains.
Le 30 avril 1492 par lettre patente, Charles VIII enjoignit à son Procureur de la Sénéchaussée de Lyon de traiter promptement avec les propriétaires. En juin les estimations sont faites et en novemble1492 l’acquisition est livrée au Père Bourgeois. L’hôpital en ruine est supprimé dès décembre en attendant le Roi qui devait poser la première pierre. Ce qui fut fait le 23 mars 1493, où le Roi et la Reine posent la première pierre de l’église et du couvent des Cordeliers de l’Observance.
Pour cette cérémonie ce fut Jean Rely, confesseur du Roi et évêque d’Angers, qui bénit la dite pierre. Le Roi enrichit le père Bourgeois de privilèges (3 bateaux sur la Saône) et payât les ouvriers sur ses deniers.
A cette cérémonie assistait le Duc de Savoie, grand ami du Roi, qui avait un jeune page que le roi rencontrât au sortir de la messe. Ce jeune homme très courtois devint le chevalier Bayard (d’où le nom de l’école primaire actuelle sur le site). Le Roi parti ensuite pour une expédition en Italie. Ronsard écrivait :

« Es faubourg pour frères mineurs
Il fonda un couvent, puis avec grands seigneurs
Princes, Comtes, Barons, et bande qui frétille
S’en alla conquérir Naples et la Sicile. »

Pendant cette expédition Anne de Bretagne était restée à Lyon au cloître de St Just et venait souvent voir la construction des Cordeliers (C’est sans doute la raison qui fit que le couvent pris le nom de Notre Dame des Anges).

Il comprenait une église gothique et des bâtiments conventuels selon un plan en F. Début 1496 le couvent était terminé.
De retour d’Italie le Roi perdit le Dauphin, Anne s’en alla consoler auprès du Père Bourgeois au lieu d’assister aux fêtes qui devaient la réjouir.
En 1507 Anne de Bretagne revint avec son nouvel époux Louis XII et visita l’Observance.
Le nombre de frères ne dépassa pas 20 à 25.
Deux Rois de France visitèrent également le couvent, en 1515 François Ier partant en Italie, et en 1548 Henri II.
Le couvent fut en parti détruit par les Calvinistes en 1562, puis reconstruit et enrichi à la fin du XVIe siècle par les libéralités des marchands lyonnais et italiens, des chapelles furent ajoutées en particulier la Chapelle des Lucquois. Des restaurations importantes devront être faites en 1667, l’église ayant été ébranlée par les coups de canon lors des visites royales à Lyon.
L’observance fut un moment oubliée et en 1589 une ordonnance du Consulat rappelle les cordeliers à l’ordre, les autorisant à entrer ou sortir de la ville à toute heure du jour « pourvu que dans la besche il n'y ait d'autres que des religieux et qu'il ne s'y commette aucun abus ».

PointRouge Monastère des Franciscaines de Ste Elisabeth

Un monastère avait été édifié en 1617 rue de la Charité, la surface vint à être insuffisante. Un tènement est acquis sur la rive droite de la Saône contigu à celui des Cordeliers de l’Observance le 2 janvier 1657. Il comprenait des bâtiments laissés à l’abandon qui avaient été légués à l’Aumône générale de Lyon en 1651. En mars 1660 l’Ordre décide la construction du couvent. Pendant quinze ans rien n’est fait.

Enfin, le 7 juillet 1675, a lieu la pose de la première pierre de l’aile droite par l’Archevêque de Lyon Camille de Neuville de Villeroy.
En 1658 le couvent de la Charité avait reçu la visite de Louis XIV et de la Reine Mère. La Maréchal de Villeroy, Madeleine de Blanchefort de Créquy avait fait d’importants dons.
En 1745 le monastère de la Charité est supprimé, celui des deux amants devient le principal établissement Lyonnais des Franciscaines de Ste Elisabeth. Le nombre des religieuses de 40 au départ atteint 77 quand le couvent de la Charité est supprimé, elles ne seront plus que 37 à la révolution.

Fleche3 L'École Vétérinaire

PointRouge Projet d’une école d’un nouveau genre

En 1762 Claude Bourgelat, Directeur de l’Académie d'Équitation de Lyon, décide de fonder la première école vétérinaire du monde à Lyon.
Le concept était nouveau pour l’époque, il lui faut trouver un bâtiment adapté pour dispenser une éducation de ce genre.
L’école s’installe au logis de l’Abondance, ancienne auberge située dans le faubourg de la Guillotière. C’est un bâtiment modeste où l’école restera 35 ans. Suite au remaniement du quartier, il ne reste aucun vestige aujourd’hui.
Le bâtiment trop exigu, inconfortable et insalubre, vu la vétusté des locaux aggravé par le siège de la ville durant la Révolution Française. Sur la demande de Bredin et Huzard, la Convention décide le 17 thermidor an II de transférer l’établissement dans le couvent réquisitionné des deux Amants, les biens de l'Église ayant été saisis comme biens nationaux.

PointRouge Évolution de l’organisation générale des bâtiments

L’école lors de son installation en 1796 dans les bâtiments

L’aile Nord abrite au rez de chaussée la salle de direction, le cabinet d’anatomie, les forges. La chapelle est transformée en infirmerie pour les animaux. Les élèves sont logés dans les cellules monacales dans les étages des différentes ailes, sauf pour la partie longeant la Saône réservée au directeur et au personnel enseignant. Le jardin potager est transformé en jardin botanique et pharmaceutique. L'École est séparée du couvent des Cordeliers par un jardin et un mur de clôture.

Premières acquisitions (1796-1807)

Très rapidement à l’étroit et à cause de son importance grandissante, l'École va chercher à annexer une partie du claustral des cordeliers de l’Observance. Des projets successifs nécessités par l’entretien et les besoins d’adaptation de l'École vont se succéder.
Le premier architecte fut Claude Ennemond Cochet, dont le diagnostic est très pessimiste vu l’état des locaux et la surface trop modeste. Suite à une demande du Directeur C.J. Bredin auprès du gouvernement, il peut récupérer le terrain au sud lui permettant de construire un bâtiment le long de la rue des Deux Amants avec porte cochère et où sera abrité la forge. Il récupère également l'Église qui est affectée au stockage des fourrages.

Premiers travaux de réhabilitation (1807-1818)

L’école reste vétuste, malgré son développement, si bien qu’en1807 un premier projet de restauration est proposé par l’architecte Louis Cécile Flacheron.
- Remplacement du mur de clôture sur le quai par une grille
- Régularisation de la grande cour
- Construction d’une écurie dans la cour des forges
- Construction d’une chapelle à la place de l’église en très mauvais état - Construction d’un amphithéâtre dans l’aile Nord
Mais le manque chronique de crédits font que seuls les deux premiers points seront réalisés. Le ministère s’en émeut et menace de transférer l'École à Toulouse. Le Conseil municipal, devant cette menace, décide de voter les crédits.

Travaux de Flacheron puis de Chenavard (1818-1839)

Les travaux relancés en 1818 se terminent en 1824.
- Destruction de la partie des bâtiments sur le quai
- Reconstruction du corps Sud et apport de compléments à l’aile Ouest afin de créer une belle composition symétrique
- Achèvement du portique autour de la cour
Vers 1826 Chenavard fera transporter une grille en provenance du château de la Balmes près de Châlon pour fermer la cour.
En 1827 la ville cède des terrains bordant les bâtiments claustraux pour établir :
- une cour à ferrer
- un fenil pour les fourrages
- une cour pour les fumiers
- un hangar pour les opérations vétérinaires
Entre 1830 et 1840 l'École réalise encore quelques travaux
- une salle d’opération dans l’ancienne cour de correction
- un bâtiment d’infirmerie au fond de la cour des forges
- un chenil sur une terrasse plus à l’Ouest
L'École souhait récupérer les locaux restant du couvent des Cordeliers ou elle loge provisoirement les élèves pendant les travaux.

Les travaux de Chabrol

Architecte parisien, il se voit confier la restauration à entreprendre, son plan établit en 1839 prévoit :
- La construction d’un amphithéâtre d’Honneur
- L’installation d’un jardin à la française en terrasse
- La restauration du bâtiment de clinique
- L’installation d’une serre et d’une orangerie dans le jardin botanique
- La construction d’une chapelle
Ce projet est dans un premier temps refusé du fait de l’exiguïté des locaux. En 1835 l’armée trace une route qui prive l'École d’une étroite bande de terrain à l’Ouest et c’est avec la somme obtenue en dédommagement qu’elle peut acquérir entre 1840 et 1843 les bâtiments et les terrains de l’ancien couvent des Cordeliers. Entre temps, un accord était intervenu entre la ville, l’état et le clergé qui stipule que l'École reçoit les terrains du couvent, l'État doit restaurer l’église et construire une école primaire sur le terrain au Sud est qui reste propriété de la ville.

Le projet de Chabrol s’étendra désormais sur les deux propriétés. Le projet définitif est présenté en 1843 devant le Conseil Général des Bâtiments Civils. C’est ce programme réalisé pratiquement sans changement qui donne à l'École son visage actuel.
Il prévoit pour le bâtiment principal des modifications totales :
- on perce des escaliers, on crée des salles pour un Musée, une bibliothèque et le conseil de l’enseignement.
- construction de l’amphithéâtre semi-circulaire précédé d’un vestibule à l’italienne
- aménagement des jardins en terrasse
- ajout d’un escalier d’honneur dans le jardin avec fontaine et une serre (l’orangerie ne verra jamais le jour)
- installation d’un fronton en façade ainsi que des corniches et des bandeaux. Les décorations intérieures sont d’inspiration gréco-romaine-romaine.
- le bâtiment de clinique à un étage en remplacement des anciennes infirmeries Également chargé de la restauration de l’église, arguent de sa vétusté, la fait démolir en 1846 et remplacer par une chapelle sur pilotis (qui sera détruite en 1936).
En 1861 profitant de l’exhaussement du quai de l’observance lors de la reconstruction du pont de Serin, il achève la cour d’honneur d’un corps de portique reliant les ailes Nord et Sud.

Dans le même temps le programme prévoit le remaniement complet de l’ancien couvent des Cordeliers, détruisant les vieilles bâtisses claustrales et réalisant de nouvelles constructions plus ordonnées et rectilignes.
Les travaux après Chabrol ne concerneront que la partie de l'École située sur l’ancien couvent des Cordeliers, ce sera une adaptation aux nouvelles fonctions des locaux à l’évolution des sciences vétérinaires qui surgit en cette fin de siècle. Ainsi Sainte-Marie Perrin travaillant en collaboration avec le physiologiste Chauveau adaptera les bâtiments d’anatomie et de physiologie créant la salle de dissection-musée en 1872.
En 1876 la statut de Claude Bourgelat est érigée dans la cour d’honneur, œuvre du sculpteur Fabish.
En 1897 il surélève l’ancienne bergerie pour l’affecter à la médecine opératoire. Début du XXe siècle Tony Garnier prolonge les corps latéraux des bâtiments de clinique et exhausse le bâtiment de physiologie.
Enfin en 1954 puis en 1963 l’architecte des Bâtiments de France Pierre Bourdeix crée deux bâtiments contemporains, l’un sur le quai l’autre sur le jardin botanique. Malheureusement au détriment de l’harmonie de l’ensemble et de la cohésion initiale du projet de Chabrol.
Les locaux ne correspondant plus aux exigences d’une École vétérinaire moderne, elle déménage en 1978 dans de nouveaux bâtiments construits spécifiquement sur le plateau de Marcy l'Étoile, sur un terrain de 44 hectares.

PointRouge Une École façonnée par une succession d’idées et d’architectes.

Façonnement du site pour répondre à une demande

Le principal enjeu de la transformation du site a été de l’adapter à une nouvelle fonction : un couvent et une école vétérinaire n’ont pas la même fonction. Dans ces locaux les élèves ne doivent pas seulement étudier, il s’y adjoint des activités de recherche, le logement des étudiants, des personnels et la restauration.
Avec un point très important lié à une école vétérinaire : les contraintes sanitaires (élevage d’animaux, stockage des fumiers et des carcasses etc…) Il s’agit d’effectuer la transition d’un couvent avec quelques dizaines de sœurs en une école pouvant accueillir près de 500 étudiants.
Les conditions de travail doivent être adaptées aux besoins des élèves : on crée un lieu de vie favorisant les échanges entre enseignants, élèves, chercheurs, le travail et la détente.
Les lieux ont été conçus pour recevoir la quantité d’animaux nécessaires aux besoins des études, les services sont bien séparés les uns des autres, avec une disposition sagement conçue.
La mission des différents architectes évoluera entre les tâches d’entretien et de transformation pour répondre à l’évolution et au développement de l’établissement. C’est l’œuvre de Chabrol qui va marquer le site de façon durable par son échelle et son homogénéité. Les successeurs vont simplement adapter les locaux aux nouvelles fonctions de la science vétérinaire.

Le prestige d’une grande école

Les exigences de l'École vétérinaire sont essentielles et variées, silence, esthétique, complémentarité des fonctions de recherche, d’enseignement. Il s’agit de concevoir la première école vétérinaire du monde et de garantir ainsi son rayonnement.
Tout à été fait pour donner de l’air, de l’espace à l’établissement.
Un élément important de prestige a été la construction de l’amphithéâtre d’honneur soudé au bâtiment des élèves, construction particulièrement décorée pouvant accueillir 300 à 400 personnes.
Local précédé de vestibule en harmonie avec la salle, avec au premier étage de grandes salles et un beau vestibule faisant suite à l’une des tribunes de l’amphithéâtre.
A l’extérieur les travaux de terrassement et de soutènement donnent de l’air et de l’espace aux nouvelles constructions.

Architecture empreinte de néoclassicisme

Chabrol en bénéficiant de l’extension sur l’emplacement des Cordeliers imprégnera le plus sa marque architecturale.
Il conserve les bâtiments d’origine (sauf le couvent des cordeliers) en accentuant le caractère monumental ( fronton, corps de portique sur le quai) donnant ainsi son aspect définitif avec ses bâtiments autour d’une cour fermée et ses jardins en terrasse).
Il s’attache aux moindres détails (lampadaires de la cour d’honneur par exemple). Nous sommes dans la tradition des bâtiments officiels du début du XIX° siècle où les architectes admirent l’Antiquité gréco-romaine-romaine : c’est le mouvement néoclassique.
On peut citer la régularité, la symétrie dans les formes et les décors, portiques en arcades, ouvertures en plein cintre, grand motif central (amphithéâtre et vestibule à l’italienne).La chapelle de l’observance qu’il avait également reconstruite est dans cet esprit : porche à colonnes, fronton, richesse du décor peint à l’intérieur par Denuelle.

Importance de l’esthétique portée aux bâtiments, les charpentes métalliques ne sont pas apparentes (le fer est de plus en plus utilisé jusqu’à l’emploi révolutionnaire du béton).
Nous avons donc un beau bâtiment avec façade à chapiteau en retrait avec un péristyle. Deux ailes reviennent sur la rue avec deux pavillons portant l’estampille (« Clinique » et « Botanique »)Le péristyle est terminé par une galerie qui joint les deux ailes, galerie surmontée de pots décorés. Les jardins montent à l’assaut de la colline. La cour est plantée de rosiers (déjà des traces de romantisme?)

Une volonté de conserver l’âme du bâtiment

Si l'École a été de plus en plus fonctionnelle, les architectes ont gardé l’empreinte originelle du couvent.
Celui-ci a inspiré l’organisation de l'École, en effet elle est organisée comme étant une entité mais avec des bâtiments voués à différents fonctions, sur le principe de la séparation espace-temps. Les entités architecturales correspondent à des moments divers : éducation, repos, détente (jardins).
Le cloitre est le bâtiment en U sont maintenus : concept qui souligne une volonté d’unité, et un besoin d’être en communauté tout en restant ouvert sur l’extérieur. L’ouverture de ce cloître est indispensable marquant une relation permanente avec l’extérieur, faisant de l’école un lieu de manifestations culturelles et scientifiques.
Grâce à l’histoire bien particulière du lieu, l'École a héritée d’une certaine identité dont les architectes ont eu à tenir compte.

PointRouge Le lieu devient inadapté pour une école vétérinaire

Après la seconde guerre mondiale l'École continue à se développer, mais deux contraintes pèsent sur l’établissement :
- la place devient trop restreinte
- nuisances d’ordre sanitaire difficiles à gérer en ville
L'École va déménager en 1978 sur le plateau de Marcy l'Étoile dans de nouveaux bâtiments construits spécifiquement.

Fleche3 Le Conservatoire National Supérieur de Musique

Lors du départ de l'École Vétérinaire la propriété est séparée en deux. Le ministère de la Culture garde le bâtiment principal, les cours et les jardins. Le ministère de l’Agriculture conserve les bâtiments annexes qu’il affecte au CEMAGREF.
La première rentrée du CNSMD de Lyon se fait en 1979 dans des locaux provisoires. Le Ministère de la Culture lui désigne ce nouveau bâtiment qui va être réhabilité en deux parties, d’une part la rénovation complète de l’ancien bâtiment alors assez délabré et d’autre part la construction d’un nouveau bâtiment relié à l’ancien par des passerelles vitrées.

PointRouge Le Bâtiment neuf

La spécificité d’un conservatoire ne peut s’accommoder de l’ancien bâtiment pour certaines de ses fonctions : grand auditorium, salle de répétition, l’enseignement des percussions nécessite certaines caractéristiques acoustiques, de même le travail de son dans un bloc électro-acoustique. Ce bâtiment nouveau remplace l’ancien bâtiment de clinique.

Ce bâtiment doit respecter beaucoup de contraintes tant sur le plan acoustique, que sur le plan géométrique et dimensionnel.

Auditorium Varèse et la salle de répétition

Il est conçu pour recevoir un orchestre complet avec 300 places pour le public. Initialement prévu pour 400 places il a été un peu amputé pour créer au fond une salle de répétition.
Il a donc fallu refaire l’étude acoustique avec apposition de grands panneaux sur les murs. De plus une scène en gradins mobiles s’adaptant à la taille de l’orchestre a été crée.
La salle de répétition servant de petite salle de concert a été aménagée avec des gradins mobiles pour mieux gérer l’espace.

Bloc électro-acoustique

- Petite pièce près de l’Auditorium ou sont retransmis et enregistrés les concerts.
- Studio d’enregistrement avec au mur des panneaux amovibles pour changer l’acoustique selon les besoins.
- Salle de traitement du son /mixage aux parois intérieures inclinées en divers matériaux non collés aux parois pour des raisons de sonorité.

Lien nouveau/ancien bâtiment

Une partie du foyer des étudiants se trouve dans le nouveau bâtiment, le lien avec l’ancien se fait par une verrière en galerie.

PointRouge L’Ancien bâtiment

La rénovation de ce bâtiment laissé cinq ans à l’abandon et la nouvelle destination après un couvent et une École Vétérinaire a nécessité une rénovation complexe et délicate, certaines parties étaient de plus à l’inventaire des monuments historiques : façades, toitures des bâtiments de la cour centrale, le cloître, l’Amphithéâtre CHABROL, la bibliothèque et l’ancien musée d’anatomie.

Les façades

Les façades sont de couleur ocre, les tuiles mécaniques remplacées. La corniche du fronton central est prolongée sous le reste de la toiture. Des bandeaux sont mis entre les encadrements de fenêtres pour souligner les horizontales, les croisées des fenêtres sont redessinées selon un modèle du XVIIIe siècle à petits carreaux et faux meneaux. On retrouve dans cette architecture l’inspiration italienne.
Sur la façade se trouve également des plaques héritées de l'École Vétérinaire.

L’amphithéâtre Chabrol

Transformé en salle d’orgue car assez grand pour cet instrument. La voute intérieure de couleur pastel laisse pénétrer la lumière par trois verrières successives, améliorant la transparence du lieu et la qualité acoustique. On y trouve encore inscrit le nom des différents directeurs en haut des parois ainsi que des toiles peintes en 1907 par Humbert représentant des scènes vétérinaires.

Le Vestibule ou Hall Central

Témoignage de l’architecture néo-classique, structure vide en son milieu sur deux niveaux, laissant passer la lumière, sol couvert de marbre, murs peints en faux marbre, portes en faux bronze.

Galerie du Cloître

Les fenêtres y sont ouvertes en plein cintre pour une double orientation des salles. On peut encore y voir certains piliers d’origine.

Bibliothèque et Atrium

Reconvertis en médiathèque et salle de lecture gardant ainsi leur fonction. On y trouve l’ancienne architecture et les meubles de la bibliothèque ont été conservés. L’ajout de mobilier et d’installations multimédia l’ont modernisée.

Galerie du 1er étage

On a gardé les fragiles vitrines ou se trouvaient les collections d’anatomie sans utilité actuelle.

Salle Capitulaire

Anciennes latrines de l'École Vétérinaire. Devenue salle de chant pour ses qualités acoustiques. Aménagée en gradins, la base de la colonne du centre a été dégagée.

Restaurant U

Les autres salles

D’autres salles ont trouvées de nouvelles fonctions, la structure du bâtiment étant simple (chambres d’internat, salles de musique).

Les espaces extérieurs

Aménagés selon leur fonction de base, promenade, contact avec la nature. La cour a repris l’aspect du temps du couvent avec des allées de buis et des rosiers, une fontaine centrale.
Du côté jardin botanique on a gardé l’aspect qu’il avait du temps de l'École Vétérinaire.

PointRouge Et maintenant?

Il va falloir encore s’agrandir et pour cela essayer de récupérer les bâtiments du CEMAGREF (ancienne infirmerie chevaline) mais « money ».

Fleche3 Conclusion

Selon Riegel un bâtiment doit entre autres avoir quatre valeurs :
Valeur d’ancienneté
Valeur historique
Valeur d’Art
Valeur d’actualité
1° Ancienneté : l’âge de ce bâtiment qui date de 1675
2° Historique : toutes les fonctions qu’il a rempli et les changements qu’il a connu : couvent, École Vétérinaire et Conservatoire modifié à chaque fois pour assurer sa fonction.
3° Art : architecture et intérêt esthétique du bâtiment, beaux témoignages de courants architecturaux.
4° Actualité : valeur du bâtiment actuel, c’est une prestigieuse école de musique : second Conservatoire de France.
Au fil du temps ont été confrontés la dualité Ancien/moderne en essayant de trouver un compromis entre les deux. Le Conservatoire est une bonne illustration de cette problématique puisqu’il s’agit d’une œuvre d’art, qui, lors de sa mutation, a préservé sa valeur historique tout en se modernisant.
Jean-Claude Brochard

L'UPPR

L'histoire d'une association (1980-2013), l'Union Provençale pour la Promotion de la Restauration (UPPR), à laquelle ont participés nombre de nos confrères. Le texte complet de ce document de 130 pages a été mis à la disposition du GNVR par nos confrères Bernard Deschamps et Michel Durand. En raison de son "poids" le chargement du diaporama peut être un peu long.

Voir le rapport ici



Les animaux et les Saints par Jean-Pierre Kieffer

Cet article a été publié dans le Bulletin de la Société Vétérinaire Pratique en 2007 et La Lettre de l’AFFV en 2009.

La sagesse populaire conseille de s’adresser au Bon-Dieu plutôt qu’à ses saints. Il est pourtant fréquent de les invoquer pour obtenir leurs grâces et en particulier sa guérison ou celle d’un être cher ou bien encore celle de ses animaux.
On recense un peu plus d’une centaine de saints que l’on invoque pour la guérison des animaux, pour leur fertilité ou encore pour leur production. Ainsi, ces généreux intercesseurs auprès de Dieu sont sollicités pour apporter leur aide dans notre Art vétérinaire.
Cela ne relève pas d’une foi sincère, mais d’un intérêt évident pour un bien qui est cher à son propriétaire : l’animal.

D’ailleurs, l’Eglise n’aura, pendant plusieurs siècles, aucune considération pour les animaux. La médecine vétérinaire restera longtemps ignorée dans les monastères et les couvents. Elle sera même considérée comme suspecte jusqu’au 15ème siècle. On doit donc le grand nombre des Saints protecteurs des animaux au culte populaire et non pas au culte liturgique qui n’en a officialisé qu’un très petit nombre, comme Saint Antoine qui a sa place dans le missel romain, comme protecteur des animaux.

Dévotion, superstition et empirisme entretiennent le culte de ces Saints qui remonte pour certains à la plus haute antiquité. Leurs noms font partie des traditions locales bien ancrées, qui contribuent au folklore. On leur attribue souvent des miracles qui justifient tous les espoirs de ceux qui les invoquent. Ce sont les Saint thaumaturges, comme Saint-Roch.

Les modalités de leur culte font appel :
Fleche3 aux prières devant des statues conservées dans des lieux de culte, dans des sanctuaires qui leur sont consacrés. Ces Saints sont souvent représentés avec les animaux qu’ils protègent
Fleche3 aux offrandes qui étaient faites en nature avec souvent les produits de l’espèce animale concernée et même parfois l’animal lui-même
Fleche3 aux « pardons » ou processions qui se déroulent à une date déterminée dans l’année. Parfois les animaux participent à cette célébration, ils sont alors souvent décorés. C’est l’occasion de défilés souvent impressionnants qui rythment la vie locale et qui sont devenus un attrait touristique.

Il serait fastidieux de passer en revue la centaine de Saints protecteurs des animaux, mais nous en retiendrons certains. Nous pourrions les classer selon les espèces qu’ils protègent, mais certains Saints sont polyvalents. Nous pourrions les classer selon les maladies pour lesquelles ils étaient invoqués, mais là encore certains Saints sont des généralistes et non pas des spécialistes. Nous pourrions enfin les classer par zones géographiques, mais si certains sont plus rattachés à certaines régions, on peut retrouver la plupart sur tout le territoire national et même au-delà.
L’ordre alphabétique est peut-être le plus adapté et il évitera toute susceptibilité entre les Saints et les Saintes.

Saint Antoine

Saint Antoine le Grand ou Saint Antoine l’ermite n’a rien à voir avec Saint Antoine de Padoue que l’on invoque pour retrouver les objets perdus. Saint Antoine est le principal protecteur des porcs, on comprend pourquoi il est particulièrement vénéré en Bretagne. Mais il est aussi l’un des seuls Saints invoqués pour les animaux qui a sa place dans le missel romain.

Un roi d’Espagne avait une femme possédée du Démon et les plus célèbres exorcistes ne parvenaient pas à la guérir. Saint Antoine lui rendit la raison en quelques prières. Une fois le miracle réalisé et quittant le palais royal, il fut retenu par le pan de sa tunique par une truie qui portait dans sa gueule son porcelet aveugle et aux pattes atrophiées. Plein de compassion, Saint Antoine toucha le petit porcelet infirme et le guérit aussitôt. Ce miraculé s’attacha aux pas de son bienfaiteur et partagea avec lui de nombreuses années de vie solitaire. Voila pourquoi Saint Antoine est représenté accompagné d’un cochon.
La popularité du Saint était si grande, qu’une dérogation spéciale fût accordée aux moines de son ordre, alors qu’un décret interdisait aux propriétaires de porcs de les laisser vagabonder dans les rues. Ils furent les seuls à pouvoir les laisser en liberté sous réserve de leur accrocher une clochette au cou pour limiter les accidents.
Saint Antoine était souvent invoqué pour soigner les malades atteints du « feu sacré » ou du « mal des ardents » que l’on a identifié par la suite à l’intoxication par l’ergot de seigle. Par extension, on l’invoquait pour toutes les épizooties qui décimaient les troupeaux. Mais il reste principalement le Saint protecteur des porcs.

Saint Blaise

Saint Blaise était l’un des Saints les plus invoqués en pratique vétérinaire dans de nombreuses régions de France. Il fut médecin près de Cappadoce en Arménie, au 3ème siècle, où il soigne les humains et les animaux sauvages, nombreux à cette époque. Pour fuir les persécutions des Romains, il se réfugie dans la montagne entouré des animaux qui viennent chercher protection et qui répondaient à ses demandes. Ainsi, il fit rendre par un loup le porcelet que l’animal avait enlevé à une pauvre femme. Mais sa foi lui valut d’être jeté en prison et supplicié.
Ce Saint guérisseur des humains et des animaux est universellement connu puisqu'on le retrouve jusqu'aux Amériques, sous une quarantaine de noms différents. L'apport des reliques lors du retour des croisades et sa canonisation en 1244, puis les grandes épidémies de peste favorisèrent sa popularité. On lui donnera alors, dans certaines régions, le nom de saint « anti-pesteux ».
Il fait parti des Saints intercesseurs que l’on invoque pour beaucoup de choses, allant des maux de gorge, à la recherche d'un bon mari, en passant par les bonnes récoltes ou la protection du bétail.

Saint Cornély

En Bretagne, Saint Cornély (ou Cornéli) est le plus connu des Saints protecteurs du bétail. On doit voir en ce mot la forme bretonne de Corneille (latin Cornelius). Ce saint homme fut pape de 251 à 253, persécuté par les Romains et il mourut en exil. Selon la légende, Cornéli, pape à Rome, était poursuivi par des soldats païens. Deux bœufs l'accompagnaient qui portaient ses bagages. Un soir, il arriva devant la mer. Les soldats le serraient de près, rangés en bataille. Il se cacha dans l'oreille d'un bœuf et transforma ses ennemis en pierre. Telle est l'origine de ces alignements mégalithiques de Carnac, si célèbres. Il est invoqué pour les bêtes à cornes, par analogie de nom sans doute, mais aussi contre l’épilepsie et le mal des oreilles.

Saint Eloi

Cet évêque de Noyon au 7ème siècle est passé à la postérité populaire pour sa charge de conseiller du bon roi Dagobert connu pour ses étourderies dans les chansons enfantines. Mais c’est son art de la maréchalerie qui fait de Saint Eloi le patron de deux métiers qui furent longtemps confondus : maréchal-ferrant et vétérinaire.
Les légendes sont nombreuses pour faire de Saint Eloi le protecteur des chevaux. L’une de ces légendes est celle du « pied coupé ». Eloi se vantait d’être « forgeron et maréchal, maître des maîtres et maîtres de tous ». Un jour, un inconnu s’offre pour travailler chez lui. Eloi lui demande de ferrer un cheval et le nouveau commis coupe le pied du cheval et le ferre tranquillement, puis remet le membre en place. Eloi reconnaît dans ce miracle le Christ lui-même. Cette leçon d’humilité comprise, Eloi brisa son enseigne pour ne conserver que « Eloi maréchal-ferrant ». Mais certains attribuent à Saint Eloi lui-même ce miracle.
Une autre légende raconte qu’un cheval ayant appartenu à Saint Eloi était devenu furieux entre les mains de ceux qui l’avaient dérobé à sa mort. Le cheval rendu à l’abbaye où le Saint avait fini ses jours redevint docile au seul nom du Saint que l’on invoque dès lors pour les chevaux.

Saint Gildas

Ce Saint est un exemple des Saints « polyvalents ». Il est prié pour les chevaux, les bovins mais il est aussi invoqué pour protéger contre la rage les animaux (les chiens en particulier) et les hommes.
De nombreux pèlerinages sont encore organisés avec des chevaux en Bretagne et en Irlande. Autrefois, le jour du Pardon, le 29 janvier, les chiens pour être protégés de la rage assistaient à la messe, circulant librement dans l’église.


Saint Roch

La représentation de Saint Roch est l’une des plus connue. Il montre une plaie à sa cuisse, un bubon de la peste. Il est toujours accompagné de son fidèle chien. La légende veut, qu'à la fin de sa vie, touchée à son tour par la peste et par la faim, il fut nourri dans une forêt par un bon chien qui lui apportait chaque jour un pain dérobé à la table de son maître. Ce dernier, intrigué par le manège de l'animal, le suivit en forêt et découvrit notre Saint blessé qu'il put ainsi secourir. Voilà pourquoi, pour parler de deux personnes inséparables, le proverbe dit : "c'est saint Roch et son chien".
Ce Saint est également invoqué contre la fièvre aphteuse. En Normandie, du séneçon cueilli le jour de la Saint Roch et placé dans les étables garantissait les bêtes des maléfices. Il apparaît ainsi comme un protecteur des troupeaux.

Saint François d’Assise

Saint François d’Assise n’est pas considéré comme un Saint guérisseur, mais plutôt un Saint protecteur. Il tient une place particulière dans les relations avec les animaux. Il est considéré comme le Saint patron des animaux et de ceux qui les protègent. Sa fête, le 4 octobre, est devenue au fil du temps la Journée de l’animal. Les associations de protection en ont fait une date symbolique. Ceux et celles qui se soucient de la défense des animaux, mais aussi de la nature et de l'environnement vénèrent ce Saint. En 1979, il est proclamé « patron des écologistes » par le Pape.
Né à Assise, en Italie, en 1181, François est issu d'une famille riche. Toute sa vie, il fait la promotion de la solidarité aux pauvres, aux démunis. Il dénonce les injustices. Il considère que toute la Création forme une grande famille, une sorte de fraternité universelle : les hommes et tous les animaux.

Principaux Saints guérisseurs ou protecteurs des animaux

Animaux Saints Animaux Saints
Chevaux Saint Alor
Saint Antoine
Saint Eloi
Saint Envel
Saint Gildas
Saint Guy
Saint Hervé
Saint Nicodème
Sainte Noyale
Saint Salomon
Saint Cornéli
Porcs Saint Antoine
Saint Gildas
Saint Gohard
Saint Jean
Saint Nicomède
Saint Vincent
Bovins Saint Blaise
Sainte Brigitte
Saint Cornéli
Saint Herbot
Saint Gildas
Saint Jorand
Saint Maimboeuf
Saint Mériadec
Saint Sylvestre
Moutons Saint Blaise
Saint Jugnon
Saint Jean
Saint Marcoul
Chiens Sainte Bénigne
Saint Gildas
Saint Guy
Saint Hubert

Bibliographie sommaire

BOUSSARIE D. Médecine vétérinaire populaire au Moyen-âge Bulletin Société française historique de la médecine et des sciences vétérinaires 2005, 4
DUBOIS D. Quelques Saints vétérinaires de Picardie nord Société d’ethnozootechnie 1984
FREMY DM. Les Saints auxiliaires ou auxiliateurs ou guérisseurs Quid 1994, Robert Laffont
MILLOUR G. Les Saint vétérinaires en Bretagne Skol Vreizh Octobre 1990, n°19
MILLOUR C. Les Saint guérisseurs et protecteurs du bétail en Bretagne Thèse vétérinaire ENVA 1946
BLAISET M. Les Saints invoqués dans la pratique vétérinaire Thèse vétérinaire ENVT 1988

Sites persos

perso

Campus de microbiologie médicale
http://www.microbes-edu.org

Site créé par notre confrère Alain Philippon A63 pour l’enseignement de la microbiologie médicale à deux niveaux, étudiant (Bac + 4) et interne (Bac > 6).

Photos

Rassemblement national 2015 : photos de Jacques Airaudo

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Rassemblement national 2014 : photos de Jacques Airaudo
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Rassemblement national 2013 : photos de Jacques Airaudo

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Rassemblement national 2013 : photos de Jean-Pierre Denis

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Georges
AUBRY
A64

Anne-Marie
AUBRY
Herbert
BAILLET
L64

Lucette
BAILLET
Georges
BARADEL
T55

Pierre
BAUNY
A49

Charline
BAUNY
Michel
BELLANGEON
L64

Mme
BELLANGEON
Isabelle
BELLONET


Jean-Pierre
BELLONET
Georges
BELOT
L62

Colette
BELOT
Jean-Paul
BERRUYER
L71

Josianne
BERRUYER
Raymond
BERTHOLOM
A71

Colette
BERTHOLOM
Jean-Pierre
BIARD
L67

Liliane
BIARD
Richard
BLONDELEAU
L69

Mme
BLONDELEAU
Jean-Marie
BONNET
A59

Jean-Luc
BOUDON
L67

Marie-Hélène
BOUDON
Marie-Alice
BOUJU

Louis
BOURGEOIS
A58

Michel
BOUVIER
L63

Hélène
BOUVIER
Jean
BRAURE
T63

Huguette
BRAURE
Lucie
BRUDER
A53

Claude
BRUDER
A54
Jean-Claude
CACHART
A70

Yvette
CACHART
Mme
CAMPENET

Claudine
CARBON
Jean-Pierre
CARBON
A66

Claudette
CATENOT
L64

Jean
CATENOT
L64
André
CHAMPAGNAC
A66

Michèle
CHAMPAGNAC
Pierre
CHAPONNEAUX
A54

Mme
CHAPONNEAUX
Roger
CHARVET
L68

Jacques
CHAUVEAU
A56

Anette
CHAUVEAU
Marie
CHIAPPERO-ROUVIER

Peynet
CHOBERT

André
CHOSSONNERY
A66

Colette
CONORT

Catherine
CONORT

Jean-Louis
CONSTANTIN
A63

Marie-Ginette
CONSTANTIN
Marcel
CONSTANTIN
A69

Dominique
CONSTANTIN
Jean
COURTOIS
A52

Thérèse
COURTOIS
Arthur
COUSIN
T49

Philippe
DAUNAY
A57

Claudine
DAUNAY
Françoise
DAVID
A81

Joël
DAVID
T68
Claude
DELAMBRE
L61

Jean-Pierre
DENIS
L64

Françoise
DUBOUCLARD

André
DUCOS
A63

Liesbeth
DUCOS
Michel
DUMORTIER
A59

Christian
DUTOT
A72

Solange
DUTOT
Jean-Paul
EHKIRCH
T59

Michèle
EHKIRCH
Bernard
EHLIG
L64

Maryse
EHLIG
Jean
FADE
L49

Mme
FADE
Roger
FERNAGUT
T54

Jean
FONTAINE
L53

Gérard
FREVAL
A57

Michelle
FREVAL
André
FREYCHE
T59

Jeany
FREYCHE
Pierre
GENIN
L66

Monique
GENIN
Huguette
GROBET

Alain
GRUNCHEC
T74

Marie-Lyse
GRUNCHEC
Roger
GUILLIEN
A42

Michèle
LEGOFFE
Mme
GUILLO

Suzanne
HABERT


Marc
HELFRE
L60

Michèle
HELFRE
Gérard
HEMON
L71

Lucette
HEMON
Guy
HERBAUT
T63

Monique
HERBAUT
Jean-Paul
HIDRIO
T75

Sylvie
HIDRIO
Roger
JUSSIAUX
L62

Christiane
JUSSIAUX
Jean
KAHN
A55

Madeleine
KAHN
Bernard
LAMARRE
A62

Marie-Thérèse
LAMARRE
Christian
LAMBERT
T71

Josiane
LAMBERT
Jean
LAVIEILLE
A50

Marie-Madeleine
LAVIEILLE
Michel
LE GROUMELLEC
T70

Michel
LEPETIT
A60

Monique
DELROISSE
Irène
LEROUX

Jean-Yves
MARCHAND
T63

Nicole
MARCHAND
Gilles
MARCHAND
A76

Martine
MARCHAND
Daniel
MAUDET
T74

Françoise
MAUDET
Pierre
MERCIER
T63

Catherine
MOGNETTI
A73

Henri
MOREAU
L48

Jenny
MOREAU
Michel
MORIN
L68

Anne
MORIN
Henri
MUENIER
L66

Michèle
MUENIER
Marcel
NAHON
A53

Rosine
NIVELLE
Pierre
NOYER
A49

André
PETIT
L53

Renée
PETIT
René
PEZET
T56

Catherine
PIETE

Jean-Charles
PLAIGNARD
A61

Marie
PLAIGNARD
Jacqueline
POISSON

Jean
PONSARDIN
A57

Geneviève
PONSARDIN
Elisabeth
POUCHELON
A69

Jean
RASCOL
T54

Gilbert
REIX
T71

Martine
REIX
Marie
RENOIR

Michel
RICARD

Marie-Thérèse
RIGOLÉ

Michel
SAIGRE
T53

Madeleine
SAIGRE
Maryse
SALMON

Monique
SOULE

Jean-Pierre
SOURDIN
L67

Michèle
SOURDIN
Didier
TAUPIN
A61

Arlette
TAUPIN
Guy
TESSANDIER
T71

Marie-France
TESSANDIER
Joël
TRIQUET
T71

Bénédicte
TRIQUET
Pierre
TROUCHE
T59

Michèle
TROUCHE
Taoupet
TROUCHE

Michel
TROUDE
A71

Monique
TROUDE
Jean-Marie
VAISSIER
T72

Michel
VANDEVELDE
C56

Claudine
VANDEVELDE
Georges
VELLUT
L50

Marie-Thérèse
VELLUT
Marc
VERON
A59

Maryse
VERON
Marc
VERRIELE
T70

Roger
VERY
A55

Anne-Marie
VERY
Bernard
WILLEMET
A49

Marie-Madeleine
WILLEMET



Ils nous ont quittés

Trouvez ici, provenant du Trombinoscope, les photos des membres du GNVR récemment décédés (par date de décès).
Cliquer ici pour revenir au Trombinoscope.

Photos Jacques Airaudo

Claude
POISSON
A62
03/12/2016
Christiane
MERCIER
22/10/2016
Nicole
ANDRES
10/03/2016
Gérard
SALMON
L55
14/04/2016
André
CHOBERT
A60
29/10/2015
Serge
CAMPENET
A53
19/10/2015