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Annonces

Rencontre GNVR Nouvelle Aquitaine du 6 Mai au 8 Mai 2020 à Brive >

Annonce de la semaine nature 2020. Du dimanche 24 au dimanche 31 mai, notre semaine dédiée aux randonneurs et aux excursionnistes se déroulera à Val d'Ajol dans les Vosges.

Info presse : Promotion Bernard Tillon

Rassemblement National automne 2019, AVEYRON du lundi 30 septembre au samedi 05 octobre 2019. Quelques photos !




Informations

Dossier de presse: réforme du régime de protection sociale des indépendants

Colloque de la Société d'Archéologie et d'Histoire de la Manche

Depuis le Conseil d'administration du 4 octobre 2016, Michel Le Groumellec est vice-président du GNVR, décision entérinée par l'assemblée générale du 6 octobre.




Février 2016 : Communiqué de l'ordre : obtenir le statut de vétérinaire honoraire

Faites parler du GNVR, distribuez notre prospectus

Rappel : payez votre cotisation d'adhésion en ligne. C'est facile et sécurisé.


N'oubliez pas de visiter le "Trombinoscope" du GNVR (Photos de Jacques Airaudo). Cliquer





Publications

Ces animaux qui nous guérissent, nouvel ouvrage de notre confrère Philippe de Wailly

Marie des Roses , un nouvel ouvrage de notre confrère Guy Girard"

Un ouvrage de notre consoeur Dominique Lange, intitulé " Chaleur de bête et froid de canard "

Deux nouveaux livres œuvres de nos confrères, Guy Girard avec "Le violon d'Annah"

et André Martin Cornetta avec "Café ou citronnelle"

Deux nouveaux livres œuvres de nos confrères, Guy Girard avec "L'Ecuyer du Roy" et Yves Tazé avec "Ma vie avec les chevaux"


Un livre d'art par notre confrère Jacques Plat : « Le Prieuré clunisien de Charolles »

Les animaux et les saints, version in extenso de l'article publié dans le n°46 de Véto Vermeil


Un nouveau livre: "Les Pourcelot au Beau Moyen Age"

Véto Vermeil n°47. (in extenso) Claude Bourgelat et le Baron de Bormes, seigneur d'Alfort.

Véto Vermeil n°47. (in extenso) L'Ecole vétérinaire de Lyon et le Clos des deux amants

Véto Vermeil n°46. Histoire de l'Union provençale pour la promotion de la restauration





Agenda du Bureau directeur

le 1.10.19 CA à Pont Les Bains-Aveyron.

le 3.10.19 AG à Pont Les Bains-Aveyron.






Informations

Info presse : Promotion Bernard Tillon




Les enseignants de l'école vétérinaire d'alfort au XXème siécle, vus par les élèves




Dossier de presse: réforme du régime de protection sociale des indépendants




Anciens élèves et amis de l'ENVA




Nos confrères écrivent...



Ces animaux qui nous guérissent
Nouvel ouvrage de Philippe de Wailly






Véto-Clin d'oeil décembre 2019
Le bulletin d'information aux vétérinaires retraités du Quebec






Marie des Roses
Nouvel ouvrage de Guy GIRARD






Un nouveau livre : Chaleur de bête et froid de canard





Livre GirardLivre Cornetta

Livre Girard

Livre Tazé




Un nouveau livre : Les Pourcelot au Beau Moyen Age









Fleche3Statut du vétérinaire honoraire

Il s’agit d’un statut auquel peuvent accéder les vétérinaires qui n’exercent plus la médecine et la chirurgie des animaux, mais qui souhaitent néanmoins garder un contact avec la profession.
Pour devenir vétérinaire honoraire, il suffit d’en faire la demande auprès du Conseil régional de l’Ordre des vétérinaires dans le ressort duquel le vétérinaire demandeur était précédemment inscrit.
Le vétérinaire n’est dès lors plus inscrit au Tableau de l’Ordre, mais sur la liste des vétérinaires honoraires avec les avantages suivants :
- Il conserve son numéro ordinal
- Il a accès à toutes les communications et publications de l’Ordre : revue trimestrielle, rapport annuel d’activité, lettre mensuelle d’information, partie réservée aux vétérinaires du site www.veterinaire.fr...
- Il est titulaire d’une carte de vétérinaire honoraire. Cependant, ce statut ne lui permet pas d’exercer la médecine et la chirurgie des animaux, même à titre occasionnel.

Pour bénéficier du statut de vétérinaire honoraire, une participation aux frais de gestion d’un montant de 28,30 euros pour l’année 2016 est demandée.

Fleche3 Document GNVR à distribuer

Le GNVR a édité le document suivant pour se faire connaître auprès des confrères. Pour pouvoir le distribuer à l'occasion des rencontres de vétérinaires, en demander des exemplaires à :
André Champagnac
+33601979385
gnvr.vicepresident.achampagnac@gmail.com

Fleche3 24 mars 2015 : Le GNVR à l'heure du paiement en ligne

Vous pouvez désormais vous acquitter de votre cotisation avec votre carte bancaire sur notre site (en bas de la page d'accueil). L'opération est sécurisée.

Fleche3 2 mars 2015

A propos de l'ouvrage « Le Prieuré clunisien de Charolles » présenté en page 25 du n°46 de Véto Vermeil, notre confrère Jacques Plat précise : Prix spécial vétérinaire 36 €, frais de port et emballage compris, expédition par retour, pour une commande accompagnée du chèque de paiement à :
Jacques et Suzy Plat / 7, av. J. Furtin / 71120 Charolles

Prospectus



Le voir ici


Ressources

Comme vous le savez, les cotisations de ses membres constituent les seules ressources du GNVR.
Actuellement ces cotisations sont de 50 € pour les vétérinaires retraités et de 25 € pour les veuves ou veufs de vétérinaires.

Les moyens financiers sont utilisés de manière transparente pour le fonctionnement du Bureau directeur, pour l'édition bisannuelle de votre revue Véto Vermeil, le fonctionnement de la messagerie, la maintenance et la gestion du site Internet du GNVR, l'organisation de rencontres, de manifestations...


Siège

Le siège social du Groupe National des Vétérinaires Retraités est situé au sein de la Maison des vétérinaires 10 place Léon Blum 75011 Paris.

La Maison des vétérinaires abrite également le Syndicat National des Vétérinaires Français (SNVEL), l'Association Centrale d'entraide Vétérinaire (ACV), l'Association française de la famille vétérinaire (AFFV).


Organisation

gnvr

Pour organiser la vie de l'association, il existe un bureau directeur et un ensemble de délégués régionaux.

Le bureau

Le bureau directeur est composé de 9 membres.
Il se réunit périodiquement, à l'occasion des manifestations nationales organisées par le GNVR, à savoir la "Semaine nature" qui se déroule en mai-juin et le "Rassemblement d'automne", généralement au mois d'octobre.
De plus, en cas de besoin et à l'initiative du Président, le Bureau peut être réuni une ou plusieurs fois de plus en cours d'année.
Enfin, des contacts groupés par voie téléphonique ou en vidéo-conférence sont organisés entre deux ou plusieurs membres du Bureau.

Bureau 2018-2021
Fonction Nom Prénom Courriel Téléphone fixe Portable
Fonction Nom Prénom Adresse couriel Téléphone fixe Portable
Président
Représentant FSVF
CHAMPAGNAC André gnvr.president.achampagnac@gmail.com 0173748876 0601979385
Vice-Président
Site Internet/FSVF
LE GROUMELLEC Michel gnvr.site.mlegroumellec@gmail.com 0299087429 0609396239
Trésorier - Base de données CHOSSONNERY André gnvr.tresorier.achossonnery@gmail.com 0381613329 0687110909
Messagerie MAUDET Daniel gnvr.messagerie.dmaudet@gmail.com 0299719847
0614417599
Véto Vermeil DENIS Jean-Pierre gnvr.vetovermeil.jpdenis@gmail.com - 0663690657
Rassemblement d'automne REIX Gilbert gnvr.automne2.greix@gmail.com 0549057340 0631973428
Gestionnaire du site internet DURAND Patrick webmaster.gnvr@gmail.com - 0692648043
Semaine nature CATENOT-GENTILETTI Claudette gnvr.semnat.ccatenot@gmail.com 0442703641 0676700035
Président honoraire (2000-2012) VERY Roger roger.very@wanadoo.fr 0383742268 -
Président honoraire (2012-2015) HELFRE Marc mhelfre@gmail.com 0477541139 0607479474

Les délégations régionales

Les délégations régionales sont chargées en particulier d'impulser des activités régionales et éventuellement interrégionales.

Délégations 2018
Région Nom Prénom Courriel Téléphone fixe Portable
Région Nom Prénom Courriel Téléphone fixe Portable
Alsace à pourvoir - - - -
Aquitaine TESSANDIER
TRIQUET
Guy
Joël
guy.tessandier@gmail.com
benedicte.triquet@wanadoo.fr
0556699799
0559191401
0681659343
0607307633
Auvergne BOUDON Jean-Luc mhboudon@free.fr 0470988423 0651074600
Basse Normandie MONNET Yves monnetyves@neuf.fr 0231401846 -
Bourgogne FICHOT Jean-François j-f.fichot@wanadoo.fr 0386551239 0608994177
Bretagne CONSTANTIN Marcel dominique-constantin@wanadoo.fr 0299550219 -
Centre à pourvoir - - - -
Champagne Ardennes RAGETLY Yves yves.ragetly@wanadoo.fr 0326683875 0630376271
Franche Comté
(à pourvoir)
- - - - -
Haute Normandie PLAIGNARD Jean-Charles plaignjc@numericable.fr 0277764289 -
Ile de France MOYON Pierre macmoyon@noos.fr 0140550067 0631968852
Languedoc Roussillon
(2 délégués)
BOUDET-DALBIN
LEPLAT
Jean-Marie
Gérard
jm.boudetd@free.fr
aurigena@free.fr
0467723790
0467293750
0618960576
0682682875
Limousin
(à pourvoir)
- - - - -
Lorraine VERY Roger roger.very@wanadoo.fr 0383742268 -
Midi-Pyrénées BOUTHIE Christian christian.boutie@wanadoo.fr - 0681736874
Nord Pas de Calais VERRIELE Marc marc.verrielepro@orange.fr 0321955007 -
PACA
(à pourvoir)
Pays de la Loire VERON Marc veronmarc@wanadoo.fr - 0662292049
Picardie
(2 délégués)
GIRARD
CACHART
Daniel
Jean-Claude
daniel.girard.le-hamel@wanadoo.fr
jeanclaude.cachart@free.fr
0322266679
-
0670495088
0613273377
Poitou Charentes REIX Gilbert gilbert.reix@sfr.fr 0549057340 0631973428
Rhône Alpes HELFRE
HEMON
Marc
Gérard
mhelfre@gmail.com
lucette.gerard.h@sfr.fr
0477541139
0477654031
0607479474
0618626339

Statuts

Statuts du Groupe National des Vétérinaires Retraités
Association loi 1901 (3 octobre 2006)
JO du 16 décembre 2006 p.6030

Article premier : Dénomination

Il est fondé, entre les adhérents aux présents statuts, une association régie par la loi du 1° juillet 1901 et le décret du 16 août 1901 ayant pour titre :
Groupe National des Vétérinaires Retraités — GNVR

Article deuxième : Objet, Durée

Le GNVR a pour but :
- la défense des intérêts moraux de ses membres,
- l’information du retraité en tout domaine : social, culturel ou professionnel,
- le maintien entre tous, d’un esprit d’entraide et d’amitié,
- l’affiliation éventuelle avec les autres organismes de retraités nationaux et européens susceptibles d’apporter un concours utile.
Sa devise est : Amitié - Solidarité. Le groupe s’interdit toute discussion ou manifestation présentant un caractère politique ou religieux.
La durée du GNVR est illimitée.

Article troisième : Siège social

Le siège social du Groupe est à la Maison des Vétérinaires, Fédération des syndicats vétérinaires de France, 10 place Léon Blum, 75011 Paris.
Il pourra être transféré par simple décision du conseil d’administration. La ratification par l’assemblée générale sera nécessaire.

Article quatrième : Composition

L’association se compose de membres adhérents.

Article cinquième : Admission

Peuvent être inscrits au Groupe, les vétérinaires ayant cessé leur activité professionnelle, quelle que fut la nature de celle-ci. Peuvent également être inscrits les conjoints de nos confrères décédés. Pour ce faire, il faut être agréé par le bureau lors de chacune de ses réunions, qui statue sur les demandes d’admission présentées.

Article sixième : les membres

Sont membres adhérents ceux qui versent annuellement la somme votée par l’assemblée générale, actuellement 47 euros.

Article septième : Radiation

La qualité des membres se perd par :
- la démission,
- le décès,
- la radiation prononcée par le conseil d’administration pour non-paiement de la cotisation ou pour motif grave, l’intéressé ayant été invité par lettre recommandée à se présenter devant le bureau pour fournir des explications.

Article huitième : Ressources

Les ressources de l’association comprennent les cotisations ainsi que les dons manuels.

Article neuvième : Conseil d’administration

L’association est dirigée par un conseil de 21 membres, désignés par les retraités de chaque région administrative.
Le conseil d’administration choisit parmi ses membres, au scrutin secret, un bureau composé de :
- un président
- un vice-président
- un secrétaire
- un trésorier
Ce bureau est élu pour trois ans.
En cas de vacance, le conseil pourvoit provisoirement au remplacement de ces membres. Les pouvoirs des membres ainsi élus prennent fin à l’époque où devrait normalement expirer le mandat des membres remplacés.

Article dixième : Réunion du conseil d’administration

Le conseil d’administration se réunit une fois au moins l’an sur convocation du président, ou sur la demande du quart de ses membres.
Les décisions sont prises à la majorité des voix : en cas de partage, la voix du président est prépondérante.
Tout membre du conseil qui, sans excuse, n’aura pas assisté à trois réunions consécutives, pourra être considéré comme démissionnaire.

Article onzième : Assemblée générale ordinaire

L’assemblée générale ordinaire comprend tous les membres de l’association.
Elle se réunit une fois l’an.
Quinze jours au moins avant la date fixée, les membres de l’association sont convoqués par les soins du secrétaire. L’ordre du jour est indiqué sur les convocations.
Le Président, assisté des membres du comité, préside l’assemblée et expose la situation morale de l’association.
Le trésorier rend compte de sa gestion et soumet le bilan à l’approbation de l’assemblée. Tous les ans l’assemblée fixe le montant de la cotisation.
Ne devront être traitées, lors de l’assemblée générale, que les questions soumises à l’ordre du jour. Les décisions seront prises à la majorité simple des assistants à l’assemblée.

Article douzième : Assemblée générale extraordinaire

Si besoin est, ou sur la demande de la moitié plus un des membres de l’association, le président convoque une assemblée générale extraordinaire, suivant les modalités prévues par l’article 11.

Article treizième : Règlement intérieur

Un règlement intérieur peut être établi par le conseil d’administration qui le fait alors approuver par assemblée générale.
Ce règlement éventuel est destiné à fixer les divers points non prévus par les statuts, notamment ceux qui ont trait à l’administration interne de l’association.

Article quatorzième : Changements, modification et dissolution

Le président doit faire connaître dans les trois mois, à la préfecture de Paris, tous les changements survenus dans l’administration ou la direction de l’association ainsi que toutes les modifications apportées à ses statuts.
En cas de dissolution prononcée par deux tiers au moins des membres présents à l’assemblée générale, un liquidateur sera nommé, et l’actif dévolu conformément à l’article 9 de la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901.

Signé par le Président et le Secrétaire le 12 novembre 2006


Comptes rendus internes

Compte rendu de l'assemblée générale de 2018


 

Compte rendu de l'assemblée générale de 2017


 

Compte rendu de l'assemblée générale de 2016



 


Relations

Autres associations

Le GNVR entretient des relations avec de nombreuses associations et structures telles que :

L'ordre national des vétérinaires
http://www.veterinaire.fr

ordre

La CARPV (Caisse autonome de retraite et de prévoyance des vétérinaires)
http://www.carpv.fr

carpv

Le CEVEO (Coopération et Echanges Vétérinaires Est-Ouest)
http://www.ceveo.org/fr

ceveo

France-Allemagne Vétérinaires
http://www.france-deutschland-vet.org

acv

L'ACV (Association centrale d'entraide vétérinaire)
http://asso-acv.veterinaire.fr

acv

Vétos Entraide
http://www.vetos-entraide.com

vetoentraide


Présentation de la CNRPL

La Confédération Nationale des Retraités des Professions Libérales est une association régie par la loi de 1901, créée en 1980, qui regroupe actuellement près de 20 000 adhérents des associations de retraités suivantes :

– Fédération des Associations Régionales des Allocataires et prestataires de la C.A.R.M.F. (médecins)
– Confédération des Syndicats Médicaux Français Retraités
– Syndicat National des Médecins Concernés par la Retraite
– Union des Chirurgiens-Dentistes Retraités
– Fédération Française d'Associations de Retraités Expert-Comptables et Commissaires aux Comptes
– Association des Syndicats Nationaux des Chirurgiens-Dentistes
– Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Retraités
– Groupe National des Vétérinaires Retraités
– Association Nationale des Notaires Retraités
– Union Nationale des Amicales d'Agents Généraux d'Assurances
– Association Nationale des Géomètres Experts Retraités
– Association Nationale des Retraités de l'Economie et de la Construction
– Association Nationale des Avocats Honoraires des Barreaux Français
– Union Nationale des conjoints des Professionnels Libéraux
– P.S.Y.G. (psychologues)
– Société Française des Traducteurs

Siège : 46, boulevard de La Tour-Maubourg, 75007 PARIS (siège de l'U.N.A.P.L.). Site internet : http://www.cnrpl.fr

Ses objectifs sont :

– Regrouper toutes les associations et groupements de retraités et allocataires qui désirent défendre les intérêts moraux, sociaux, matériels et fnanciers des retraités des professions libérales,
– Informer ses adhérents par des réunions, publications et conférences,
– Etablir la liaison avec les associations homologues des actifs des mêmes professions (les ordres, les syndicats et autre structures professionnelles représentatives).

Elle permet en particulier de fructueux échanges d'informations entre les différents groupes de retraités libéraux.
Pour une action plus effcace, la CNRPL adhère depuis quelques années à la Confédération Française des Retraités (CFR, http://www.retraite-cfr.fr). La CFR publie 4 fois par an le « Courrier des Retraités ».

André Champagnac
Délégué du GNVR à la CNRPL


Messagerie

messagerie

Après une annonce de l'existence de ce nouveau service du GNVR le 27 octobre, c'est le 1er novembre 2004 qu'a été envoyé le premier message du "Trait d'Union Internautique"ou "TUI" créé et alimenté par Charles MESUROLLE jusqu'en octobre 2012. Le service est désormais assuré par Daniel MAUDET.

La diffusion du TUI touche actuellement environ 1800 confrères, sur 3400 retraités et 850 veuves/veufs.
Nous en sommes, à mi février 2014, au 881ème message envoyé.

Au départ, il s'agissait d'informer rapidement les confrères retraités des décès au fur et à mesure de leur survenue. Ensuite, au fil du temps, d'autres éléments d'information ont pu être ajoutés dans les messages, complétant ainsi les échanges entre confrères.


Véto Vermeil

La revue Véto Vermeil a vu le jour en juillet 1992, sous l'impulsion de Remi MORNET et la houlette de son premier rédacteur en chef, Gérard PEZIERES qui a édité les numéros de 1 à 18.

André FREYCHE a assuré sa succession et a produit les n° 19 à 41 (août 2012), ce qui représente 23 numéros et près de 69000 exemplaires diffusés.

Enfin, Jean-Pierre DENIS a pris sa suite avec le n°42.

Cliquer pour lire une revue

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Promotions

Les différentes promotions organisent de leur propre chef et plus ou moins régulièrement des sorties, visites rencontres... Les annonces de ces manifestations se font, pour certaines, par le canal de Véto Vermeil. Elles pourraient être plus rapidement faites par l'intermédiaire de la messagerie ou du site Internet. Les organisateurs pourraient donc utiliser ces canaux... A bon entendeur...

Les comptes rendus, nombreux, des activités des promotions continueront à être intégralement publiés dans les numéros successifs de Véto Vermeil. En revanche, étant donné qu'en général une seule photo accompagne le texte, vous pouvez envoyer des photos à placer sur le site à destination de la rubrique "contributions".


Activités

Rencontre GNVR Nouvelle Aquitaine du 06 MAi au 08 Mai 2020 à BRIVE







Compte rendu

Rencontre Picardie 2017
La rencontre annuelle des vétérinaires retraités de Picardie a eu lieu le jeudi 8 juin à Soissons, au programme visite des merveilles gothiques de la ville.
Contact Daniel GIRARD 1, rue du hamel 80230 Brutelles
daniel.girard.le-hamel@wanadoo.fr


Journée des vétérinaires retraités de Picardie


gnvr

SOISSONS le 8 juin

Par une belle journée ensoleillée nous nous sommes retrouvés en petit nombre mais épaulés par des confrères du Nord Pas de Calais et de Seine Maritime à la brasserie le Clovis pour attendre avec un café réconfortant notre guide.

Notre première visite fut celle de la Cathédrale Saint Gervais Saint Protais merveille gothique architecturale dont malheureusement la rosace a été victime de la dernière tempête Nous avons pu admirer l’adoration des bergers tableau de Rubens qui a beaucoup voyagé et qui est parfaitement mis en valeur.

Puis quelques pas nous emmenèrent à l’hôtel de Barral dont la réhabilitation est l’objet depuis plusieurs années d’un couple passionné. Beaucoup de gout dans l’ameublement et le décor des somptueuses pièces de réception.

C’était la demeure du trésorier payeur général du moins son équivalent à l’époque ce qui explique cette décoration.

Après le déjeuner nous sommes repartis à pied pour visiter le site de l’abbaye Saint Jean des Vignes, fondée en 1076, de l’église il ne reste plus que la façade avec ses deux tours, on visite aussi le réfectoire, le cellier, et le cloître. Nous avons fini notre visite par la chapelle saint Charles et ses boiseries du XVIIIe siècle.

Lors de la séparation rendez vous pris pour l’année prochaine dans la Somme.




Semaine nature

Infos semaine nature 2020 dans les Vosges









Semaine Nature 2019 Saint Jean Cap Ferrat

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Semaine Nature 2016






Histoire

Une fois l'an, tous ceux qui aiment prendre un grand bol d’air tout en retrouvant une ambiance confraternelle, chaleureuse et conviviale, qui aiment notre beau pays, se rencontrent en mai ou en juin, pour parcourir un choix de sites dans une région, accompagnés des guides professionnels et passionnants.

Baton en main, sac à dos, chaussures de marche, ceci pour les plus intrépides… Pour les autres, des cars permettent les mêmes découvertes, dans la même ambiance, mais en ajustant l'effort aux capacités de chacun.
Tout le monde se retrouve bien entendu pour les repas et le logement. Tout cela à des prix étudiés dans une hôtellerie de qualité.

Ces semaines de visite ont été organisées par Rémi MORNET, Jean LEROUX, Pierre TROUCHE et le sont actuellement par Claudette CATENOT.

1989 Courchevel (Savoie)
1990 Luberon (Vaucluse)
1991 Pays Cathare (Aude)
1992 Florac (Lozère)
1993 Guillaumes (Alpes Maritimes)
1994 Saint Lary
1995 St Bonnet en Champsaur (Hautes Alpes)
1996 Casteljau (Ardèche)
1997 Guadeloupe
1998 St-Jean-Pied-de-Port (Pyrennées Atlantiques)
2010 Villers le Lac (Doubs)
2011 Vogüé (Ardèche)
2012 Merlimont (Pas-de-Calais)
2013 Gréoux-les-Bains
2014 Aix-les-Bains
2015 Hyères (Var)
2016 Les Sables d'Olonne (Vendée)
2017 Hendaye
2018 Serre Chevalier (Hautes Alpes)
2019 Saint Jean Cap Ferrat (Alpes Maritimes)
1999 Super Besse (Puy de Dôme)
2000 Praz sur Arly (Loire Atlantique)
2001 L'Isle sur la Sorgue-Luberon (Vaucluse)
2002 Fournels (Lozère)
2003 Villard-Sallet (Savoie)
2004 Ax-les-Thermes (Ariège)
2005 Trégarvan-Crozon (Finistère)
2006 Maurs (Cantal)
2007 Meolans-Revel (Alpes Maritimes)
2008 St Jean de Sixt (Haute Savoie)
2009 Vallée d’Ossau (Pyrenées Atlantiques)

Où sommes-nous déjà allés?

Semaine nature SN (en bleu), Rassemblement d'automne RA (en rouge), (en vert les 2) - Faites glisser le pointeur...


Rassemblement national

Histoire

C’est l'occasion, chaque année à l’automne, d'une rencontre entre vétos durant 4 ou 5 jours, permettant d'explorer ensemble quelques sites remarquables dans une région touristique, également de se réunir en assemblée générale pour décider de la vie du GNVR.
Un moment privilégié de convivialité et d'échanges.

1992 Ajaccio (Corse du Sud)
1993 Bordeaux (Gironde)
1994 Paris
1995 Saint-Jean-de-Monts (Vendée)
1996 Amboise (Indre et Loire)
1997 Batz-sur-Mer (Loire Atlantique)
1998 Obernai (Bas Rhin)
1999 Anglet (Pyrenées Atlantiques)
2000 Trégastel (Côtes d'Armor)
2001 Presqu'ile de Giens (Var)
2012 Sulniac (Morbihan)
2013 Terrou (Lot)
2014 Sainte-Montaine en Sologne (Cher)
2015 Agde-Le Cap d'Agde (Hérault)
2016 Chédigny (Indre et Loire)
2017 Remuzat (Drôme)
2018 Cabourg (Calvados)
2019 Pont Les Bains (Aveyron)
2002 Dourdan (Essone)
2003 Lac Ribou-Cholet (Maine et Loire)
2004 Saint Dié des Vosges (Vosges)
2005 Mézières en Brenne (Indre)
2006 Merville-franceville (Calvados)
2007 Barbaste (Lot et Garonne)
2008 Guitte (Ker Ai Lann)
2009 Pont-les-Bains (Aveyron)
2010 Obernai (Bas Rhin)
2011 Ronce-les-Bains (Charente Maritime)

Rassemblement National automne 2019


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Comptes rendus

Rassemblement national 2016




Voyages privés

Histoire

Les voyages ont été successivement organisés par Remi MORNET, puis par Georges LUCIEN, et ceux vers Israël par Jean KHAN.

1989 Croisière Méditerranée
1990 Louisiane
1991 Inde
1992 2e croisière Costa
1993 Finlande
1994 Italie
1995 Europe Centrale
1996 Espagne cantabrique
1997 Lacs italiens, Venise
2007 Pérou-Bolivie-Chili
2008 Pays Baltes
2009 Syrie Jordanie
2009 Croisière Méditerranée
2010 Irlande
2011 Oman et Dubaï
2011 Lacs italiens-Italie du Nord

Plusieurs voyages en Israël
1999 Irlande
2000 Croisière Volga-Neva
2002 Vietnam. Portugal
2003 Croisière sur le Nil
2004 Ecosse. Namibie
2005 Budapest-Vienne-Prague
2006 Milan-Florence-Venise
2006 Patagonie-Ushuaïa-CapHorn
2007 Russie

Autres

Compétition de golf

golf

Cette année la Coupe de France de Golf des vétérinaires retraités se déroulera sur le terrain du Golf d’Abbeville dont je suis membre.
Je vous ai préparé un programme que vous pourrez consulter en vous rendant sur le site de mon Association Sportive.

Vous y trouverez des détails concernant la situation géographique, le calendrier de l’épreuve et les possibilités d’hébergement, de même qu'un bulletin d’inscription en ligne :

http://www.scagolf.com/coupe-de-france-de-golf-des-veterinaires-retraites/

Le montant de la participation demandée (reconnaissance, compétition et repas) sera inférieure à 82€, (en cours de négociation)





Participer

Adhésion

Adhérer au GNVR (Groupe national des vétérinaires retraités), c'est s'assurer la possiblité de participer aux activités de notre association, à savoir la "Semaine nature", "Rassemblement d'automne", les réunions et sorties de promotions, les sorties régionales voire interpromos et interrégionales, recevoir régulièrement la messagerie "mesurollec" et enfin recevoir les 2 numéros annuels de la revue Véto Vermeil.

Vous avez deux moyens pour adhérer, soit classiquement en imprimant et envoyant au trésorier le bulletin d'adhésion accompagné d'un chèque, soit directement en ligne sur notre site.

Les deux moyens de paiement sont accessibles en page d'accueil.

Participer à la messagerie

Note de rappel aux informateurs "Décès"

Les confrères sont les principaux informateurs des événements qui se déroulent au sein des diverses promotions, en particulier les décès.

Si nous voulons que l’information soit fiable, exploitable et circule rapidement auprès des adhérents du GNVR (environ 2000), merci de nous indiquer :

mercure

Fleche3 Nom et prénom du défunt

Fleche3 Vous pouvez joindre une photo du défunt si vous le désirez (format identité)

Fleche3 Ecole et promotion

Fleche3 Adresse postale – courriel – téléphone

Fleche3 Date du décès

Fleche3 Existence d’un conjoint, enfants, petits-enfants, arrière-petits–enfants

Fleche3 Date et lieu des obsèques

Fleche3 Si possible un bref rappel des carrières professionnelle et privée (élective, associative…) avec anecdotes éventuelles permettant de situer la personnalité du défunt et perpétuer son souvenir. C’est un moyen de lui rendre hommage.
De plus, si un hommage solennel lui a été rendu sous quelque forme que ce soit, merci de nous l’adresser.
Il est important de noter que les hommages ne paraîtront que dans la messagerie (on ne retrouvera donc pas ces témoignages dans Véto vermeil)

Le responsable de la messagerie, Daniel Maudet, que vous pouvez contacter :

boule1 de préférence par courriel : gnvr.messagerie.dmaudet@gmail.com

boule1 également par téléphone
+33 2 99 71 98 47
+33 6 14 41 75 99

boule1 et enfin par voie postale
Rue de Brancheleux
56350 Allaire

Participer à Véto Vermeil

Participez à la rédaction de Véto Vermeil

Les lecteurs de notre revue peuvent participer à sa rédaction en envoyant des comptes-rendus, des informations, des commentaires, des articles courts, si possible accompagnés de documents et de photos.

Envoyez vos contributions à Jean-Pierre Denis :

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boule1 de préférence par courriel, à l'adresse suivante : gnvr.vetovermeil.jpdenis@gmail.com

boule1 par voie postale
38, rue Victor Hugo
84160 Cadenet

Les documents dactylographiés, les photos et documents originaux les accompagnant sont rendus, après usage et si tel est leur désir, à leurs auteurs.

Traditionnellement, la revue Véto Vermeil paraît deux fois dans l'année, en fin février et à mi-septembre. Pour le numéro de février, les envois doivent parvenir à la rédaction avant le 31 décembre, pour le numéro de septembre, la date limite est le 30 juin.

boule1 le contact téléphonique est +33 6 63 69 06 57


Contributions

Textes

Claude Bourgelat et le Baron de Bormes, seigneur d’Alfort

Il y a exactement 250 ans, en 1765, Jean-Louis de l’Hérault, Baron de Bormes, rencontrait à Paris Claude Bourgelat qui avait porté ses vues sur le château que le Baron possédait à Alfort, pour y établir la nouvelle sœur cadette de l’École Royale Vétérinaire de Lyon. Le Baron de Bormes était dans une situation financière délicate et Claude Bourgelat en usa de façon outrancière. L’acte de vente que Bourgelat obtint sous la contrainte fut immédiatement suivi d’une protestation par le Baron de Bormes. Mais ce n’est que 25 ans plus tard que cette protestation fut réactivée, faisant l’objet d’un mémoire qui se trouve aujourd’hui dans les archives de l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort. Ce document présente évidemment un intérêt historique pour notre profession, mais, nous le verrons, il nous éclaire également sur l’histoire locale de la baronnie de Bormes.
Cet anniversaire remarquable coïncide avec la « Semaine Nature à Hyères » organisée en mai 2015 sur la côte varoise, avec notamment la visite de Bormes-les-Mimosas. A cette occasion, Hyères étant ma ville natale, j’ai proposé de rappeler à nos visiteurs ces faits historiques sur la base du « Mémoire pour Jean-Louis Delhéraud, écuyer, Baron de Bormes ».

Cet ouvrage, imprimé en 1790, est la propriété de l’École Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort. Il fait partie du fonds de livres précieux conservés dans la bibliothèque de cette école.
On notera que le deuxième village où le Baron était commandant pour le Roi, est à l’évidence Le Lavandou, et non pas «Lavandon». Il s’agit vraisemblablement d’une faute de transcription du « u » en « n », faite à partir d’un manuscrit par une personne qui ne connaissait pas le lieu.

On sait que Claude Bourgelat, « écuyer du Roy et directeur de l’Académie lyonnaise d’équitation », avait fondé à Lyon en 1762, dans une modeste auberge du faubourg de la Guillotière, la première école vétérinaire au monde. Celle-ci connut immédiatement un tel succès que son site s’avéra rapidement trop exigu. Trois ans plus tard, Bourgelat était chargé par le ministre Bertin d’établir une seconde école vétérinaire près de la capitale. Fin juin 1765, Bourgelat s’installe à Paris. Aussitôt, il fait le nécessaire pour que cette nouvelle école voie rapidement le jour dans un site adapté.
L’« Histoire de la vente du château d’Alfort au Roi » (page 71 du Mémoire) commence ainsi : « En l’année 1765, M. Claude Bourgelat, chargé des ordres du Roi, traita avec le sieur de Bormes de la vente du château d’Alfort pour y établir une École Vétérinaire. Les pourparlers durèrent plus de quatre mois ». « Il faut savoir qu’alors les affaires du sieur de Bormes étaient en très-mauvais état … ce qui forçait le sieur de Bormes de précipiter la vente de son château … Il fut contraint d’acquiescer à la dernière proposition du sieur Bourgelat, quoique bien inférieure à la première & à la véritable valeur du château … Il souscrivit à tout ce qu’on voulut, & signa l’acte tel qu’il était. Mais dans le même jour, le 25 décembre 1765 … il fit sa protestation contre l’acte qu’il venait de signer ». Toutefois, « si le sieur de Bormes ne fit pas usage de sa protestation c’est par déférence & respect pour Sa Majesté, espérant de trouver un jour quelques circonstances favorables de faire ces représentations...».
Notez que ce mémoire n’est pas rédigé par le Baron lui-même et qu’il a été imprimé à Paris en 1790, donc très tardivement, 25 ans après les faits, alors que la France est en pleine Révolution, «pour instruire le Comité des Finances de ce qui s’est passé au sujet de la vente du château d’Alfort au Roi, pour y établir l’école vétérinaire… ». Notez également que Bourgelat est mort en 1779 et le Roi Louis XV en 1774.

Louis XV (1710 - 1774)
Pastel de Maurice QUENTIN de La TOUR 1748

Si le vrai visage de Claude Bourgelat est encore visible aujourd’hui dans le bureau du directeur de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon à Marcy-l’Étoile, commune de Lyon Métropole, par contre, nous n’avons aucun portrait du Baron de Bormes dont l’identité reste mystérieuse.

Portrait de Claude Bourgelat (1712-1779) peint à Lyon en 1752 par Arnaud-Vincent de MONTPETIT et retouché par le même peintre à Paris en 1776.
Propriété de l’État, Classé au titre objet 1978/09/19

A Bormes, on ne trouve que de rares traces du baron de Bormes. Ainsi Paul BENOIT, dans « Bormes-les-Mimosas, 2000 ans d’histoire », dresse la liste des 27 seigneurs de Bormes (Tableau page 23): «Jean-Louis de l’Hérault de Saint-Germain, seigneur d’Alfort » est « le 24ème Seigneur de Bormes, de 1733 à 1750». Un peu plus loin (page 61), on apprend qu’« à partir de 1742, le châtelain exige qu’un représentant de ses intérêts soit présent aux séances de l’assemblée municipale». C’est donc à l’époque où le seigneur est Jean-Louis de l’Hérault.
Dans un ouvrage plus récent et également bien illustré, intitulé « La baie d’Hyères au fil du temps », Elie et Pierre ROCHICCIOLI dressent de Jean-Louis de l’Hérault, le portrait d’un personnage sulfureux, qui aurait été particulièrement haï (ils se réfèrent à Emmanuel DAVIN : « Monographie du Lavandou », publiée chez LORISSE, Paris 1939, ouvrage que nous n’avons pas pu consulter). Ils écrivent (page 28) : « Il devint titulaire de la baronnie de Bormes en 1763 ». Cette date apparait incohérente avec celle retrouvée dans les autres documents consultés. Il s’agit vraisemblablement d’une coquille et je pense qu’il faut retenir la date de 1733. « Il voulut se faire reconnaître sur son fief de Cavalière des droits spéciaux: de pâturage, de récoltes, de lods et « d’entrage » ... « qui n’était autre que le fameux droit de cuissage … ». « A 25 ans de la Révolution, il est aisé d’imaginer le refus auquel se heurta ce baron singulièrement archaïque et cavalier, au point qu’il dut se démettre quelques années plus tard ». Si le « droit de cuissage » est qualifié ici de « fameux », on sait que son existence même est juridiquement très contestée!
Il ressort de ces quelques éléments que le Baron de Bormes n’a pas laissé de très bons souvenirs dans son fief provençal. Sur la forme, on peut remarquer qu’avec le temps, son patronyme évolue : « Jean-Louis de l’Hérault de Saint-Germain seigneur d’Alfort » devient dans le Mémoire (imprimé l’année qui suit la Révolution de 1789) : « Jean-Louis Delhéraud », plus simplement, mais toujours « Baron de Bormes ».
Par ailleurs, le rédacteur du Mémoire tente d’expliquer pourquoi celui-ci n’a été imprimé qu’en 1790, soit 25 ans après la signature de l’acte de vente (page 62) : « Il a été obligé de vendre sa terre pour payer ses dettes qu’il a contractées en Provence, & il éprouve une vieillesse sujette à des infirmités, qui augmentent ses besoins, en lui procurant un malaise, qui après 40 ans de silence, l’oblige enfin d’élever sa voix pour obtenir au moins la justice qu’il a lieu de se promettre… ». Nouveau détail surprenant : pourquoi le rédacteur précise-t-il « après 40 ans de silence » alors que le motif de la plainte concerne les conditions de la vente de son château d’Alfort en 1765, survenue donc 25 ans plus tôt?
En fait, le Mémoire comprend une seconde partie intitulée « Second Mémoire sur les services rendus gratuitement au Roi & à la Patrie par le Baron de Bormes, qui ont altéré sa fortune, & qu’il a cru devoir joindre au précédent, à l’effet de lui servir de recommandation...».
En une quinzaine de pages (pages 55 à 70), le commissaire Gilles-Pierre Chenu a collationné le 12 juin 1790, les pièces justificatives et décrit « quelle a été la conduite du sieur de Bormes en Provence ».

Second mémoire

Le second Mémoire commence ainsi (page 55) : « Sur la fin de l’année 1746, l’armée de France, commandée par M. le Maréchal de Belle-Isle, fut contrainte de se retirer dans la Provence, où elle fut suivie par l’armée du Général Broun … ». Il s’agit de l’épisode provençal de la Guerre de Succession d’Autriche dont l’historien régional, Pierre Grillon, nous dit qu’il est « parmi les événements les plus mal connus de la guerre de Succession d’Autriche ». « Et pourtant, c’est le territoire national, et dans une de ses parties les plus vulnérables, que les ennemis avaient envahi à la fin de 1746 ».
L’Europe est en guerre et l’armée française est engagée sur deux fronts. En Flandre, elle est associée à l’armée du roi de Prusse. On a tous retenu, grâce à Voltaire, la grande victoire française du Maréchal de Saxe lors de la bataille de Fontenoy (mai 1745), bel exemple de la guerre en dentelle, avec deux expressions : « Messieurs les Anglais, tirez les premiers! » et aussi « La France a travaillé pour le roi de Prusse ». Mais, début 1746 la Prusse s’étant retirée du conflit, les Autrichiens peuvent tourner tous leurs efforts, vers le front du sud, du côté du Piémont.
Charles-Emmanuel, sachant qu’il peut compter sur les renforts autrichiens, repart à l’offensive et contraint les franco espagnols à repasser sur la rive droite du Pô et à se replier vers Gênes, puis de l’autre côté du Var, alors frontière naturelle entre la Provence et le comté de Nice. Les Anglais pèsent de toute leur influence à Vienne et à Turin pour faire décider la poursuite des opérations terrestres austro-piémontaises au-delà du Var alors que l’escadre anglaise guettait l’occasion de s’emparer des ports de Toulon et Marseille. Le territoire national est alors très gravement menacé d’invasion. Le Maréchal de Belle-Isle établit son QG à Grasse le 14 décembre 1746.
C’est alors que commence le récit des faits de résistance du Baron de Bormes.
Page 56 :« C’est dans de pareilles circonstances, que le Baron de Bormes, loin de partager l’épouvante générale, forma au contraire le projet d’armer à ses dépens, cent quatre-vingts hommes des plus aguerris de sa terre de Bormes, située sur le bord de la mer, vis-à-vis l’Isle du Levant, l’une des Isles d’Hyères, située à sept grandes lieues de la ville de Toulon & dans des anses très-favorables à des descentes inopinées ». Cette partie concerne évidemment notre histoire locale.

Charles-Louis-Auguste de FOUQUET (1684 - 1761)
duc de BELLE-ISLE, Maréchal de France en 1740
Portrait en buste par Maurice QUENTIN de La TOUR
Exposé au Salon de 1748, Collection privée

Page 57 : « M. le Maréchal de Belle-Isle fut informé que les Anglais projetaient une descente précisément dans les environs de la terre de Bormes, qu’ils se vantaient même de pouvoir l’exécuter, à l’insu des postes qui étaient établis le long de la côte, au moyen de laquelle descente ils se flattaient de pouvoir couper facilement les renforts qui venaient au secours de l’armée du Roi, des Pays-Bas, & prendre son armée par derrière, qui pour lors se serait trouvée entre les Anglais & les Autrichiens, qui avaient passé le Var.  Rien n’était de plus grande conséquence que de prévenir une pareille entreprise. Le salut de l’armée & de toute la Province en dépendait...».
Page 59 : « Mais comme les troupes du Roi n’étaient pas assez nombreuses pour garder toute la côte, il fut décidé que le Baron de Bormes, placerait ses milices dans les endroits les plus importants… ». C’est ainsi que le Baron de Bormes se trouva « Commandant pour le Roi à Bormes et au Lavandou, en Provence ».

Ex voto de 1767, dit « Accident d’Antoine Fort dans la mâture »
(musée d’Hyères)

Page 60 : « Jour & nuit sur pied, il se trouvait partout le long des côtes confiées à ses soins : il a sauvé plusieurs bâtiments français prêts à être pris & être enlevés par les Anglais. Il a même eu le bonheur de repousser une descente, qu’un bâtiment anglais avait tenté de faire au petit port du Lavandou… ». « Le zèle du Baron de Bormes, l’a porté jusqu’à entretenir à grands frais des correspondances au Luc, à Roquebrune, à Vidauban, à Fréjus, à Saint-Tropez et ailleurs sur la côte, qui l’instruisaient journellement par des lettres qu’il recevait de ces endroits de postes en postes & qu’il faisait passer de même aux Officiers Généraux de manière qu’ils soient instruits de tout ce qui se passait sur terre & sur mer à plus de 50 lieues loin, ce qui les mettait en état de prendre des mesures pour n’être jamais surpris ».

Voile rouge
Théo van Rysselberghe, Saint-Clair, Le Lavandou, 1917

Page 61 : « Il est facile de concevoir qu’une conduite pareille, qui a duré depuis le mois de Novembre 1746, jusqu’en l’année 1748, a dû occasionner au Baron de Bormes, des dépenses considérables en pure perte, puisqu’il n’en a jamais été remboursé, n’ayant jamais rien demandé à ce sujet ; il ose croire que son mérite est d’autant plus grand, que tous les Officiers qui ont l’honneur de servir le Roi, outre l’honneur qui les conduit, sont au surplus bien payés, & ont des grades, des honneurs & des pensions à espérer, tandis que lui, en exposant sa vie et dépensant son bien, n’envisageait d’autre récompense que le plaisir d’être utile à son Roi & à sa Patrie ; plaisir qu’il paye encore aujourd’hui bien cher, puisqu’ayant dérangé sa fortune...».
Sont jointes des « pièces justificatives des services rendus par le Baron de Bormes ». Par exemple (page 64) : « l’ordre, pour prendre au Fort de Brégançon, les fusils & munitions de guerre dont vous avez besoin pour les Compagnies que vous avez mis sur pied ».
Ces documents sont très instructifs à lire et à confronter aux lieux cités. Il s’avère que le rédacteur, ou plus exactement celui qui dictait ce « Second Mémoire », connaissait très bien la Corniche des Maures, notamment entre Hyères, Bormes et Le Lavandou.
On perçoit parfaitement à la lecture de ce Mémoire la très forte personnalité des deux principaux acteurs. D’une part, Jean-Louis Delhéraud, héros de la résistance sur la Corniche des Maures lors de l’invasion de la Provence par les Autrichiens en 1746-1748, et d’autre part, Claude Bourgelat, fondateur de l’enseignement vétérinaire. Ces deux personnages du Siècle des Lumières se sont vivement opposés lors de l’acquisition en 1765, du château d’Alfort pour y établir « la plus ancienne école vétérinaire encore dans son site d’origine ». Notre souverain maître Bourgelat, fort de son expérience lyonnaise, a donc fait le bon choix en réussissant l’acquisition du château d’Alfort.
Si nous connaissons bien Claude Bourgelat et son œuvre magistrale, le Baron de Bormes par contre reste un personnage énigmatique.
On peut faire le rapprochement entre le baron de Bormes, Jean-Louis de l’Hérault de Saint-Germain, tel qu’il est décrit dans ce Mémoire et le héros du roman historique de Gérald Messadié, « Saint-Germain, l’homme qui ne voulait pas mourir ». Ce « Saint-Germain » est présenté comme un aventurier de haut vol, conseiller secret de Louis XV mais détesté de son ministre Choiseul. Grand-maître maçon, « homme de très grand savoir », passionné de chimie et grand homme d’affaires, il rencontra bien du monde, et acquit l’amitié du Maréchal de Belle-Île. Dans la postface du tome II (pages 399-426), Gérald Messadié explique que le comte de Saint-Germain est un personnage historique « le plus étonnant et le plus méconnu des grands du XVIIIe siècle, une énigme singulière fabriquée de toute pièce, parce qu’aucun personnage historique n’a pris autant de soin que lui à brouiller ses traces ». Il serait « né, selon le consensus, vers 1710 et serait mort en tout cas en 1784 », en exil sous la protection du roi de Prusse Frédéric II. Cet énigmatique comte de Saint-Germain ne serait-il pas notre baron de Bormes?
Un projet formulé (page 45 du Mémoire) par le Baron de Bormes retient particulièrement mon attention, révélant son goût à la fois pour la chimie et les affaires (comme le « comte de Saint-Germain » !) : « ...établir au château d’Alfort, une manufacture d’huile de Vitriol, dont les sommes & profits auraient été partagés entre le Baron de Bormes & l'École Vétérinaire... ». Il est aussi troublant de noter que l’année 1765 marque son retrait de la vie politique.
Ces révélations de Gérald Messadié sur le comte de Saint Germain nous offrent un éclairage nouveau sur ce mémoire et la personnalité du 24ème baron de Bormes. De toutes les façons, il demeure que celui qui a rédigé, ou dicté, le « Second Mémoire », connaissait très bien la Corniche des Maures entre Hyères, Bormes et Le Lavandou.
Jean-Louis Martel

Références bibliographiques

BENOIT, Paul (1987) : « Bormes-les-Mimosas, 2000 ans d’histoire », Édition Sauvegarde du vieux Bormes, 177 pages.
CHENU, Gilles-Pierre (1790) : « Mémoire pour Jean-Louis Delhéraud, écuyer, baron de Bormes, et ci-devant commandant pour le roi à Bormes et au Lavandon, en Provence », imprimerie Prault, Paris, 75 pages.
GRILLON, Pierre (1962) : « L’Invasion et la Libération de la Provence en 1746-1747 », Provence historique Tome 12, fasc.50, Université d’Aix-en-Provence, pages 334-362.
ROCHICCIOLI, Elie et Pierre (2013) : « La Baie d’Hyères au fils du temps », collection Provinces Mosaïques, Éditions Alan Sutton, 37550 Saint-Avertin, 143 pages.
MESSADIE, Gérald (2005) : « Saint-Germain, l’homme qui ne voulait pas mourir », Roman historique en deux tomes ; Tome I : «Un masque venu de nulle part » et Tome II : « Les puissances de l’invisible », Édition de L’Archipel.

Iconographie de Claude Bourgelat

Après les articles concernant l'iconographie de Claude Bourgelat dans les numéros 46 et 47 de Véto Vermeil, voici ouvert ici un espace consacré à l'imagerie du fondateur des écoles vétérinaires.
D’une façon générale les tableaux pouvaient être copiés au XVIIIe siècle par différents peintres, les copistes étaient nombreux à Paris et ailleurs, puis au XIXe, la lithographie a permis une large diffusion, sans que personne ne se soit inquiété de l’authenticité de l’original, et peu soucieux de rendre la vérité psychologique, on verse dans la flatterie en idéalisant le modèle, ce qui a donné lieu à des confusions à notre époque.
C’est ce que nous allons voir dans les différentes reproductions de l’image de Claude Bourgelat, inventoriées dans Bibliographie iconographique du Lyonnais, et à l'aide d'autres sources. Le but est de classer chronologiquement les représentations des gravures du XVIIIe siècle qui souvent ne sont ni signées ni datées, toutes les autres reproductions étant du XIXe. Les bustes, statues et médailles font partie de cette recherche Dans un autre inventaire, classés comme objets disparus, on signale le buste de Bertin, anonyme XVIIIe, offert par Perrichon en 1789 et un médaillon de plâtre de Bourgelat, par anonyme XIXe.
Le commentaire de l'inventaire des objets «disparus» est :
" Chaque fois qu’une contestation s’est élevée, l’Académie a demandé que soit établi un inventaire contradictoire : sans rappeler la demande de 1795 et celles du début du XIXe siècle, signalons celle du président Navarre en 1914. Toutes sont restées sans suite et les contestations se perpétuent, à croire que les administrations répugnent à ce qu’aujourd’hui on nomme la transparence."

Le peintre Arnaud Vincent né à Mâcon en 1713 a connu Bourgelat par l'intermédiaire de la comtesse et du comte de Choin gouverneur de la province de Bresse, et de l'Intendant du Lyonnais Bonaventure Rossignol dont il avait fait le portrait. Autodidacte, esprit curieux et inventif, il fut à la fois peintre, mécanicien, ingénieur et écrivain. Il se passionna tout particulièrement pour l'horlogerie et fonde à Bourg en Bresse une manufacture de pièces d'horlogerie et de pièces pour la construction de ponts métalliques, car à l'époque où il peignait dans l'atelier de Sarrabat, les copies des grands maîtres de l'Ecole Flamande dont les originaux se trouvaient dans le cabinet de l'Intendant, pendant l'hiver 1740, les glaces firent écrouler une partie du pont de la Guillotière à Lyon, cet évènement fit naître à Vincent l'idée de concevoir le projet de ses ponts de fer d'une seule arche, En 1748, avec les épidémies des bestiaux et la mortalité du bétail il avait inventé une charrue mécanique fonctionnant sans le secours des boeufs. En 1755 en collaboration avec G. Goiffon, ami et collaborateur de longue date de Bourgelat, il propose son plan de fer d'une seule arche pour le Rhône (rappelons que "Le Travail de Bourgelat" a été créé à Alfort par Goiffon ). En 1770, il présente ses nouvelles observations à l'Académie des Sciences, inspirées par les expériences de physique de l'Abbé Nollet.

En 1781 l'Académie des Sciences approuve ses projets, en 1783 le dessin d'un pont de fer orne le cabinet du Roi Louis XVI, en 1788 le dessin original s'y trouvait encore. Ce pont devait être construit l'année suivante à Paris mais les évènements politiques font obstacle à la mise en chantier, à cette date il publie dans le Journal de physique son Mémoire "Théorie des ponts de fer d'une simple arche de 3 à 500 pieds d'ouverture" . En 1793 le gouvernement le récompense pour ses diverses inventions, dont la machine pour perfectionner les rouages de montre, le poêle hydraulique. En 1801 un an après sa mort le Ministre de l'Intérieur, après le rapport favorable d'experts fait acheter par le gouvernement ses modèles de pont de fer et l'on entreprit le pont d'Austerlitz.
Après son installation à Paris vers 1760, suite à des revers de fortune, il avait adopté le pseudonyme de Montpetit, ajouté à son patronyme de naissance Vincent, motivé par la conformité de son nom avec d'autres peintres parisiens dont André Vincent. Il poursuit son intérêt pour les arts mécaniques et contribue à la rédaction du dictionnaire des Arts et Métiers, mais il vit de son activité artistique, la Pompadour le fait venir à la Cour, il réalise de nombreuses commandes de portraits et miniatures pour le roi et sa famille, dont un portrait de Louis XV en mars 1774 peu avant la mort du roi. Portrait de Louis XVI, Marie-Antoinette, qui lui valent une mention dans la Gazette de France et le Mercure. Il peint jusqu'à l'âge de quatre vingts ans et meurt à Paris en 1800.
Personnage original, génie inventif du siècle des lumières, son parcours a été décrit par O.Pradère, dont nous avons tiré ces quelques lignes.
Le Musée des Ursulines de Mâcon possède des huiles sur toile du peintre Montpetit ; portraits d'une famille d'Apothicaires, dont l'un des tableaux porte l'inscription "fait par monsieur Vincent / Peintre à Mâcon le 12 février 1754". Le Conservateur du Musée de Mâcon a été heureux d'apprendre que l'Ecole vétérinaire possède un tableau du peintre Montpetit dont il ne connaissait pas l'existence.

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PointRouge (1) Miniature Claude Bourgelat Archives d'Alfort. Il existe, d'après le  Ministère de la Culture, Palissy, une peinture miniature cadre portrait de Claude Bourgelat support bois doré, dimension avec le cadre H: 20 L: 20  classé en 1994, musée ENVA.
Archives Charmet, pas signé pas daté, évalué après 1766. Communiqué par Christophe Degueurce, Professeur d'anatomie, Conservateur du Musée Fragonard.
PointRouge (2) Bourgelat à son bureau,  cette  image complète ou remplace la vue tronquée de la page 18 de VV n° 46.
PointRouge (3) La copie du peintre parisien Paul Cohendy, qui est à l'Ecole d'Alfort, datée de 1907, a peut-être été exécutée d'après la copie sur toile, à Lyon, car nous connaissons le passage de cet artiste dans la ville pour avoir exposé au Salon d'Automne du quai de Bondy à Lyon en 1908 à 1911 (Notice biographique de Henri Beraud : Ecole moderne de peinture lyonnaise 1909)
PointRouge A Lyon, peint par Vincent de Montpetit qui a repeint la teste (en 1776) à Paris.
Inscription peinte en bas et à gauche. Cette inscription disparaîtra après la dernière restauration du tableau mais est visible sur la copie de Cohendy.
PointRouge (4) Toujours d'après l'inventaire de 1977/78 existe un troisième tableau, une autre copie sur toile dans un cadre et trumeau de bois : localisation salle du conseil, trumeau de la cheminée, inscription et signature peinte sur l'oeuvre partiellement illisible, transcription : Pierre Brisset 1864 ; d'après un portrait original, datation 3ème quart du 19e siècle 1864, Pierre Nicolas Brisset peintre parisien, lieu d'exécution, Ile de France 75 Paris. Copie visible actuellement dans la première salle du musée de l'enseignement vétérinaire récemment rénove par le Dr vétérinaire Bruno Hachler, conservateur du musée à l'Ecole de Marcy l'Etoile.
PointRouge (5) Claude Bourgelat âgé (détail) d'après une terre cuite de l'époque (pas daté)
PointRouge (6) Claude Bourgelat âgé d'après une terre cuite de l'époque (pas daté)
PointRouge (7) Ce portrait se vendait déjà du vivant de Bourgelat, il a illustré plusieurs de ses ouvrages.
PointRouge (8) "Le "Travail de Bourgelat" sous l'appentis du maréchal ferrant, quai de la pêcherie à Lyon en 1795 d'après le peintre Grobon. Musée Gadagne.

L'Ecole vétérinaire de Lyon et le Clos des deux amants

Le Clos des Deux Amants est une parfaite illustration du thème héritage et mutation, ce lieu aura accueilli en trois siècles un couvent, et deux écoles prestigieuses  (de plus ce lieu a une histoire de deux mille ans). Durant les trois siècles, il y aura eu beaucoup de modifications, de destructions, de nouvelles constructions... afin de toujours mieux s’adapter à ses nouvelles fonctions. Mais on constate chaque fois une réelle volonté de conserver l’âme et l’histoire du bâtiment.
C’est ce que nous allons voir maintenant.

Le Clos des deux amants à Vaise
Histoire, héritage et mutation architecturale

Fleche3 Origine des bâtiments

PointRouge Période gallo-romaine et jusqu’à l’an mille

Le Clos des deux amants était porté jadis par un terrain situé dans le 9ème arrondissement, occupé dès l’époque gallo-romaine. Cette étroite bande de terre entre Fourvière et la rivière a révélé l’existence de thermes avec à coté un petit édifice appelé « tombeau des deux amants » (nom donné à la rue puis renommée ensuite quai Chauveau).

La finalité de ce monument fut longtemps sujette à caution :
* Guillaume Paradin vers 1550 pensait qu’il s’agissait du monument funèbre d'Hérode et d'Hérodiade.
* D’après François Ménestrier (1631-1705) ce serait un monument élevé à la mémoire de deux prêtres du temple d’Auguste appeler l’un et l’autre Amandus.
* Les historiens du XVII° et XVIII croyaient y voir la sépulture d’un frère et d’une sœur nommés Amandus (d’après Claude Brossette 1671-1743, une inscription Amandus et Amanda était visible).
* Monsieur Allmer pensa à un laraire (chez les romains, petit sanctuaire domestique destiné au culte des dieux lares).
Aujourd’hui on lui préfère l’hypothèse de monsieur Audin qui considère ce tombeau comme la persistance d’un sanctuaire faisant partie de thermes romains (Thermes d'Ulatius) dont les vestiges furent mis à jour en 1951 lors du creusement des fondations du bâtiment de chimie de l’ancienne école vétérinaire (ce serait le Sacellum d’une source alimentant les thermes). Une enseigne de thermes avait été découverte sur le quai en 1865.

Dès le début de notre ère, ce fut un quartier funéraire important, cette nécropole révéla de nombreux sarcophages gallo-romains, puis en 1960, lors de fouilles, ce fut des sépultures burgondes qui furent mises à jour.
A l’emplacement du tombeau des deux amants se trouvait également un hôpital, mentionné la première fois en 1170, celui-ci désaffecté en 1369, l’hospitalité n’était plus donnée depuis longtemps et il était tombé en ruine. Il dépendait de la collégiale St Paul au XIIe siècle, hôpital détruit en 1492 sur ordre du Pape Alexandre VI, une partie des pierres furent utilisées pour la construction de l’église St Pierre de Vaise. Le roi venait d’acquérir cet hôpital des chanoines de St Paul entouré tout autour de vignes de vergers suspendus et de petites maisons (c’était les premiers B and B pour les malades).
En 1707, lors de travaux d’aménagements des quais de Saône le tombeau considéré comme gênant fut détruit.

PointRouge Le couvent des Cordeliers de l’Observance

Charles VIII et sa femme Anne de Bretagne appréciaient beaucoup deux moines franciscains, le frère Bourgeois et le frère Tisserant, deux prédicateurs renommés, qui désiraient ramener l’Ordre des cordeliers à la sévérité de la règle qu’avait légué à ses disciples St François d’Assise. Ils vinrent à Lyon choisir un emplacement convenable pour la fondation d’un nouveau couvent. Le Roi venait d’acquérir l’hôpital en ruine, ce qui tombait bien, et autour les propriétaires étaient tout disposés à vendre maisons et terrains.
Le 30 avril 1492 par lettre patente, Charles VIII enjoignit à son Procureur de la Sénéchaussée de Lyon de traiter promptement avec les propriétaires. En juin les estimations sont faites et en novemble1492 l’acquisition est livrée au Père Bourgeois. L’hôpital en ruine est supprimé dès décembre en attendant le Roi qui devait poser la première pierre. Ce qui fut fait le 23 mars 1493, où le Roi et la Reine posent la première pierre de l’église et du couvent des Cordeliers de l’Observance.
Pour cette cérémonie ce fut Jean Rely, confesseur du Roi et évêque d’Angers, qui bénit la dite pierre. Le Roi enrichit le père Bourgeois de privilèges (3 bateaux sur la Saône) et payât les ouvriers sur ses deniers.
A cette cérémonie assistait le Duc de Savoie, grand ami du Roi, qui avait un jeune page que le roi rencontrât au sortir de la messe. Ce jeune homme très courtois devint le chevalier Bayard (d’où le nom de l’école primaire actuelle sur le site). Le Roi parti ensuite pour une expédition en Italie. Ronsard écrivait :

« Es faubourg pour frères mineurs
Il fonda un couvent, puis avec grands seigneurs
Princes, Comtes, Barons, et bande qui frétille
S’en alla conquérir Naples et la Sicile. »

Pendant cette expédition Anne de Bretagne était restée à Lyon au cloître de St Just et venait souvent voir la construction des Cordeliers (C’est sans doute la raison qui fit que le couvent pris le nom de Notre Dame des Anges).

Il comprenait une église gothique et des bâtiments conventuels selon un plan en F. Début 1496 le couvent était terminé.
De retour d’Italie le Roi perdit le Dauphin, Anne s’en alla consoler auprès du Père Bourgeois au lieu d’assister aux fêtes qui devaient la réjouir.
En 1507 Anne de Bretagne revint avec son nouvel époux Louis XII et visita l’Observance.
Le nombre de frères ne dépassa pas 20 à 25.
Deux Rois de France visitèrent également le couvent, en 1515 François Ier partant en Italie, et en 1548 Henri II.
Le couvent fut en parti détruit par les Calvinistes en 1562, puis reconstruit et enrichi à la fin du XVIe siècle par les libéralités des marchands lyonnais et italiens, des chapelles furent ajoutées en particulier la Chapelle des Lucquois. Des restaurations importantes devront être faites en 1667, l’église ayant été ébranlée par les coups de canon lors des visites royales à Lyon.
L’observance fut un moment oubliée et en 1589 une ordonnance du Consulat rappelle les cordeliers à l’ordre, les autorisant à entrer ou sortir de la ville à toute heure du jour « pourvu que dans la besche il n'y ait d'autres que des religieux et qu'il ne s'y commette aucun abus ».

PointRouge Monastère des Franciscaines de Ste Elisabeth

Un monastère avait été édifié en 1617 rue de la Charité, la surface vint à être insuffisante. Un tènement est acquis sur la rive droite de la Saône contigu à celui des Cordeliers de l’Observance le 2 janvier 1657. Il comprenait des bâtiments laissés à l’abandon qui avaient été légués à l’Aumône générale de Lyon en 1651. En mars 1660 l’Ordre décide la construction du couvent. Pendant quinze ans rien n’est fait.

Enfin, le 7 juillet 1675, a lieu la pose de la première pierre de l’aile droite par l’Archevêque de Lyon Camille de Neuville de Villeroy.
En 1658 le couvent de la Charité avait reçu la visite de Louis XIV et de la Reine Mère. La Maréchal de Villeroy, Madeleine de Blanchefort de Créquy avait fait d’importants dons.
En 1745 le monastère de la Charité est supprimé, celui des deux amants devient le principal établissement Lyonnais des Franciscaines de Ste Elisabeth. Le nombre des religieuses de 40 au départ atteint 77 quand le couvent de la Charité est supprimé, elles ne seront plus que 37 à la révolution.

Fleche3 L'École Vétérinaire

PointRouge Projet d’une école d’un nouveau genre

En 1762 Claude Bourgelat, Directeur de l’Académie d'Équitation de Lyon, décide de fonder la première école vétérinaire du monde à Lyon.
Le concept était nouveau pour l’époque, il lui faut trouver un bâtiment adapté pour dispenser une éducation de ce genre.
L’école s’installe au logis de l’Abondance, ancienne auberge située dans le faubourg de la Guillotière. C’est un bâtiment modeste où l’école restera 35 ans. Suite au remaniement du quartier, il ne reste aucun vestige aujourd’hui.
Le bâtiment trop exigu, inconfortable et insalubre, vu la vétusté des locaux aggravé par le siège de la ville durant la Révolution Française. Sur la demande de Bredin et Huzard, la Convention décide le 17 thermidor an II de transférer l’établissement dans le couvent réquisitionné des deux Amants, les biens de l'Église ayant été saisis comme biens nationaux.

PointRouge Évolution de l’organisation générale des bâtiments

L’école lors de son installation en 1796 dans les bâtiments

L’aile Nord abrite au rez de chaussée la salle de direction, le cabinet d’anatomie, les forges. La chapelle est transformée en infirmerie pour les animaux. Les élèves sont logés dans les cellules monacales dans les étages des différentes ailes, sauf pour la partie longeant la Saône réservée au directeur et au personnel enseignant. Le jardin potager est transformé en jardin botanique et pharmaceutique. L'École est séparée du couvent des Cordeliers par un jardin et un mur de clôture.

Premières acquisitions (1796-1807)

Très rapidement à l’étroit et à cause de son importance grandissante, l'École va chercher à annexer une partie du claustral des cordeliers de l’Observance. Des projets successifs nécessités par l’entretien et les besoins d’adaptation de l'École vont se succéder.
Le premier architecte fut Claude Ennemond Cochet, dont le diagnostic est très pessimiste vu l’état des locaux et la surface trop modeste. Suite à une demande du Directeur C.J. Bredin auprès du gouvernement, il peut récupérer le terrain au sud lui permettant de construire un bâtiment le long de la rue des Deux Amants avec porte cochère et où sera abrité la forge. Il récupère également l'Église qui est affectée au stockage des fourrages.

Premiers travaux de réhabilitation (1807-1818)

L’école reste vétuste, malgré son développement, si bien qu’en1807 un premier projet de restauration est proposé par l’architecte Louis Cécile Flacheron.
- Remplacement du mur de clôture sur le quai par une grille
- Régularisation de la grande cour
- Construction d’une écurie dans la cour des forges
- Construction d’une chapelle à la place de l’église en très mauvais état - Construction d’un amphithéâtre dans l’aile Nord
Mais le manque chronique de crédits font que seuls les deux premiers points seront réalisés. Le ministère s’en émeut et menace de transférer l'École à Toulouse. Le Conseil municipal, devant cette menace, décide de voter les crédits.

Travaux de Flacheron puis de Chenavard (1818-1839)

Les travaux relancés en 1818 se terminent en 1824.
- Destruction de la partie des bâtiments sur le quai
- Reconstruction du corps Sud et apport de compléments à l’aile Ouest afin de créer une belle composition symétrique
- Achèvement du portique autour de la cour
Vers 1826 Chenavard fera transporter une grille en provenance du château de la Balmes près de Châlon pour fermer la cour.
En 1827 la ville cède des terrains bordant les bâtiments claustraux pour établir :
- une cour à ferrer
- un fenil pour les fourrages
- une cour pour les fumiers
- un hangar pour les opérations vétérinaires
Entre 1830 et 1840 l'École réalise encore quelques travaux
- une salle d’opération dans l’ancienne cour de correction
- un bâtiment d’infirmerie au fond de la cour des forges
- un chenil sur une terrasse plus à l’Ouest
L'École souhait récupérer les locaux restant du couvent des Cordeliers ou elle loge provisoirement les élèves pendant les travaux.

Les travaux de Chabrol

Architecte parisien, il se voit confier la restauration à entreprendre, son plan établit en 1839 prévoit :
- La construction d’un amphithéâtre d’Honneur
- L’installation d’un jardin à la française en terrasse
- La restauration du bâtiment de clinique
- L’installation d’une serre et d’une orangerie dans le jardin botanique
- La construction d’une chapelle
Ce projet est dans un premier temps refusé du fait de l’exiguïté des locaux. En 1835 l’armée trace une route qui prive l'École d’une étroite bande de terrain à l’Ouest et c’est avec la somme obtenue en dédommagement qu’elle peut acquérir entre 1840 et 1843 les bâtiments et les terrains de l’ancien couvent des Cordeliers. Entre temps, un accord était intervenu entre la ville, l’état et le clergé qui stipule que l'École reçoit les terrains du couvent, l'État doit restaurer l’église et construire une école primaire sur le terrain au Sud est qui reste propriété de la ville.

Le projet de Chabrol s’étendra désormais sur les deux propriétés. Le projet définitif est présenté en 1843 devant le Conseil Général des Bâtiments Civils. C’est ce programme réalisé pratiquement sans changement qui donne à l'École son visage actuel.
Il prévoit pour le bâtiment principal des modifications totales :
- on perce des escaliers, on crée des salles pour un Musée, une bibliothèque et le conseil de l’enseignement.
- construction de l’amphithéâtre semi-circulaire précédé d’un vestibule à l’italienne
- aménagement des jardins en terrasse
- ajout d’un escalier d’honneur dans le jardin avec fontaine et une serre (l’orangerie ne verra jamais le jour)
- installation d’un fronton en façade ainsi que des corniches et des bandeaux. Les décorations intérieures sont d’inspiration gréco-romaine-romaine.
- le bâtiment de clinique à un étage en remplacement des anciennes infirmeries Également chargé de la restauration de l’église, arguent de sa vétusté, la fait démolir en 1846 et remplacer par une chapelle sur pilotis (qui sera détruite en 1936).
En 1861 profitant de l’exhaussement du quai de l’observance lors de la reconstruction du pont de Serin, il achève la cour d’honneur d’un corps de portique reliant les ailes Nord et Sud.

Dans le même temps le programme prévoit le remaniement complet de l’ancien couvent des Cordeliers, détruisant les vieilles bâtisses claustrales et réalisant de nouvelles constructions plus ordonnées et rectilignes.
Les travaux après Chabrol ne concerneront que la partie de l'École située sur l’ancien couvent des Cordeliers, ce sera une adaptation aux nouvelles fonctions des locaux à l’évolution des sciences vétérinaires qui surgit en cette fin de siècle. Ainsi Sainte-Marie Perrin travaillant en collaboration avec le physiologiste Chauveau adaptera les bâtiments d’anatomie et de physiologie créant la salle de dissection-musée en 1872.
En 1876 la statut de Claude Bourgelat est érigée dans la cour d’honneur, œuvre du sculpteur Fabish.
En 1897 il surélève l’ancienne bergerie pour l’affecter à la médecine opératoire. Début du XXe siècle Tony Garnier prolonge les corps latéraux des bâtiments de clinique et exhausse le bâtiment de physiologie.
Enfin en 1954 puis en 1963 l’architecte des Bâtiments de France Pierre Bourdeix crée deux bâtiments contemporains, l’un sur le quai l’autre sur le jardin botanique. Malheureusement au détriment de l’harmonie de l’ensemble et de la cohésion initiale du projet de Chabrol.
Les locaux ne correspondant plus aux exigences d’une École vétérinaire moderne, elle déménage en 1978 dans de nouveaux bâtiments construits spécifiquement sur le plateau de Marcy l'Étoile, sur un terrain de 44 hectares.

PointRouge Une École façonnée par une succession d’idées et d’architectes.

Façonnement du site pour répondre à une demande

Le principal enjeu de la transformation du site a été de l’adapter à une nouvelle fonction : un couvent et une école vétérinaire n’ont pas la même fonction. Dans ces locaux les élèves ne doivent pas seulement étudier, il s’y adjoint des activités de recherche, le logement des étudiants, des personnels et la restauration.
Avec un point très important lié à une école vétérinaire : les contraintes sanitaires (élevage d’animaux, stockage des fumiers et des carcasses etc…) Il s’agit d’effectuer la transition d’un couvent avec quelques dizaines de sœurs en une école pouvant accueillir près de 500 étudiants.
Les conditions de travail doivent être adaptées aux besoins des élèves : on crée un lieu de vie favorisant les échanges entre enseignants, élèves, chercheurs, le travail et la détente.
Les lieux ont été conçus pour recevoir la quantité d’animaux nécessaires aux besoins des études, les services sont bien séparés les uns des autres, avec une disposition sagement conçue.
La mission des différents architectes évoluera entre les tâches d’entretien et de transformation pour répondre à l’évolution et au développement de l’établissement. C’est l’œuvre de Chabrol qui va marquer le site de façon durable par son échelle et son homogénéité. Les successeurs vont simplement adapter les locaux aux nouvelles fonctions de la science vétérinaire.

Le prestige d’une grande école

Les exigences de l'École vétérinaire sont essentielles et variées, silence, esthétique, complémentarité des fonctions de recherche, d’enseignement. Il s’agit de concevoir la première école vétérinaire du monde et de garantir ainsi son rayonnement.
Tout à été fait pour donner de l’air, de l’espace à l’établissement.
Un élément important de prestige a été la construction de l’amphithéâtre d’honneur soudé au bâtiment des élèves, construction particulièrement décorée pouvant accueillir 300 à 400 personnes.
Local précédé de vestibule en harmonie avec la salle, avec au premier étage de grandes salles et un beau vestibule faisant suite à l’une des tribunes de l’amphithéâtre.
A l’extérieur les travaux de terrassement et de soutènement donnent de l’air et de l’espace aux nouvelles constructions.

Architecture empreinte de néoclassicisme

Chabrol en bénéficiant de l’extension sur l’emplacement des Cordeliers imprégnera le plus sa marque architecturale.
Il conserve les bâtiments d’origine (sauf le couvent des cordeliers) en accentuant le caractère monumental ( fronton, corps de portique sur le quai) donnant ainsi son aspect définitif avec ses bâtiments autour d’une cour fermée et ses jardins en terrasse).
Il s’attache aux moindres détails (lampadaires de la cour d’honneur par exemple). Nous sommes dans la tradition des bâtiments officiels du début du XIX° siècle où les architectes admirent l’Antiquité gréco-romaine-romaine : c’est le mouvement néoclassique.
On peut citer la régularité, la symétrie dans les formes et les décors, portiques en arcades, ouvertures en plein cintre, grand motif central (amphithéâtre et vestibule à l’italienne).La chapelle de l’observance qu’il avait également reconstruite est dans cet esprit : porche à colonnes, fronton, richesse du décor peint à l’intérieur par Denuelle.

Importance de l’esthétique portée aux bâtiments, les charpentes métalliques ne sont pas apparentes (le fer est de plus en plus utilisé jusqu’à l’emploi révolutionnaire du béton).
Nous avons donc un beau bâtiment avec façade à chapiteau en retrait avec un péristyle. Deux ailes reviennent sur la rue avec deux pavillons portant l’estampille (« Clinique » et « Botanique »)Le péristyle est terminé par une galerie qui joint les deux ailes, galerie surmontée de pots décorés. Les jardins montent à l’assaut de la colline. La cour est plantée de rosiers (déjà des traces de romantisme?)

Une volonté de conserver l’âme du bâtiment

Si l'École a été de plus en plus fonctionnelle, les architectes ont gardé l’empreinte originelle du couvent.
Celui-ci a inspiré l’organisation de l'École, en effet elle est organisée comme étant une entité mais avec des bâtiments voués à différents fonctions, sur le principe de la séparation espace-temps. Les entités architecturales correspondent à des moments divers : éducation, repos, détente (jardins).
Le cloitre est le bâtiment en U sont maintenus : concept qui souligne une volonté d’unité, et un besoin d’être en communauté tout en restant ouvert sur l’extérieur. L’ouverture de ce cloître est indispensable marquant une relation permanente avec l’extérieur, faisant de l’école un lieu de manifestations culturelles et scientifiques.
Grâce à l’histoire bien particulière du lieu, l'École a héritée d’une certaine identité dont les architectes ont eu à tenir compte.

PointRouge Le lieu devient inadapté pour une école vétérinaire

Après la seconde guerre mondiale l'École continue à se développer, mais deux contraintes pèsent sur l’établissement :
- la place devient trop restreinte
- nuisances d’ordre sanitaire difficiles à gérer en ville
L'École va déménager en 1978 sur le plateau de Marcy l'Étoile dans de nouveaux bâtiments construits spécifiquement.

Fleche3 Le Conservatoire National Supérieur de Musique

Lors du départ de l'École Vétérinaire la propriété est séparée en deux. Le ministère de la Culture garde le bâtiment principal, les cours et les jardins. Le ministère de l’Agriculture conserve les bâtiments annexes qu’il affecte au CEMAGREF.
La première rentrée du CNSMD de Lyon se fait en 1979 dans des locaux provisoires. Le Ministère de la Culture lui désigne ce nouveau bâtiment qui va être réhabilité en deux parties, d’une part la rénovation complète de l’ancien bâtiment alors assez délabré et d’autre part la construction d’un nouveau bâtiment relié à l’ancien par des passerelles vitrées.

PointRouge Le Bâtiment neuf

La spécificité d’un conservatoire ne peut s’accommoder de l’ancien bâtiment pour certaines de ses fonctions : grand auditorium, salle de répétition, l’enseignement des percussions nécessite certaines caractéristiques acoustiques, de même le travail de son dans un bloc électro-acoustique. Ce bâtiment nouveau remplace l’ancien bâtiment de clinique.

Ce bâtiment doit respecter beaucoup de contraintes tant sur le plan acoustique, que sur le plan géométrique et dimensionnel.

Auditorium Varèse et la salle de répétition

Il est conçu pour recevoir un orchestre complet avec 300 places pour le public. Initialement prévu pour 400 places il a été un peu amputé pour créer au fond une salle de répétition.
Il a donc fallu refaire l’étude acoustique avec apposition de grands panneaux sur les murs. De plus une scène en gradins mobiles s’adaptant à la taille de l’orchestre a été crée.
La salle de répétition servant de petite salle de concert a été aménagée avec des gradins mobiles pour mieux gérer l’espace.

Bloc électro-acoustique

- Petite pièce près de l’Auditorium ou sont retransmis et enregistrés les concerts.
- Studio d’enregistrement avec au mur des panneaux amovibles pour changer l’acoustique selon les besoins.
- Salle de traitement du son /mixage aux parois intérieures inclinées en divers matériaux non collés aux parois pour des raisons de sonorité.

Lien nouveau/ancien bâtiment

Une partie du foyer des étudiants se trouve dans le nouveau bâtiment, le lien avec l’ancien se fait par une verrière en galerie.

PointRouge L’Ancien bâtiment

La rénovation de ce bâtiment laissé cinq ans à l’abandon et la nouvelle destination après un couvent et une École Vétérinaire a nécessité une rénovation complexe et délicate, certaines parties étaient de plus à l’inventaire des monuments historiques : façades, toitures des bâtiments de la cour centrale, le cloître, l’Amphithéâtre CHABROL, la bibliothèque et l’ancien musée d’anatomie.

Les façades

Les façades sont de couleur ocre, les tuiles mécaniques remplacées. La corniche du fronton central est prolongée sous le reste de la toiture. Des bandeaux sont mis entre les encadrements de fenêtres pour souligner les horizontales, les croisées des fenêtres sont redessinées selon un modèle du XVIIIe siècle à petits carreaux et faux meneaux. On retrouve dans cette architecture l’inspiration italienne.
Sur la façade se trouve également des plaques héritées de l'École Vétérinaire.

L’amphithéâtre Chabrol

Transformé en salle d’orgue car assez grand pour cet instrument. La voute intérieure de couleur pastel laisse pénétrer la lumière par trois verrières successives, améliorant la transparence du lieu et la qualité acoustique. On y trouve encore inscrit le nom des différents directeurs en haut des parois ainsi que des toiles peintes en 1907 par Humbert représentant des scènes vétérinaires.

Le Vestibule ou Hall Central

Témoignage de l’architecture néo-classique, structure vide en son milieu sur deux niveaux, laissant passer la lumière, sol couvert de marbre, murs peints en faux marbre, portes en faux bronze.

Galerie du Cloître

Les fenêtres y sont ouvertes en plein cintre pour une double orientation des salles. On peut encore y voir certains piliers d’origine.

Bibliothèque et Atrium

Reconvertis en médiathèque et salle de lecture gardant ainsi leur fonction. On y trouve l’ancienne architecture et les meubles de la bibliothèque ont été conservés. L’ajout de mobilier et d’installations multimédia l’ont modernisée.

Galerie du 1er étage

On a gardé les fragiles vitrines ou se trouvaient les collections d’anatomie sans utilité actuelle.

Salle Capitulaire

Anciennes latrines de l'École Vétérinaire. Devenue salle de chant pour ses qualités acoustiques. Aménagée en gradins, la base de la colonne du centre a été dégagée.

Restaurant U

Les autres salles

D’autres salles ont trouvées de nouvelles fonctions, la structure du bâtiment étant simple (chambres d’internat, salles de musique).

Les espaces extérieurs

Aménagés selon leur fonction de base, promenade, contact avec la nature. La cour a repris l’aspect du temps du couvent avec des allées de buis et des rosiers, une fontaine centrale.
Du côté jardin botanique on a gardé l’aspect qu’il avait du temps de l'École Vétérinaire.

PointRouge Et maintenant?

Il va falloir encore s’agrandir et pour cela essayer de récupérer les bâtiments du CEMAGREF (ancienne infirmerie chevaline) mais « money ».

Fleche3 Conclusion

Selon Riegel un bâtiment doit entre autres avoir quatre valeurs :
Valeur d’ancienneté
Valeur historique
Valeur d’Art
Valeur d’actualité
1° Ancienneté : l’âge de ce bâtiment qui date de 1675
2° Historique : toutes les fonctions qu’il a rempli et les changements qu’il a connu : couvent, École Vétérinaire et Conservatoire modifié à chaque fois pour assurer sa fonction.
3° Art : architecture et intérêt esthétique du bâtiment, beaux témoignages de courants architecturaux.
4° Actualité : valeur du bâtiment actuel, c’est une prestigieuse école de musique : second Conservatoire de France.
Au fil du temps ont été confrontés la dualité Ancien/moderne en essayant de trouver un compromis entre les deux. Le Conservatoire est une bonne illustration de cette problématique puisqu’il s’agit d’une œuvre d’art, qui, lors de sa mutation, a préservé sa valeur historique tout en se modernisant.
Jean-Claude Brochard

L'UPPR

L'histoire d'une association (1980-2013), l'Union Provençale pour la Promotion de la Restauration (UPPR), à laquelle ont participés nombre de nos confrères. Le texte complet de ce document de 130 pages a été mis à la disposition du GNVR par nos confrères Bernard Deschamps et Michel Durand. En raison de son "poids" le chargement du diaporama peut être un peu long.

Voir le rapport ici




Les animaux et les Saints par Jean-Pierre Kieffer

Cet article a été publié dans le Bulletin de la Société Vétérinaire Pratique en 2007 et La Lettre de l’AFFV en 2009.

La sagesse populaire conseille de s’adresser au Bon-Dieu plutôt qu’à ses saints. Il est pourtant fréquent de les invoquer pour obtenir leurs grâces et en particulier sa guérison ou celle d’un être cher ou bien encore celle de ses animaux.
On recense un peu plus d’une centaine de saints que l’on invoque pour la guérison des animaux, pour leur fertilité ou encore pour leur production. Ainsi, ces généreux intercesseurs auprès de Dieu sont sollicités pour apporter leur aide dans notre Art vétérinaire.
Cela ne relève pas d’une foi sincère, mais d’un intérêt évident pour un bien qui est cher à son propriétaire : l’animal.

D’ailleurs, l’Eglise n’aura, pendant plusieurs siècles, aucune considération pour les animaux. La médecine vétérinaire restera longtemps ignorée dans les monastères et les couvents. Elle sera même considérée comme suspecte jusqu’au 15ème siècle. On doit donc le grand nombre des Saints protecteurs des animaux au culte populaire et non pas au culte liturgique qui n’en a officialisé qu’un très petit nombre, comme Saint Antoine qui a sa place dans le missel romain, comme protecteur des animaux.

Dévotion, superstition et empirisme entretiennent le culte de ces Saints qui remonte pour certains à la plus haute antiquité. Leurs noms font partie des traditions locales bien ancrées, qui contribuent au folklore. On leur attribue souvent des miracles qui justifient tous les espoirs de ceux qui les invoquent. Ce sont les Saint thaumaturges, comme Saint-Roch.

Les modalités de leur culte font appel :
Fleche3 aux prières devant des statues conservées dans des lieux de culte, dans des sanctuaires qui leur sont consacrés. Ces Saints sont souvent représentés avec les animaux qu’ils protègent
Fleche3 aux offrandes qui étaient faites en nature avec souvent les produits de l’espèce animale concernée et même parfois l’animal lui-même
Fleche3 aux « pardons » ou processions qui se déroulent à une date déterminée dans l’année. Parfois les animaux participent à cette célébration, ils sont alors souvent décorés. C’est l’occasion de défilés souvent impressionnants qui rythment la vie locale et qui sont devenus un attrait touristique.

Il serait fastidieux de passer en revue la centaine de Saints protecteurs des animaux, mais nous en retiendrons certains. Nous pourrions les classer selon les espèces qu’ils protègent, mais certains Saints sont polyvalents. Nous pourrions les classer selon les maladies pour lesquelles ils étaient invoqués, mais là encore certains Saints sont des généralistes et non pas des spécialistes. Nous pourrions enfin les classer par zones géographiques, mais si certains sont plus rattachés à certaines régions, on peut retrouver la plupart sur tout le territoire national et même au-delà.
L’ordre alphabétique est peut-être le plus adapté et il évitera toute susceptibilité entre les Saints et les Saintes.

Saint Antoine

Saint Antoine le Grand ou Saint Antoine l’ermite n’a rien à voir avec Saint Antoine de Padoue que l’on invoque pour retrouver les objets perdus. Saint Antoine est le principal protecteur des porcs, on comprend pourquoi il est particulièrement vénéré en Bretagne. Mais il est aussi l’un des seuls Saints invoqués pour les animaux qui a sa place dans le missel romain.

Un roi d’Espagne avait une femme possédée du Démon et les plus célèbres exorcistes ne parvenaient pas à la guérir. Saint Antoine lui rendit la raison en quelques prières. Une fois le miracle réalisé et quittant le palais royal, il fut retenu par le pan de sa tunique par une truie qui portait dans sa gueule son porcelet aveugle et aux pattes atrophiées. Plein de compassion, Saint Antoine toucha le petit porcelet infirme et le guérit aussitôt. Ce miraculé s’attacha aux pas de son bienfaiteur et partagea avec lui de nombreuses années de vie solitaire. Voila pourquoi Saint Antoine est représenté accompagné d’un cochon.
La popularité du Saint était si grande, qu’une dérogation spéciale fût accordée aux moines de son ordre, alors qu’un décret interdisait aux propriétaires de porcs de les laisser vagabonder dans les rues. Ils furent les seuls à pouvoir les laisser en liberté sous réserve de leur accrocher une clochette au cou pour limiter les accidents.
Saint Antoine était souvent invoqué pour soigner les malades atteints du « feu sacré » ou du « mal des ardents » que l’on a identifié par la suite à l’intoxication par l’ergot de seigle. Par extension, on l’invoquait pour toutes les épizooties qui décimaient les troupeaux. Mais il reste principalement le Saint protecteur des porcs.

Saint Blaise

Saint Blaise était l’un des Saints les plus invoqués en pratique vétérinaire dans de nombreuses régions de France. Il fut médecin près de Cappadoce en Arménie, au 3ème siècle, où il soigne les humains et les animaux sauvages, nombreux à cette époque. Pour fuir les persécutions des Romains, il se réfugie dans la montagne entouré des animaux qui viennent chercher protection et qui répondaient à ses demandes. Ainsi, il fit rendre par un loup le porcelet que l’animal avait enlevé à une pauvre femme. Mais sa foi lui valut d’être jeté en prison et supplicié.
Ce Saint guérisseur des humains et des animaux est universellement connu puisqu'on le retrouve jusqu'aux Amériques, sous une quarantaine de noms différents. L'apport des reliques lors du retour des croisades et sa canonisation en 1244, puis les grandes épidémies de peste favorisèrent sa popularité. On lui donnera alors, dans certaines régions, le nom de saint « anti-pesteux ».
Il fait parti des Saints intercesseurs que l’on invoque pour beaucoup de choses, allant des maux de gorge, à la recherche d'un bon mari, en passant par les bonnes récoltes ou la protection du bétail.

Saint Cornély

En Bretagne, Saint Cornély (ou Cornéli) est le plus connu des Saints protecteurs du bétail. On doit voir en ce mot la forme bretonne de Corneille (latin Cornelius). Ce saint homme fut pape de 251 à 253, persécuté par les Romains et il mourut en exil. Selon la légende, Cornéli, pape à Rome, était poursuivi par des soldats païens. Deux bœufs l'accompagnaient qui portaient ses bagages. Un soir, il arriva devant la mer. Les soldats le serraient de près, rangés en bataille. Il se cacha dans l'oreille d'un bœuf et transforma ses ennemis en pierre. Telle est l'origine de ces alignements mégalithiques de Carnac, si célèbres. Il est invoqué pour les bêtes à cornes, par analogie de nom sans doute, mais aussi contre l’épilepsie et le mal des oreilles.

Saint Eloi

Cet évêque de Noyon au 7ème siècle est passé à la postérité populaire pour sa charge de conseiller du bon roi Dagobert connu pour ses étourderies dans les chansons enfantines. Mais c’est son art de la maréchalerie qui fait de Saint Eloi le patron de deux métiers qui furent longtemps confondus : maréchal-ferrant et vétérinaire.
Les légendes sont nombreuses pour faire de Saint Eloi le protecteur des chevaux. L’une de ces légendes est celle du « pied coupé ». Eloi se vantait d’être « forgeron et maréchal, maître des maîtres et maîtres de tous ». Un jour, un inconnu s’offre pour travailler chez lui. Eloi lui demande de ferrer un cheval et le nouveau commis coupe le pied du cheval et le ferre tranquillement, puis remet le membre en place. Eloi reconnaît dans ce miracle le Christ lui-même. Cette leçon d’humilité comprise, Eloi brisa son enseigne pour ne conserver que « Eloi maréchal-ferrant ». Mais certains attribuent à Saint Eloi lui-même ce miracle.
Une autre légende raconte qu’un cheval ayant appartenu à Saint Eloi était devenu furieux entre les mains de ceux qui l’avaient dérobé à sa mort. Le cheval rendu à l’abbaye où le Saint avait fini ses jours redevint docile au seul nom du Saint que l’on invoque dès lors pour les chevaux.

Saint Gildas

Ce Saint est un exemple des Saints « polyvalents ». Il est prié pour les chevaux, les bovins mais il est aussi invoqué pour protéger contre la rage les animaux (les chiens en particulier) et les hommes.
De nombreux pèlerinages sont encore organisés avec des chevaux en Bretagne et en Irlande. Autrefois, le jour du Pardon, le 29 janvier, les chiens pour être protégés de la rage assistaient à la messe, circulant librement dans l’église.


Saint Roch

La représentation de Saint Roch est l’une des plus connue. Il montre une plaie à sa cuisse, un bubon de la peste. Il est toujours accompagné de son fidèle chien. La légende veut, qu'à la fin de sa vie, touchée à son tour par la peste et par la faim, il fut nourri dans une forêt par un bon chien qui lui apportait chaque jour un pain dérobé à la table de son maître. Ce dernier, intrigué par le manège de l'animal, le suivit en forêt et découvrit notre Saint blessé qu'il put ainsi secourir. Voilà pourquoi, pour parler de deux personnes inséparables, le proverbe dit : "c'est saint Roch et son chien".
Ce Saint est également invoqué contre la fièvre aphteuse. En Normandie, du séneçon cueilli le jour de la Saint Roch et placé dans les étables garantissait les bêtes des maléfices. Il apparaît ainsi comme un protecteur des troupeaux.

Saint François d’Assise

Saint François d’Assise n’est pas considéré comme un Saint guérisseur, mais plutôt un Saint protecteur. Il tient une place particulière dans les relations avec les animaux. Il est considéré comme le Saint patron des animaux et de ceux qui les protègent. Sa fête, le 4 octobre, est devenue au fil du temps la Journée de l’animal. Les associations de protection en ont fait une date symbolique. Ceux et celles qui se soucient de la défense des animaux, mais aussi de la nature et de l'environnement vénèrent ce Saint. En 1979, il est proclamé « patron des écologistes » par le Pape.
Né à Assise, en Italie, en 1181, François est issu d'une famille riche. Toute sa vie, il fait la promotion de la solidarité aux pauvres, aux démunis. Il dénonce les injustices. Il considère que toute la Création forme une grande famille, une sorte de fraternité universelle : les hommes et tous les animaux.

Principaux Saints guérisseurs ou protecteurs des animaux

Animaux Saints Animaux Saints
Chevaux Saint Alor
Saint Antoine
Saint Eloi
Saint Envel
Saint Gildas
Saint Guy
Saint Hervé
Saint Nicodème
Sainte Noyale
Saint Salomon
Saint Cornéli
Porcs Saint Antoine
Saint Gildas
Saint Gohard
Saint Jean
Saint Nicomède
Saint Vincent
Bovins Saint Blaise
Sainte Brigitte
Saint Cornéli
Saint Herbot
Saint Gildas
Saint Jorand
Saint Maimboeuf
Saint Mériadec
Saint Sylvestre
Moutons Saint Blaise
Saint Jugnon
Saint Jean
Saint Marcoul
Chiens Sainte Bénigne
Saint Gildas
Saint Guy
Saint Hubert

Bibliographie sommaire

BOUSSARIE D. Médecine vétérinaire populaire au Moyen-âge Bulletin Société française historique de la médecine et des sciences vétérinaires 2005, 4
DUBOIS D. Quelques Saints vétérinaires de Picardie nord Société d’ethnozootechnie 1984
FREMY DM. Les Saints auxiliaires ou auxiliateurs ou guérisseurs Quid 1994, Robert Laffont
MILLOUR G. Les Saint vétérinaires en Bretagne Skol Vreizh Octobre 1990, n°19
MILLOUR C. Les Saint guérisseurs et protecteurs du bétail en Bretagne Thèse vétérinaire ENVA 1946
BLAISET M. Les Saints invoqués dans la pratique vétérinaire Thèse vétérinaire ENVT 1988

Sites persos

perso

Campus de microbiologie médicale
http://www.microbes-edu.org

Site créé par notre confrère Alain Philippon A63 pour l’enseignement de la microbiologie médicale à deux niveaux, étudiant (Bac + 4) et interne (Bac > 6).

Photos

Rassemblement national 2015 : photos de Jacques Airaudo

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Rassemblement national 2013 : photos de Jean-Pierre Denis

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Le trombinoscope du GNVR

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Photos Jacques Airaudo

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ADELINE
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AIRAUDO
Henri
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L71

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ASCHER


Georges
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AUBRY
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AUDEBERT
Herbert
BAILLET
L64

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BAILLET
Georges
BARADEL
T55

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BASQUIN


Jean-Claude
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L60

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Charline
BAUNY
Michel
BELLANGEON
L64

Mme
BELLANGEON
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BELLONET
Georges
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BERNAERT
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BERRUYER
L71

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BERRUYER
Jean
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Josette
BERRY
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BERTHOLOM
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BERTHOLOM
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T72

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L67

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BLONDELEAU
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Josette
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L63

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A54
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CARBON
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L64

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DAUNAY
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DAVID
T68
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L61

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L64

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DUTOT
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L60

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JOUANEN
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LAMBERT
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NIVELLE
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A49

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L53

Renée
PETIT
René
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Ils nous ont quittés

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Photos Jacques Airaudo

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13 décembre 2018
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15 octobre 2018
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Janvier 2018